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	<title>Vins de France - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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	<description>Le podcast 100% Vin à écouter sans modération</description>
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	<title>Vins de France - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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		<title>Quincy, la 1ère de la Loire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nichée dans le Centre-Loire, peut-être moins connue que ses voisines Sancerre et Pouilly-Fumé, Quincy est une valeur sûre pour ses blancs frais et fruités.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, vous êtes de plus en plus nombreux à écouter&nbsp; ce podcast, alors merci beaucoup, petit à petit on progresse, on découvre de nouveaux vignobles avec toujours cette même ambition, boire du bon!</p>



<p>Et en parlant de boire du bon, j’aime beaucoup l’appellation dont nous allons parler aujourd’hui, elle ne fait pas de bruit mais représente une vraie valeur sûre pour tous ceux qui aiment le <strong>vin blanc</strong>.</p>



<p>Car oui, à <strong>Quincy</strong>, on produit exclusivement du blanc à partir de <strong>Sauvignon blanc</strong> en monocépage, ou éventuellement en assemblage avec du Sauvignon gris mais à hauteur de 10%.</p>



<p>Quincy, c’est l’une des premières AOC créées en France en 1936 et plus exactement la deuxième derrière Châteauneuf du Pape, donc la première du Val de Loire.</p>



<p>Car elle appartient effectivement au vignoble du <strong>Centre-Loire</strong> et se situe sur la rive gauche du Cher et un petit bout sur la rive droite, entre Bourges et Vierzon.<br>Si vous préférez, dans le Centre-Loire, vous avez un bloc principal avec Sancerre, Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Pouilly-sur-Loire et les Coteaux du Giennois pour les plus importantes et deux appellations voisines en direction de la Touraine, Reuilly et Quincy.</p>



<p>Le production de vin à Quincy est assez ancienne et il semblerait que ce soit les moines de l&rsquo;abbaye de <strong>Cîteaux</strong> qui y introduisent le Sauvignon au XIIe siècle.</p>



<p>La région se développe et comme partout en France, elle va souffrir du <strong>phylloxéra</strong> à la fin du XIXe siècle, de la seconde guerre mondiale puis dans une certaine mesure du succès de Sancerre et Pouilly-Fumé.</p>



<p>Le renouveau intervient dans les années 90, et petit à petit Quincy redevient une appellation qui compte sur la scène nationale.</p>



<p>Les <strong>330 hectares</strong> de vignes que compte l’AOC sont situées sur un <strong>plateau</strong> dominant la vallée du Cher, qui à ce titre joue un rôle de régulateur thermique, et englobe les communes de Quincy et de Brinay. Elles reposent sur des <strong>terrasses anciennes</strong> du Cher composées de sables et de graves, avec du calcaire et de l&rsquo;argile en profondeur selon les zones.</p>



<p>Le climat est <strong>continental</strong>, relativement chaud et sec, avec des précipitations annuelles inférieures à 700 mm, ce qui fait que c’est une zone plus sèche que la majeure partie du Val de Loire.</p>



<p>Les vins de Quincy sont des vins <strong>fruités</strong> sur des arômes d’agrumes (pamplemousse, citron…), des arômes floraux et végétaux (tilleul, acacia …), de fruits blancs ou exotiques, parfois des des notes végétales, un peu mentholées, d’eucalyptus. Il y une certaine minéralité également, cependant moins prononcée qu’à Sancerre ou Pouilly-Fumé en raison de cette base <strong>sableuse</strong>.</p>



<p>Ce sont des vins de à consommer de préférence <strong>jeunes</strong>, dans les deux à trois ans, mais qui peuvent vieillir quelques années de plus s’ils sont bien conservés. Personnellement, je n’ai pas eu l’occasion de goûter de vieux Quincy mais quoiqu’il en soit, j’aime bien les boire sur la fraîcheur et le fruit.</p>



<p>Ils accompagnent parfaitement les poissons de rivière, les fruits de mers, les fromages locaux, Chavignol n’est pas très loin, des viandes blanches, des ris de veau juste poellés par exemple ou simplement à l’apéro.</p>



<p>Une quarantaine de vignerons vous proposent leurs cuvées, que l’on trouve plutôt facilement, à des prix relativement raisonnables pour un vin plaisir, à boire seul ou entre amis, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Morgon, seigneur du Beaujolais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 11:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Seigneur du Beaujolais, Morgon produit des gamays fruités et gourmands mais également de très grands vins capables de vieillir de nombreuses années.</p>
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<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis ravi de vous retrouver et de vous parler aujourd’hui d’une valeur sûre des brasseries parisiennes, mais c’est beaucoup plus que ça, c’est un peu le joyau du <strong>Beaujolais</strong>, il s’agit de l’appellation <strong>Morgon</strong>.</p>



<p>Dans le Beaujolais, vous avez un système d’appellations assez simple, qui démarre avec une appellation régionale, Beaujolais, puis une AOC Beaujolais-Villages et ensuite les vedettes, les fameux <strong>10 crus</strong>, Moulin-à-Vent, Juliénas, Brouilly, Chiroubles, etc…, et bien sûr Morgon, l’une des plus prestigieuses.</p>



<p>Morgon, AOC obtenue en 1936 avec les premières appellations françaises, se situe sur la commune de <strong>Villié-Morgon</strong>, entre Villefranche-sur-Saône au nord et Mâcon au sud, dans le département du Rhône.</p>



<p>Son histoire commence dès l’Antiquité avec les <strong>Romains </strong>qui introduisent la culture de la vigne dans la région.</p>



<p>Au Moyen Âge, les vignobles du Beaujolais et de Morgon passent sous l’influence des <strong>ordres religieux</strong>, notamment celle de l’abbaye de Cluny, qui jouent alors un rôle crucial dans le développement de la viticulture.</p>



<p>Puis, avec le développement du commerce fluvial sur la Saône à partir de la Renaissance, les vins de Morgon sont exportés plus largement, et notamment vers Lyon, grand centre économique et gastronomique, et la <strong>bourgeoisie</strong>, à partir de la fin du XVème siècle, développe le vignoble.</p>



<p>Le vignoble est sur les flancs orientaux des « <strong>Monts du Beaujolais</strong> ». C’est un paysage vallonné avec des coteaux compris à une altitude entre 200 mètres et 500 mètres, exposés majoritairement sud-est, avec un bel ensoleillement, et dominant la large plaine de la Saône.</p>



<p>Les « Monts du Beaujolais » jouent un rôle essentiel de <strong>protection</strong> vis-à-vis des vents venant de l’ouest, porteurs de pluie, atténuant ainsi l’influence océanique.</p>



<p>L&rsquo;appellation couvre un peu plus de <strong>1000 hectares</strong>, c’est le deuxième cru le plus étendu du Beaujolais après Brouilly et c’est sans doute celui où la diversité des sols joue le rôle le plus déterminant. Loin d’être un terroir homogène, le vignoble est constitué d&rsquo;une véritable <strong>mosaïque</strong> de sols qui expliquent les nombreuses nuances de style entre les différents secteurs.<br><br>Des secteurs qui sont au nombre de 6, <strong>6 climats</strong> comme en Bourgogne : Les Micouds, Les Grands Cras, Les Corcelette, Douby et les 2 stars, les Charmes et la fameuse Côte de Py.<br><br>Pour y voir clair sans se noyer des précisions trop techniques, on distingue généralement sur Morgon trois grandes familles de sols qui chacune, bien sûr, influence différemment la vigueur de la vigne, la maturité des raisins et, au final, la personnalité des vins.</p>



<p>Tout d’abord <strong>les granites</strong>, à l&rsquo;ouest et au nord-ouest de l&rsquo;appellation, qui, avec le temps, se sont désagrégés pour former une arène granitique avec un sol sableux, léger, pauvre en éléments nutritifs et très drainant. L&rsquo;eau s&rsquo;y infiltre rapidement, obligeant les racines à descendre profondément pour trouver l&rsquo;humidité nécessaire. C’est un terroir qui offre des Morgons fruités, dominés par les fruits rouges et les fleurs et accessibles relativement jeunes.<br>Cela correspond essentiellement aux Charmes, Corcelette et Douby.</p>



<p>Ensuite le Centre, avec la zone de la <strong>Côte du Py</strong>, le terroir le plus célèbre de l&rsquo;appellation. Son sous-sol est composé de roches volcaniques anciennes, de schistes très altérés et de pierres bleues riches en oxydes de fer et en manganèse. En se dégradant au fil des millions d&rsquo;années, ces roches donnent naissance à un matériau très friable, localement surnommé les « <strong>roches pourries</strong> ». Le sol est très caillouteux, pauvre, extrêmement drainant, capable d&#8217;emmagasiner la chaleur pendant la journée puis de la restituer progressivement durant la nuit.<br>Les vins de la Côte du Py sont généralement plus puissants, plus structurés, plus profonds et capables de vieillir longtemps. Et c&rsquo;est sur ces sols que naît la célèbre expression « <strong>morgonner</strong> » : avec les années, le vin évolue vers des arômes de fruits à noyau très mûrs, de kirsch, d&rsquo;épices, parfois de sous-bois, tout en gagnant en complexité.</p>



<p>Enfin, à l&rsquo;est et dans certaines <strong>parties basses</strong> de l&rsquo;appellation apparaissent des sols plus profonds constitués d&rsquo;argiles mêlées à des dépôts anciens provenant de l&rsquo;érosion des coteaux. On y fait des Morgons plus souples, plus ronds, plus gourmands. Ça c’est plus Grand Cras et Les Micouds.</p>



<p>Quand on évoque le Beaujolais, évidemment on l’associe avec son cépage emblématique, le <strong>Gamay noir à jus blanc</strong>, c’est-à-dire un cépage noir mais dont la pulpe est blanche comme la plupart des cépages dans le monde. Et si on précise à jus blanc, c’est qu’il existe quelques cépages noirs à jus noir, que l’on appelle <strong>teinturiers</strong>, et notamment des Gamays.</p>



<p>Cinq autres cépages sont autorisés comme cépages accessoires : l&rsquo;Aligoté, le Chardonnay, le Melon, le Gamay de Bouze et le Gamay de Chaudenay. Tout cela avec des règles précises énoncés comme toujours dans le cahier des charges de l’AOC.</p>



<p>Ils peuvent être vinifiés de manière <strong>traditionnelle</strong>, comme tous les rouges tranquilles ou faire l’objet d’une vinification par <strong>macération carbonique</strong> mais plus largement d’une vinification dite beaujolaise, c’est-à-dire <strong>semi-carbonique</strong>.</p>



<p>Alors qu’est- ce que c’est exactement&nbsp;?</p>



<p>Déjà, ça part de vendanges manuelles obligatoirement car les grappes doivent être <strong>entières </strong>et dans un état le plus nickel possible. Ensuite, l’idée, c’est de mettre ces grappes entières à <strong>macérer</strong> quelques jours, ça c’est à la discrétion du vigneron, dans des <strong>cuves hermétiques</strong> saturées en CO2. Se produit alors une <strong>fermentation intracellulaire</strong> à l’intérieur des grains de raisins, donc ce ne sont pas des levures qui transforment le sucre en alcool mais des <strong>enzymes </strong>à l’intérieur des baies. Quand le degré d’alcool atteint environ 2 degrés, la pellicule éclate, les baies sont pressées et la <strong>fermentation</strong> se poursuit de manière classique. Ça c’est la macération carbonique.</p>



<p>La <strong>semi-carbonique</strong> est légèrement différente. Les cuves ne sont pas fermées <strong>hermétiquement</strong> et ne sont pas purgées au CO2. Les grappes entières sont mises dans la cuve et sous le poids des baies qui se trouvent au-dessus, les baies qui sont en fond de cuve éclatent, libère du jus qui permet le début d’une <strong>fermentation alcoolique</strong> classique donc avec production de CO2 nécessaire pour que les baies au-dessus, celles qui n’ont pas éclatés puissent entamer leur fermentation intracellulaire. La suite est identique, on presse et une fermentation classique finit le travail.</p>



<p>Et cette technique de vinification apporte surtout des arômes de <strong>fruits frais</strong>, peu de couleur, peu de tannins, moins d’acidité et d’alcool.</p>



<p>Les vins de Morgon peuvent être très différents, ils sont en général fruités dans leur jeunesse, avec des arômes évoquant souvent la framboise, la griotte, les fleurs. On peut y déceler aussi des notes d’épices (un peu poivrées) et, parfois, de fruits à noyaux (comme la pêche).</p>



<p>Sur les meilleurs terroirs, les vins présentent une belle aptitude au <strong>vieillissement</strong> au cours duquel ils développent des arômes complexes, de fruits mûrs, de kirsch des notes sauvages de sous-bois.</p>



<p>Les Morgons accompagnent parfaitement les plateaux de charcuteries pour un apéro sympa entre amis, pour les plus <strong>fruités </strong>et gourmands, et pour les plus <strong>charpentés</strong>, vous pouvez aller sur des viandes rouges, du gibier ou encore des viandes mijotées, un bœuf bourguignon par exemple. Des viandes blanches aussi, un beau poulet rôti, vous avez pas mal de possibilités.</p>



<p>Morgon est un peu à la croisée de la Bourgogne et du Beaujolais. C’est un <strong>vin d&rsquo;exception</strong>, produit à partir d’un cépage qui, un peu dans l’ombre de la superstar qu’est le Pinot Noir, peut vraiment se sublimer sur les meilleurs terroirs et s’il est bien vinifié. Et justement, à Morgon, cohabitent des vignerons et de domaines dont la réputation n’est plus à faire, je pense au Château des Jacques, au Domaine Desvignes, au domaine Foillard, au Domaine Lapierre bien sûr, Guy Breton, Jean-Paul Thévenet, Yvon Metras et bien d’autres…à et une nouvelle génération qui poussera encore plus les limites du Gamay dans les années à venir, évidemment pour notre plus grand plaisir.</p>



<p>Je dois dire que je suis assez fan de ce que produit cette appellation, c’est un <strong>incontournable </strong>de ma cave, d’autant que les prix sont vraiment très raisonnables pour la qualité proposée.</p>



<p>Alors, si vous ne connaissez pas ou peu cette appellation, faites mois confiance, allez-y les yeux fermés, ou du moins légèrement ouverts pour apprécier la jolie robe des vins de Morgon, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Vosne-Romanée, seigneur de Bourgogne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 09:56:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Village béni des dieux viticoles, Vosne-Romanée est un joyau de Bourgogne, une terre de premiers et grands crus parmi les plus célèbres dans le monde.</p>
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<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, où que vous m’écoutiez, je vous en remercie, n’oubliez pas de vous abonner, de parler du programme à vos proches, ça le fait grandir et nous permet de continuer.</p>



<p>Aujourd’hui, je vais vous parler d’un petit village béni des Dieux, qui se trouve en Bourgogne, dans le vignoble de la <strong>Côte de Nuits</strong>, à mi-chemin entre Dijon et Beaune. Ce village, d’apparence plutôt quelconque à première vue, englobe à lui seul parmi ce qui se fait de mieux dans la France viticole. Ce village, c’est <strong>Vosne-Romanée</strong>.</p>



<p>L’appellation de Vosne-Romanée est une petite appellation de 150 hectares qui englobe 2 communes, <strong>Vosne-Romanée</strong> et <strong>Flagey-Échezeaux</strong>. Plus d’un tiers de sa surface plantée est consacrée à des climats classés en Premiers Crus. Il y en a 14 au total et ils sont de très haut niveau&nbsp;comme Les Suchots, Les Malconsorts ou Les Beaux Monts. Et que dire du <strong>Cros Parantoux</strong>, 1 hectare en friche, difficile à cultiver et rendu célèbre par l’immense vigneron Henri Jayer. Des premiers crus, très proches de grands crus, parfois seul un petit chemin les sépare, car oui, la véritable richesse de Vosne-Romanée, ce sont ses 27 hectares supplémentaires de Grands Crus. Et quels <strong>Grands Crus</strong>&nbsp;!</p>



<p>Il y en a 6 sur la commune de Vosne-Romanée et 2 sur Flagey-Echezeaux, soit 8 au total sur les 33 que comptent la Bourgogne. Des Grands Crus qui ont la particularité, vous le savez, de posséder chacun leur propre appellation. Le plus célèbre d’entre eux, <strong>la Romanée Conti</strong> par exemple, est donc à la fois le nom d’un climat, d’une parcelle et d’une AOC avec son propre cahier des charges. Et c’est valable pour les 8.</p>



<p>Ce sont la Romanée Conti, monopole du domaine éponyme, la Romanée Saint-Vivant, La Romanée, monopole du domaine Comte Liger Belair et également officiellement l’AOC la plus petite de France avec 0,84 hectare, La Tâche, monopole du Domaine de la Romanée Conti, La Grande Rue, un monopole du domaine Lamarche et Richebourg pour ce qui concerne Vosne-Romanée. Et Echezeaux et Grand Echezeaux pour ce qui concerne Flagey-Echezeaux.</p>



<p>Et ces vins font partie des bouteilles les plus exclusives et recherchées au monde.</p>



<p>Si vous connaissez un peu ces vins, vous l’aurez compris, Vosne-Romanée est un territoire exclusivement de vins rouges, élaborés à base de <strong>Pinot Noir</strong>.</p>



<p>Mais pourquoi tant de grands vins sur cette petite commune&nbsp;?</p>



<p>Plusieurs <strong>facteurs exceptionnels</strong> se combinent de manière presque parfaite. Aucun élément ne suffit à lui seul, mais leur addition explique pourquoi on y trouve une concentration unique de grands crus.</p>



<p>Tout d’abord, ses <strong>terroirs</strong>. Les vignes sont idéalement situées à mi-coteau, sur des sols bruns <strong>calcaires </strong>et <strong>argileux</strong> particulièrement bien drainés. Ces sols sont suffisamment pauvres pour limiter naturellement la vigueur de la vigne, mais suffisamment riches pour éviter le stress excessif. Les racines plongent profondément dans les fissures du calcaire, ce qui assure une alimentation hydrique très régulière.</p>



<p>La plupart des grands crus sont situés sur une <strong>pente</strong> comprise entre 8 et 15 %. Cela permet un excellent drainage comme on l’a dit, une bonne <strong>exposition</strong> au soleil, les grands crus regardent principalement vers l&rsquo;est ou le sud-est et une circulation naturelle de l&rsquo;air qui limite les maladies. C&rsquo;est pratiquement la pente idéale pour le Pinot Noir.</p>



<p>Et cette combinaison lui permet de mûrir de façon optimale.</p>



<p>Mais le terroir ne fait pas tout. Il faut des <strong>hommes</strong> et des <strong>femmes</strong> pour en prendre soin, le comprendre et lui permettre de donner le meilleur de lui-même. Ce fut le travail sans relâche des moines de Cîteaux et de l’abbaye clunisienne de Saint-Vivant notamment, puis celui de domaines prestigieux qui se sont attelés à le perfectionner, de génération en génération. Le Domaine de la Romanée-Conti, le Domaine Leroy, le Domaine Méo-Camuzet, le Domaine Anne Gros, le Domaine Sylvain Cathiard, pour ne citer qu’eux.<br>Avec des <strong>faibles rendements</strong>, une sélection draconnienne des raisins, un travail précis des sols et des vinifications peu interventionnistes qui permettent d&rsquo;exprimer pleinement le potentiel de ces terroirs.</p>



<p>Au final, les Vosne-Romanée sont des vins d’une très <strong>grande finesse</strong>, avec de magnifiques tanins et une belle minéralité. Des vins puissants avec beaucoup de complexité. Des vins quasi-parfaits en somme.</p>



<p>Alors avec ça, tous les accords sont possibles, ils se suffisent même à eux-mêmes. Il faut juste veiller à ne pas les matraquer avec des épices trop puissantes par exemple. Les vins doivent vraiment prendre le dessus pour pleinement en profiter.</p>



<p>En profiter, c’est vite dit tant les prix de ces vins, encore faut-il qu’ils soient disponibles et les trouver, ont atteint des niveaux qui dépassent souvent l’entendement. C’est bien dommage mais c’est la loi du marché.</p>



<p>Il est possible, pour moins de 100 euros, de trouver des Villages, c’est-à-dire des Vosne-Romanée qui ne soient ni des Premiers Crus ni des Grands Crus, mais ce sont vraiment des budgets très importants pour la plupart des amateurs que nous sommes.</p>



<p>Vosne-Romanée n’est pas seulement un petit village de 400 et quelques habitants de la Côte de Nuits. C’est une <strong>référence absolue</strong>, une terre mythique symbole d’excellence et de prestige. Certains de ses premiers Crus et ses Grands Crus font rêver tous les amoureux du vin sur la planète et déguster une bouteille de Vosne-Romanée reste un privilège et un moment d’exception pour la plupart. C’est donc ce que je peux vous souhaiter de mieux, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Moulis, chasse-spleen et ideal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 11:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l'ombre de ses illustres voisines, sans façade directe avec la Gironde, Moulis, plus petite appellation du Médoc, a su s'imposer et propose aujourd'hui des vins intéressants avec une proportion de Merlot plus importante.</p>
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<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et je vous rappelle pour commencer que vous pouvez vous abonner sur vos différentes plateformes d’écoute, me suivre sur Instagram et sur Facebook pour ne rien rater et surtout aidez-moi à faire grandir le programme en en parlant autour de vous.</p>



<p>Aujourd’hui, je vous propose de nous rendre dans le <strong>Bordelais </strong>et plus précisement dans le <strong>Médoc</strong>, à la découverte d’une appellation presque <strong>confidentielle</strong>, dans l’ombre de ces illustres voisines tels que Margaux et Saint-Julien. Et cette appellation, c’est <strong>Moulis</strong> ou Moulis-en-Médoc, les deux dénominations sont acceptables.</p>



<p>Pas facile d’exister dans le Médoc tant il y a d’appellations et de châteaux prestigieux et pourtant, Moulis, l’une des plus anciennes AOC de France et même la plus <strong>ancienne </strong>du Médoc, créée en 1938, poursuit son petit bonhomme de chemin avec succès, et ce bien qu’elle ne possède aucun cru classé.</p>



<p>Le vignoble s’étend sur un peu plus de <strong>600 hectares</strong>, c’est la plus petite appellation communale du Médoc, sur la commune de Moulis et quelques parcelles sur des communes environnantes. Elle forme un étroit <strong>ruban</strong> de dix kilomètres de long et 300/400m de large, perpendiculaire à l’estuaire de la Gironde.</p>



<p>Durant le Moyen Âge, le Médoc est le <strong>grenier</strong> de Bordeaux. Le nom de Moulis aurait pour origine le nombre important de <strong>moulins</strong> à vent ou à eau qu’il y avait sur le territoire. Des moulins installés pour la plupart sur les <strong>jalles</strong>, ces petits cours d’eau qui parsèment le Médoc en direction de la Gironde. Vous l’aurez compris, on y préfére cultiver des <strong>céréales </strong>avant que n’arrive la vigne dès le Moyen Age, vers le 13ème siècle.</p>



<p>On plante les ceps à l’ouest de la plupart des appellations communales du Médoc, à trois kilomètres de l’estuaire, et elles ne sont que deux dans ce cas, Listrac et Moulis, sans façade face à la Gironde. En effet, les viticulteurs préférent éviter l’<strong>humidité</strong> du fleuve et les brouillards, qui favorisent la pourriture et abîment leurs vignobles.</p>



<p>Du coup, du fait de son éloignement du fleuve et un climat bien sûr <strong>océanique</strong>, et malgré l’effet modérateur de l’océan et du fleuve, l’appellation Moulis est plus sensible aux <strong>variations climatiques</strong>, avec des risques de gel, ce qui fait que les petits millésimes peuvent y être compliqués.</p>



<p>Moulis est un territoire avec de légers <strong>coteaux</strong>, un paysage assez peu vallonné, entre 20 et 30 mètres d’altitude et évolue sur 3 types de <strong>terroirs</strong>, ce qui contribue à produire des vins bien distincts.</p>



<p>Tout d’abord des <strong>graves garonnaises</strong> à l’Est de l’appellation, provenant des crues de la Garonne il y a bien longtemps et qui donnent un sol pauvre, caillouteux, assez chaud et bien drainé.</p>



<p>Ensuite une plaine <strong>sablo-argileuse</strong>, issue du sable des Landes, et des <strong>graves pyrénéennes</strong> à l’Ouest, avec des poches de quartz et des petits galets blancs.</p>



<p>Enfin des sols <strong>argilo-calcaires</strong> au centre de l’AOC, une zone sur laquelle le Merlot s’exprime particulièrement bien.</p>



<p>Car à Moulis, on y produit que du vin <strong>rouge </strong>à partir des cépages bordelais classiques, Cabernet Sauvignon, <strong>Merlot</strong>, Cabernet Franc, Carménère, Malbec, Petit verdot.<br>Dans les faits, le <strong>Cabernet Sauvignon</strong> et le Merlot représentent la grande majorité de l&rsquo;encépagement à parts à peu près égales, ce qui est assez original car en général la part du Merlot est inférieur sur la rive Gauche. Rappelons que le Merlot est un cépage qui apporte de la souplesse et de la rondeur aux vins.</p>



<p>Les vins de Moulis sont des vins élégants, puissants, ronds avec cette présence de Merlot. Leur bonne structure tannique leur permet de vieillir correctement, entre 8 et 10 ans sans trop de probléme.</p>



<p>Pas loin de 40 vignerons produisent du Moulis, ainsi qu’une cave coopérative. 3 d’entre eux sont les locomotives du vignoble : <strong>Château Poujeaux, Château Maucaillou et Château Chasse-Spleen.</strong></p>



<p>Ça sort entre 20 et 30 euros pour ces 3 là, et ensuite ça reste très abordable.</p>



<p>Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur l’appellation Moulis-en-Médoc. Une appellation discrète, souvent éclipsée par ses prestigieuses voisines, mais qui mérite largement que l’on s’y intéresse. Avec ses terroirs variés, son équilibre entre Cabernet Sauvignon et Merlot, et des vins offrant un excellent rapport qualité-prix, Moulis constitue une belle porte d’entrée dans l’univers des grands vins du Médoc. Alors, lors de votre prochaine dégustation ou de votre prochain passage chez votre caviste, n’hésitez pas à lui laisser une place dans votre verre, avec modération évidemment.</p>
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		<title>Vacqueyras, en puissance et en dentelles</title>
		<link>https://pod-vins.com/france/vacqueyras-en-puissance-et-en-dentelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 19:54:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abrité par les Dentelles de Montmirail, le vignoble de Vacqueyras est l'un des 18 Crus des Côtes du Rhône, célèbre pour ses vins puissants dans lesquels dominent le Grenache.</p>
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<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, chaque semaine j’essaye de vous faire découvrir des régions viticoles et plein de choses autour du vin et des alcools et aujourd’hui, nous partons dans la vallée du <strong>Rhône méridionale</strong>, donc celle du Sud, dans un petit village du Vaucluse qui ne manque pas de charme mais qui a surtout un superbe vignoble. Et ce village, c’est <strong>Vacqueyras</strong>.</p>



<p>En fait, l’AOC Vacqueyras ne se limite pas au village éponyme mais englobe un autre village de la <strong>rive gauche</strong> du Rhône, Sarrians, à une dizaine de kilomètres au Nord-Ouest de Carpentras et 20 km à l’Est d’Orange, sur un total de 1450 hectares environ.</p>



<p>Les premières traces de culture de la vigne ici datent du Moyen Age. Mais c’est surtout à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle que les choses se bousculent dans le vignoble avec l’arrivée du <strong>Phylloxéra</strong>. Mais il en faut plus pour décourager les vignerons locaux qui s’attelènt à le reconstituer assez rapidement.<br><br></p>



<p>Initialement inscrite au sein de la zone géographique de l’AOC « <strong>Côtes du Rhône</strong> » en 1937, Vacqueyras est rapidement reconnue pour la qualité de ses vins. Elle est donc naturellement intégrée, dès 1955, au sein de l’AOC « <strong>Côtes du Rhône Villages</strong> » et, en 1967, le nom de la commune peut être adjoint à la dénomination. L’AOC Vacqueyras est enfin reconnue, en 1990, s’inscrivant ainsi dans la famille des fameux 18 « <strong>Crus des Côtes du Rhône</strong> ».</p>



<p>Le climat est méditerranéen, chaud et sec avec un ensoleillement important mais avec des pluies irrégulières, notamment en automne et au printemps, qui peuvent être violentes, tout comme le Mistral, ce vent du nord froid, qui souffle une grande partie de l’année mais qui permet d’assainir les vignes et de réduire la pression des maladies, ce qui finalement est un atout non négligeable.</p>



<p>Vacqueyras, c’est avant tout une appellation à 95% de <strong>rouge </strong>mais vous trouvez quelques blancs et quelques rosés qui ont droit à l’AOC.</p>



<p>C’est le <strong>Grenache noir</strong> qui domine et les vins doivent même en contenir au moins 50%, avec au sein de l’assemblage, moins de 20 % de <strong>Syrah</strong> et de <strong>Mourvèdre</strong>. C’est le fameux GSM&nbsp;: Grenache, Syrah, Mourvèdre. Mais vous trouvez également, dans une limite de 10 %, le Carignan, le Cinsault, la Counoise, etc…</p>



<p>Au total, <strong>dix-huit variétés</strong> à disposition des vignerons pour composer en fonction des différents terroirs de l’AOC. Parce que Vacqueyras jouit d’une grande <strong>diversité</strong> de terroirs où chaque cépage s’exprime de manière différente.</p>



<p>Le vignoble se situe entre celui de Gigondas au Nord et celui de Beaumes-de-Venise au Sud, d’ailleurs ce sont les 3 principaux vignobles abrités par les fameuses <strong>Dentelles de Montmirail.</strong> Pour autant, les roches à l’origine des sols de l’aire d’AOC sont d’origines et d’âges divers.</p>



<p>Ce qui fait qu’on distingue <strong>cinq terroirs</strong>.</p>



<p>Au pied des Dentelles, sur les coteaux et les piémonts, la vigne est plantée sur des terres marquées par le calcaire et les marnes. Avec également une petite zone aux sols sableux et argileux. C&rsquo;est là que naissent les vins les plus tendus et les plus frais de l&rsquo;appellation.</p>



<p>Autour du village de Vacqueyras, on est plus sur des sols mêlant sables, safres et marnes anciennes. Ces terroirs donnent souvent des vins plus subtils, aux tanins délicats, où les arômes de fruits rouges et d&rsquo;épices s&rsquo;expriment avec élégance.</p>



<p>A l’Ouest et au Sud du village se trouve la Grande Terrasse des Garrigues qui porte la majorité du vignoble. Ici dominent les galets et les graviers déposés il y a des milliers d&rsquo;années par les anciens cours d&rsquo;eau. Le soleil chauffe ces pierres tout au long de la journée et les restitue lentement à la vigne. C&rsquo;est le royaume des Vacqueyras les plus puissants, les plus généreux, ceux qui évoquent la garrigue, le thym, la réglisse et les fruits noirs (cassis, mûre, myrtille). Des vins qui ont un beau potentiel de garde et qui évoluent vers le cuir, le gibier.</p>



<p>Enfin, quelques marnes et sable fins, notamment à l’Ouest sur les bords de l’Ouvéze, de part et d’autre de la partie Nord de la Terrasse des Garrigues.</p>



<p>Bon, l’idée ce n’est pas forcément de tout retenir mais de comprendre que toute la singularité de Vacqueyras réside dans cette diversité du paysage. En gros, la fraîcheur des hauteurs, l&rsquo;élégance des terres intermédiaires et la puissance des grandes terrasses.</p>



<p>Les vins de Vacqueyras accompagnent parfaitement les viandes rouges grillées, le gibier, l’agneau, les ragouts, ce genre de plat mais on peut aller sur de la charcuterie, pourquoi pas, mais peut-être avec des vins issus des terroirs plus frais.</p>



<p>Ce sont des vins que l’on trouve relativement facilement, d’ailleurs, les bouteilles, elles sont faciles à reconnaître avec leur seau à deux clés gravé. Ça va de 15 à 20 euros en moyenne, donc c’est très abordable. Il y a 4 caves coopératives et une centaine de domaines notamment les grands noms du Rhône, Chapoutier, la famille Perrin, Ogier, Tardieu-Laurent, Paul Jaboulet Ainé, le sang des cailloux, etc..</p>



<p>Notons que 30% du vignoble en cultivé en bio, ce qui est pas mal.</p>



<p>Alors, si Vacqueyras n&rsquo;a peut-être pas la notoriété de certains de ses prestigieux voisins, il possède pourtant une personnalité bien à lui. Une appellation où la diversité des sols et des paysages se retrouve dans le verre, entre puissance méditerranéenne, fraîcheur des coteaux et élégance des terroirs plus sableux. Et à des prix qui restent encore très raisonnables, c&rsquo;est une appellation qui mérite largement d&rsquo;être découverte, ou redécouverte, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>Bordeaux vs Bourgogne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:54:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bordelais et la Bourgogne sont de joyaux de tout oppose. Et pourtant ils ont un point commun essentiel : la capacité de produire parmi les plus grands vins de la planète.</p>
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<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, ravi de vous retrouver une fois de plus. Avant de commencer ce nouvel épisode, j’en profite pour vous rappeler de vous abonner si ce n’est pas déjà fait et que vous pouvez retrouver toutes les transcriptions des épisodes précédents sur pod-vins.com.</p>



<p>Aujourd’hui, on attaque un immense classique. Un duel de titans. Deux visions du vin qui fascinent le monde entier depuis des siècles. <strong>Bordeaux</strong> face à la <strong>Bourgogne</strong>. Deux régions mythiques. Deux styles. Deux cultures. Deux manières de penser le vin.<br>Et entre les deux, une rivalité discrète mais permanente, presque élégante, comme un vieux débat français que personne ne veut vraiment trancher.<br><br>Car tout semble les opposer.<br>D’un côté, Bordeaux : ses grands <strong>châteaux</strong>, ses allées majestueuses, ses propriétés immenses, son image aristocratique.<br>De l’autre, la <strong>Bourgogne </strong>: des villages plus modestes, des caves discrètes, des domaines familiaux parfois minuscules, où quelques rangs de vigne suffisent à produire un vin recherché dans le monde entier.</p>



<p>Mais cette opposition va bien au-delà du décor.</p>



<p>Elle commence déjà avec la <strong>géographie.</strong></p>



<p>Bordeaux regarde vers l’Ouest et l’<strong>Atlantique</strong>. La Bourgogne, elle, s’étire vers l’Est, autour de <strong>Beaune</strong> et de la Côte d’Or. Les deux régions se trouvent pourtant à des latitudes relativement proches : environ 44 degrés nord pour Bordeaux, 47 pour Beaune. Elles gravitent autour du fameux <strong><a href="https://pod-vins.com/autour-du-vin/45eme-parallele/">45ème parallèle</a></strong>, cette zone souvent considérée comme idéale pour produire de grands vins.</p>



<p>Mais malgré cette relative proximité, les <strong>climats </strong>sont profondément différents.<br>À Bordeaux, le climat est <strong>océanique</strong>. L’Atlantique apporte de la douceur, des hivers relativement tempérés et une humidité importante. Le vignoble vit véritablement au rythme de l’influence maritime.<br>En Bourgogne, le climat devient <strong>continental</strong>. Les saisons y sont plus marquées, les hivers plus froids, les écarts de température plus importants. Les gelées, les orages ou la grêle peuvent y être redoutables. Et cette différence climatique façonne directement les vins.</p>



<p>Les sols aussi racontent deux histoires distinctes.<br>Bordeaux repose essentiellement sur ces fameuses <strong>graves</strong>, ces sols caillouteux capables d’emmagasiner la chaleur et de la restituer aux vignes. Mais, on trouve également des zones argileuses, notamment sur la rive droite, ou calcaires.<br>En Bourgogne, c’est le <strong>calcaire</strong> qui domine. Un calcaire complexe, parfois mêlé d’argile, qui joue un rôle fondamental dans la finesse et la minéralité des vins.</p>



<p>Et forcément, avec des terroirs aussi différents, les <strong>cépages</strong> ne peuvent pas être les mêmes.<br>À Bordeaux, les rouges s’appuient principalement sur le Cabernet Sauvignon, le Merlot et le Cabernet Franc. On y ajoute parfois du Petit Verdot, du Carmenère ou un peu de Malbec.<br>La Bourgogne rouge, elle, tourne entièrement autour d’un seul roi : le <strong>Pinot Noir</strong>.</p>



<p>Même chose pour les blancs.<br>À Bordeaux, on retrouve surtout le Sauvignon Blanc, le Sémillon et la Muscadelle.<br>En Bourgogne, c’est bien sûr le <strong>Chardonnay</strong> qui règne sans partage.</p>



<p>Et c’est ici qu’apparaît peut-être la plus grande différence entre ces deux univers. Bordeaux est le royaume de l’<strong>assemblage</strong>. La Bourgogne est le royaume du <strong>monocépage</strong>.</p>



<p>À Bordeaux, on assemble plusieurs cépages pour construire l’équilibre du vin. Le Cabernet apporte la structure, le Merlot la rondeur, le Cabernet Franc la finesse aromatique, et chaque année, les proportions peuvent changer selon le millésime. L’objectif est clair : produire des vins équilibrés, <strong>réguliers</strong> et capables de traverser le temps.</p>



<p>En Bourgogne, la logique est totalement différente. Le vin doit exprimer un lieu précis, un terroir précis, une parcelle précise. C’est pour cela que la Bourgogne est découpée en une multitude de “<strong>climats</strong>”, c’est-à-dire de parcelles. Chaque climat possède son nom, son identité, son exposition, son sol, son histoire. Et ce sont ces parcelles qui sont classées en Premier Cru ou en Grand Cru. Peu importe le propriétaire : un Grand Cru reste un Grand Cru.<br>À Bordeaux, le raisonnement est presque inversé. Le <strong>prestige</strong> repose d’abord sur le château. Le château est une marque. Une signature. Les parcelles peuvent évoluer, s’agrandir, être rachetées et intégrées au domaine sans changer le classement de la propriété. Du coup, il n’existe pas de <a href="https://pod-vins.com/autour-du-vin/le-classement-de-1855/">classement</a> de parcelles mais de château comme celui de 1855. Aussi, les vignes d’un banal château peuvent devenir artificiellement “grand cru classé” en étant achetées par un château qui lui, est classé.<br>A Bordeaux, le producteur est mis en avant, en Bourgogne, c’est avant tout la parcelle.</p>



<p>Cette situation a des <strong>raisons historiques</strong>.</p>



<p>Bordeaux a été façonné par le <strong>commerce</strong>. Cela commence en 1152, lorsque Aliénor d’Aquitaine épouse Henri II d’Angleterre. Bordeaux devient alors un immense port d’<strong>exportation</strong> vers le monde anglo-saxon et le “claret” bordelais, comme on l’appelait alors, devient le vin favori de l’Angleterre médiévale. Le vignoble se développe alors autour des marchands, des négociants, de la noblesse, et de la bourgeoisie, française, anglaise mais aussi hollandaise. Pour satisfaire ces marchés internationaux, Bordeaux doit produire des vins réguliers, fiables et reproductibles. L’assemblage devient donc une solution idéale pour corriger les variations climatiques d’un millésime à l’autre.<br>La Bourgogne, elle, suit une trajectoire totalement différente. Pendant des siècles, les moines <strong>bénédictins </strong>puis <strong>cisterciens</strong> observent minutieusement leurs vignes. Ils cartographient les parcelles, étudient les sols, les expositions, les comportements des raisins. Petit à petit naît la conviction que chaque parcelle possède une personnalité unique. C’est ainsi qu’est née la notion de climat bourguignon. Et cette philosophie explique pourquoi la Bourgogne cherche moins à produire un style constant qu’à révéler l’identité d’un lieu précis.</p>



<p>Au final, Bordeaux produit environ 80 % de vins rouges. En Bourgogne, les rouges représentent environ 40 %, laissant une place immense aux grands blancs, sans aucun doute les meilleurs au monde.</p>



<p>Les rouges bordelais sont généralement plus <strong>puissants</strong>, plus structurés, plus tanniques.<br>On y retrouve des notes de cassis, de mûre, parfois de cèdre, de chocolat, avec des élevages boisés souvent marqués. Ce sont des vins bâtis pour le vieillissement.</p>



<p>En Bourgogne, le style est plus aérien, plus précis, plus subtil, plus fin. Les Pinot Noir développent des arômes de cerise, de framboise, de rose, d’épices douces, de sous-bois avec le temps. L’acidité y joue un rôle essentiel et apporte de la fraîcheur, de la tension et de l’<strong>élégance</strong>.</p>



<p>On oppose donc souvent la <strong>puissance</strong> bordelaise à la <strong>finesse</strong> bourguignonne. Même si, évidemment, les grands vins des deux régions dépassent largement ces clichés et les exceptions sont évidemment très nombreuses.</p>



<p>Autre différence majeure : la taille. Bordeaux est gigantesque. Avec plus de 110 000 hectares, c’est l’un des plus grands vignobles de France, représentant environ 20 % du vignoble national. La Bourgogne, elle, dépasse à peine les 30 000 hectares.</p>



<p>Enfin, même la distribution des vins révèle cette opposition historique. À Bordeaux existe un système unique : les <strong>primeurs</strong>. Mis en place dès le XVIIIe siècle, il permet aux propriétés de vendre leurs vins très tôt, parfois près de deux ans avant la mise en bouteille. Les châteaux sécurisent ainsi leur trésorerie grâce aux négociants qui jouent un rôle majeur et central sur la place de Bordeaux.<br>En Bourgogne, les <strong>négociants</strong> existent aussi, mais beaucoup sont également viticulteurs. Ce n’est pas tout à fait la même notion. Certains domaines achètent aussi du raisin ou des moûts pour compléter leurs volumes et deviennent à ce titre négociants.</p>



<p>A Bordeaux, les volumes sont <strong>importants</strong> et les bouteilles relativement disponibles, si pour certaines, on est prêt à en payer le prix. En Bourgogne, les bouteilles se font souvent plus rares voire introuvables, sauf pour ceux qui ont la chance d’être <strong>allocataires</strong> des domaines et à qui on assure un certain nombre de bouteilles chaque année.</p>



<p>Ainsi, vous l’avez compris, Bordeaux et la Bourgogne sont deux mondes à part, deux visions du vin héritées des siècles précédents. À Bordeaux, le prestige vient historiquement du domaine, du château et de sa puissance commerciale. En Bourgogne, le prestige vient du terroir avant tout et du vigneron capable de le sublimer.<br>Bordeaux cherche souvent l’équilibre, la structure, la constance. La Bourgogne, la finesse, l’expression du terroir, la compléxité aromatique. Quelque chose de plus subtil.</p>



<p>Les vins de Bordeaux sont souvent plus accessibles pour les néophytes, plus simples à comprendre en quelques sortes alors que les vins de Bourgogne nécessite souvent un peu plus de pratique.</p>



<p>Loin de moi l’idée de vous dire quel vignoble est le meilleur. Comme souvent, c’est une affaire de goût. Personnellement, le mien penche sans hésitation vers la Bourgogne pour qui je vous une passion sans limite, si ce n’est celle de mon portefeuille car malheureusement les prix des grands vins de Bourgogne sont aujourd’hui à des niveaux stratosphériques qui les rendent pour beaucoup impossibles à déguster. Les grands crus de Bordeaux, mis à part quelques uns, restent relativement accessibles.<br>Quoiqu’il en soit, nous avons la chance d’avoir deux vignobles magnifiques qui nous proposent des choses différentes, de très haute qualité et nous n’allons pas nous en plaindre. Après, chacun voit midi à sa porte, mais avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Tavel, la vie en rosé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 17:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quoi de mieux qu'un rosé pour accompagner des repas printaniers gourmands. Et pas n'importe lequel, un rosé de gastronomie comme seule Tavel sait en produire, avec beaucoup de fruit et de caractère !</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que que vous allez bien et c’est reparti pour une nouvelle escapade qui nous conduit aujourd’hui dans les Côtes du Rhône car je sais que vous aimez cette région. Et plus exactement dans sa partie <strong>méridionale</strong>, sur la rive droite du fleuve. Et c’est exceptionnel puisqu’il n’y a que 2 appellatons classées en crus situés sur la rive droite du Rhône au sein du vignoble des Côtes du Rhône méridionales, Lirac et celle qui nous intéresse aujourd’hui, <strong>Tavel</strong>.</p>



<p>Et Tavel a une autre particularité, vous le savez peut-être déjà, c’est une appellation unique en son genre, elle ne produit que des <strong>rosés</strong>. Et ce fut d’ailleurs la première AOC rosé de France en 1936.</p>



<p>Elle englobe 2 communes du Gard, à quelques encablures au Nord d’Avignon, Tavel proprement dite et une petite partie de la commune de Roquemaure sur 950 hectares environ au total.</p>



<p>Une des spécificités de cette appellation, ce sont ses terroirs. On en distingue 3.</p>



<p>Un terroir de <strong>sable</strong>, au sud et à l’est de l’appellation, vestige de l’époque oú ici, il y a 5 millions d’années, il n’y avait que la mer.</p>



<p>Un terroir de <strong>galets roulés</strong>, situé au nord-est de l’appellation sur l’ancien lit du Rhône, au niveau du plateau de Vallongue. Ces galets roulés, comme à Chàteauneuf, emmagasinent la chaleur le jour et la restituent la nuit, permettant une maturité optimale des raisins.</p>



<p>Et enfin un terroir de <strong>Lauzes</strong>, ce sont des cailloutis blancs calcaires, situé à l’ouest de l’appellation sur le plateau dit des “Vestides”.</p>



<p>Le climat est <strong>mediterranéen</strong> avec des étés très chauds et parfois de violents orages qui peuvent être problématiques pour la vigne. Mais le vignoble bénéficie globalement d’un fort <strong>ensoleillement</strong> et surtout de l’action du <strong>Mistral</strong>, un vent froid venu du Nord qui permet de bien assainir l’environnement et de réduire la pression des maladies cryptogamiques.</p>



<p>Tout cela crée donc une belle <strong>diversité </strong>de terroirs sur lesquels s’épanouissent les 9 cépages autorisés. En fait, ils sont un peu plus si l’on additionne les différentes couleurs de certains des cépages.</p>



<p>Les cépages principaux sont le Bourboulenc, le Cinsault, la Clairette, la Clairette rose, le Grenache, noir, blanc et gris, le Mourvèdre, le Picpoul blanc, noir et gris et la Syrah. Les Grenaches doivent représenter entre 30 et 60 % de l&rsquo;encépagement et le reste des cépages principaux doit être inférieur ou égal à 60 % de l’encépagement.</p>



<p>Pour les raisins noirs, c’est véritablement le Grenache le cépage phare de l’appellation avec entre 40 et 60% de l’encépagement, suivi du Cinsault et de la Syrah. Pour les blancs, c’est surtout la Clairette, le Grenache blanc et le Bourboulenc.</p>



<p>S’ajoutent trois cépages accessoires (limités chacun à 10 %) : le Carignan et sa version blanche et le Calitor.</p>



<p>Le Calitor, je doute que vous en ayez déjà entendu parler, c’est un vieux cépage qu’on retrouve à Tavel et en Provence.</p>



<p>Vous l’aurez compris, pour produire du Tavel, on mélange des raisins blancs et des raisins rouges puisque le tavel est un vin d&rsquo;assemblage.</p>



<p>Il fait l’objet d’une vinification par macération, une méthode habituellement réservée aux vins rouges. Les raisins, donc issus de cépages rouges et blancs, macèrent ensemble pendant 12 à 48 heures afin d’extraire la couleur, les arômes et la matière qui donneront toute leur profondeur au vin. Tout cela se fait à basse température, pour préserver la fraîcheur du fruit. On saigne ensuite la cuvée, comme on dit, pour obtenir un jus de saignée et le reste est envoyé au pressoir pour récupérer le jus de presse afin de mélanger les deux.</p>



<p>Il en ressort un rosé de couleur foncée, fruité, aux arômes de fruits rouges, parfois d’épices douces, élégant mais avec de la puissance, beaucoup de caractère. Un vrai rosé de gastronomie capable de soutenir sans problème tout un repas. C’est très gourmand jeune mais ça peut également vieilir quelques années et gagner en profondeur. C’est très intéressant.</p>



<p>Une bouteille de Tavel, c’est entre 15 et 20 euros on va dire et vous la reconnaîtrez facilement avec ce T en écusson gravé dessus. Alors c’est sûr, ça peut paraître cher pour un rosé mais il faut bien comprendre qu’on est sur un autre type de rosés que ceux achetés pour quelques euros au supermarché. Des rosés qui ont d’ailleurs patît de la mode des rosés très clairs imposée par la Provence.</p>



<p>Il y a une trentaine de producteurs qui produisent le Tavel, avec des domaines comme celui de La mordorée et le domaine Maby que personnellement j’aime bien.</p>



<p>Le vignoble de Tavel est un vignoble ancien comme tous les vignobles de la Vallée du Rhône, avec les grecs, les romains, l’impulsion des ordres religieux au Moyen-Âge, puis à partir du 18ème siècle le développement du commerce viticole avant que ne frappe le phylloxéra.</p>



<p>Il a su renaître de ses cendres et faire de son rosé bien plus qu’un simple rosé. C’est aujourd’hui une appellation à part entière, avec une identité forte, façonnée par son histoire, ses terroirs variés et un savoir-faire unique. Ici, le rosé prend de la profondeur, du caractère, et s’impose comme un véritable vin de gastronomie, loin des clichés des rosés d’été légers et éphémères.</p>



<p>Alors si vous avez envie de redécouvrir le rosé autrement, de surprendre vos papilles ou simplement d’accompagner un bon repas avec un vin original, Tavel est clairement une option à explorer, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Nuits-Saint-Georges, de la terre à la lune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 18:33:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nuits-Saint-Georges est une appellation prestigieuse, qui malgré l'absence de Grand Cru, fait le bonheur des amateurs dans le monde entier, jusque sur la lune...</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, merci de votre fidélité et je vous rappelle que vous pouvez suivre Pod’Vins sur les réseaux, sur Facebook et Instagram et vous pouvez retrouver tout le contenu, les transcriptions des podcasts sur le site pod-vins.com et bientôt sur YouTube. Alors, n’hésitez à vous abonner pour ne rien rater de votre podcast préféré.</p>



<p>Parce qu’il s’en passe des choses sur Pod’Vins, comme aujourd’hui où je vous emmène en Bourgogne, en <strong>Côte de Nuits</strong> très exactement. Alors, je vous fais un petit rappel. Vous avez la région viticole de Bourgogne avec plusieurs zones, dont la Côte d’Or, la plus prestigieuse, et 2 parties, la Côte de Beaune au Sud et la Côte de Nuits au Nord.</p>



<p>Et en Côte de Nuits, il y a de fabuleux vignobles et notamment celui de <strong>Nuits-Saint-Georges</strong> qui s’étend sur le village de Nuits-Saint-Georges et celui de Prémeaux-Prissey. Et pour la situer, c’est la première grande appellation de Côte de Nuits que l’on trouve en venant de Beaune et en allant vers le Nord, vers Dijon, donc la plus méridionale.</p>



<p>Alors pourquoi parlons-nous aujourd’hui de Nuits-Saint-Georges? Et bien figurez-vous que le 8 mars aura lieu la 65ème édition de la <strong>vente des Hospices de Nuits</strong>, une vente aux enchères qui se tient chaque année sur le même modèle que la vente des Hospices de Beaune, pour ceux qui ont écouté le podcast sur ce sujet.</p>



<p>C’est dire si Nuits-Saint-Georges est connue dans le monde et pourtant il n’y a aucun Grand Cru sur l’appellation, seulement, peut-on dire, <strong>41 Climats</strong> classés en Premier Cru, situés à l’Ouest de la fameuse D974. On retrouve les Vaucrains, les Cailles, Champs-Perdrix, Porets, les Clos de la Maréchale, des Argillières, des Forêts-Saint-Georges, des Corvées, de l’Arlot. Et le fameux <strong>Saint-Georges</strong> qui d’ailleurs donna son nom au village en 1892, puisqu’il s’appelait Nuits-sous-Beaune jusque-là. Comme le firent plusieurs villages voisins, c’est-à-dire apposer à côté du nom du village le nom de la meilleure parcelle : Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, ou encore Vosne-Romanée.</p>



<p>Si bien que le 1er cru Saint-Georges pourrait bien devenir le 1er Grand Cru de l’appellation. En tous cas, un dossier a été déposé à l’Inao en ce sens. Affaire à suivre…</p>



<p>Nuits-Saint-Georges est une appellation bien ancrée à cette terre bourguignonne mais une appellation qui a aussi un peu la tête dans les étoiles. Et ça, c’est grâce à <strong>Jules Verne</strong> qui publia en 1869 son roman <strong>Autour de la Lune</strong> (la suite De la Terre à la Lune, sorti en 1865), dans lequel les trois passagers en orbite autour de la lune débouchent une bouteille de Nuits-Saint-Georges, qui, nous raconte l’auteur, se trouvait « par hasard » dans le compartiment des provisions.</p>



<p>Quasiment 100 ans plus tard, en 1971, la mission <strong>Apollo 15</strong> nomma un des cratères de la lune, lieu de leur alunissage, le cratère Saint-George, en référence au roman de Jules Verne.</p>



<p>Il ne me semble pas que Jules Verne précise dans son roman la couleur du vin dégusté par ses personnages mais il est fort à parier qu’il s’agit d’une bouteille de vin rouge. Car la Côte de Nuits est surtout une <strong>terre de rouges</strong>, bien sûr à base de <strong>Pinot Noir</strong>. Sur les 325 hectares de l’AOC Nuits-Saint-Georges, plus de 95% de la production concernent les vins rouges et moins de 5% les blancs à base de <strong>Chardonnay</strong>, évidemment. Même si le cahier des charges de l’appellation autorise le Pinot Blanc et le Pinot Gris (mais celui-ci uniquement pour les rouges), et ce à hauteur de 15%.</p>



<p>Alors comment pourrait-on définir les vins de Nuits-Saint-Georges?</p>



<p>Ce sont des vins de haut niveau, à la fois <strong>élégants </strong>et <strong>puissants</strong>, tanniques, sur des notes de rose, de réglisse, de cerise, de fraise, de cassis, qui évoluent avec le temps sur le gibier, le cuir ou la truffe.</p>



<p>Des vins qui appelent de belles pièces de viande, une côte de bœuf, du gibier, un ragoût, bref, un plat qui saura les mettre en valeur.</p>



<p>Bien sûr comme toujours, la qualité du vin dépend du talent du vigneron, mais surtout du <strong>terroir</strong> qui permet aux vignes de s’épanouir. Un terroir qui combine ici, selon l’emplacement du climat, une exposition majoritairement <strong>Est</strong> mais également Sud-Est et plein Sud par endroit et un sol essentiellement calcaire, enrichis en argile dans la partie la plus basse des coteaux, ce fameux <strong>calcaire de Comblanchien</strong>.<br>Pourquoi fameux ? Tout simplement parce que le village de Comblanchien, situé à quelques encablures de Nuits-Saint-Georges, est célèbre pour ses carrières d’où l’on extrait un calcaire de couleur beige, une pierre qui a servi à bâtir de nombreux monuments historiques (le sol de la Basilique Saint-Denis, l’opéra de Paris notamment) et aujourd’hui bénéficiant même d’une IGP.</p>



<p>L’histoire et Nuits-Saint-Georges sont donc intimement liés. D’autant plus qu’il s’agit de l’une des plus anciennes AOC françaises, créée en 1936, et même la commune dans laquelle fut créée, deux ans plus tôt, en 1934, la <strong>Confrérie des Chevaliers de Tastevin</strong>, qui ensuite déménagea au château du Clos-Vougeot.</p>



<p>Nuits-Saint-Georges est donc bien une appellation à part, avec de nombreuses particularités et qui souffre peut-être de ne pas revendiquer, pour l’instant, de Grand Cru porte-drapeau. Mais les amateurs du monde entier ne s’y trompent pas. Ainsi, bien difficile de trouver des bouteilles à prix raisonnable. Il faudra compter dans les 50 euros pour un village et largement plus de 100 euros pour un 1er cru. Et ça peut monter en fonction de la renomée de la parcelle ou celle du vigneron. Et il y a énormément de vignerons ou de domaines talentueux sur Nuits-Saint-Georges.</p>



<p>Il n’est pas facile aujourd’hui de se permettre de boire régulièrement des vins de Nuits-Saint-Georges tant la demande et les prix pour cette appellation ont flambés. Comme pour la côte d’Or en général. Il faut donc prendre cette occasion, si elle se présente, comme un petit plaisir, un privilège qui nous est offert et c’est bien ça la magie du vin. Je vous souhaite donc ces petits moments de bonheur, avec modération comme toujours.</p>
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		<title>Les Riceys, la vie en rose</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:21:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Champagne, la petite commune des Riceys jouit de l'immense privilège de posséder 3 appellations dont la surprenante AOC rosé des Riceys. Des rosés de gastronomie, bien loin de l'image parfois peu flatteuse des rosés bus pendant l'été.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que tout va bien de votre côté, en tous cas détendez-vous, nous allons de nouveau passer quelques minutes ensemble pour parler de vins et d’un village qui a la particularité de posséder 3 AOC. Et ce village, ce sont <strong>Les Riceys</strong>. Il est composé de trois bourgs : Ricey Bas, Ricey Haute Rive et Ricey Haut.</p>



<p>En effet, Les Riceys est un village <strong>champenois</strong> qui a le droit de revendiquer l’AOC <strong>Champagne</strong>, l’AOC <strong>Coteaux champenois</strong> et l’AOC <strong>Rosé des Riceys</strong>. Nous avons déjà consacrer un podcast aux deux premières, donc aujourd’hui nous allons nous attarder un peu plus sur le rosé des Riceys. Car tout cela en fait la commune qui possède&nbsp;la plus importante superficie viticole de toute la Champagne avec 870 hectares (il y en avait 2000 avant le phylloxéra) dont la très grande majorité en <strong>Pinot Noir</strong>, le reste évidemment en Chardonnay et Pinot Meunier.</p>



<p>Le Pinot Noir est roi aux Riceys et c’est lui qui ici permet de produire ce fameux rosé sur <strong>350 hectares</strong> environ. Pas étonnant me direz-vous quand on sait qu’on est au Sud de la Champagne et aux portes de la Bourgogne, dans la <strong>Côte des Bar</strong> très exactement.</p>



<p>C’est une AOC assez ancienne car elle date de 1947 et sur les 290 vignerons qu’il y a aux Riceys, une vingtaine fait du rosé. Mais ils ne font pas que ça, ils font du Champagne et des Coteaux Champenois car le rosé des Riceys est compliqué à produire et n’est produit que les meilleurs années, les années les plus ensoleillées. C’est donc un vin <strong>rare</strong>, issu des parcelles les mieux exposées, sur les côteaux <strong>argilo-calcaires du Kimméridgien</strong> les plus pentus.<strong></strong></p>



<p>Alors pourquoi est-il si difficile à produire?</p>



<p>D’abord, je vous rappelle comment on fait du rosé en France. Il y a <strong>deux méthodes</strong>.</p>



<p>La première technique est le <strong>pressurage direct</strong>. C’est celle qu’on utilise pour produire également du vin blanc. Une fois les raisins récoltés, on les presse quasi sans contact entre la pulpe et les peaux. Mais Il y a quand même un léger transfert de couleur ce qui fait qu’on obtient des rosés très pâles voire un peu saumonés.</p>



<p>La seconde, c’est celle justement utilisée pour le rosé des Riceys. C’est la <strong>macération courte</strong>. Cette méthode consiste à laisser les peaux des raisins noirs en contact avec le moût pendant un délai très court. De 3 à 6 jours. Le jus est ensuite séparé des peaux par <strong>saignée</strong>, juste soutiré, ou par pressurage léger. Un pressurage qui doit avoir lieu au bon moment. Trop tôt, on aura moins de fruité et trop tard, on obtient du vin rouge. Et c’est donc le talent du vigneron qui détermine ce bon moment, au prix d’une surveillance très précise, ça peut se jouer à une heure près, pour obtenir ce qu’on appelle le <strong>goût des Riceys</strong>.</p>



<p>Et cela fait que le rosé des Riceys n’est pas un rosé comme les autres. C’est un rosé du Nord, bien différent de son cousin provençal. Et c’est dû en partie au cépage. Car le Pinot Noir a une peau plus fine que les cépages utilisés dans le Sud. Les baies peuvent donc <strong>macérer</strong> un peu plus longtemps sans risquer d’extraire trop de couleur et trop de tanins. Et du coup, ça leur permet de gagner en puissance, en fruité sans le côté trop tannique qu’on ne recherche pas.</p>



<p>Cela leur donne une palette aromatique assez complexe qui s’exprime autour des fruits rouges (framboise, la fraise, la cerise, le cassis), des fruits noirs, avec une petite touche d’épices douces.</p>



<p>Ce sont des vins assez <strong>ronds</strong>, amples avec une belle texture, bref vous l’aurez compris ce sont des vins de <strong>gastronomie</strong>.</p>



<p>Ils accompagnent parfaitement des viandes blanches, la volaille, les poissons, ou encore des fromages comme un chaource ou un Langres. Ça peut également bien marcher avec les viandes rouges dans les millésimes plus puissants, parce que les rosés des riceys sont systématiquement <strong>millésimés</strong>.</p>



<p>Si vous voulez tenter l’expérience d’un rosé des Riceys, ce n’est pas spécialement bon marché. Ce ne sont pas des vins faciles à trouver, ils sont plutôt <strong>rares</strong>, mais vous les reconnaîtrez avec leur fameux <strong>blason</strong> aposé sur la bouteille, moulé dans le verre. En tous cas pour les bouteilles après 1996.</p>



<p>Et ça me permet de vous dire que les rosés de Riceys ont en général un bon <strong>potentiel de garde</strong>, entre 5 et 10 ans. Pour un rosé, c’est quand même pas mal.</p>



<p>Les meilleures parcelles, des vieilles vignes, les meilleures années, une récolte manuelle, peu de producteurs, environ 25, peu de volume font que le rosé des Riceys est un vin particulier. D’ailleurs un vin qui selon la légende était l’un des vins préférés de <strong>Louis XIV</strong> que lui avait fait découvrir des ouvriers du village qui travaillaient à l’époque sur le chantier de Versailles.</p>



<p>Et un vin qui aurait pu aussi disparaître mais qui trouva un second souffle en 1987 grâce à la télévision et l’émission Apostrophes de Bernard Pivot qui n’hésita pas à se déboucher une petite bouteille avec ses invités du jour devant la France entière. Bon, ça c’était avant la loi Evin.</p>



<p>Il faut reconnaître que le rosé a un peu un statut particulier. Souvent catalogué à un vin estival que l’on boit avec des grillades ou près de la piscine. Et pourtant, celui des Riceys démontre qu’il est possible d’obtenir un vin plus haut de gamme, plus exclusif à partir de l’un des cépages les plus pretigieux et exigeant de la planète viticole. Il me semble donc que le rosé des Riceys représente une excellente alternative pour sortir des sentiers battus, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Cos d&#8217;Estournel, le château du Maharadjah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 19:38:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cos d'Estournel est un château qui ne laisse personne indifférent, que ce soit en raison de la qualité de ses vins ou de son architecture orientale, de ses éléphants et ses célèbres pagodes.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que tout va bien de votre côté, et ça ne peut aller que mieux car nous allons passer quelques minutes ensemble à la découverte d’un domaine viticole. Et c’est un épisode exceptionnel car c’est la première fois que je dédie un épisode entier à un domaine. Alors certes, les plus fidèles d’entre vous me diront que j’ai déjà fait un épisode sur le <a href="https://pod-vins.com/france/romanee-conti/">Domaine de la Romanée Conti</a>, à ceci près que la Romanée Conti est également une appellation.</p>



<p>Aujourd’hui, c’est différent car nous allons parler d’un domaine étonnant à plus d’un titre, intégré dans l’appellation <strong><a href="https://pod-vins.com/france/saint-estephe/">Saint-Estèphe</a></strong> dont il est l’un des plus illustres représentants, c’est le <strong>château Cos d’Estournel</strong>.</p>



<p>Et ce qui frappe avec le château Cos d’Estournel, c’est bien sûr son <strong>architecture</strong> originale très orientale, connue dans le monde entier.<br>Mais c’est quoi le rapport entre l’Orient et Saint-Estèphe? Et bien ça ne tient qu’à un homme, son fondateur, <strong>Louis-Gaspard d’Estournel</strong>, marquis d’Estournel.</p>



<p>Louis-Gaspard d’Estournel hérite en 1791, à l’âge de 29 ans, des domaines de Caux et de Pomys plantés de 14 hectares de vignes. Voisin du château Lafite Rotschild, puisque seule la jalle du breuil sépare les deux châteaux, il comprend qu’il possède là un <strong>terroir exceptionnel</strong> et décide d’y consacrer sa vie et sa fortune pour en faire une propriété de premier ordre.</p>



<p>Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et en 1811, il se voit contraint de vendre ses terres pour payer ses <strong>dettes</strong>. Mais 10 ans plus tard, il réunit assez d’argent pour racheter Cos et même agrandir son domaine en achetant de nombreuses parcelles, parmi les plus belles de l’appellation. Cos d’Estournel sera bel et bien l’œuvre de sa vie.<br><br></p>



<p>Le succès est au rendez-vous et il arrive même à vendre sa production dans des terres lointaines, en <strong>extrême-Orient</strong>, qu’il affectionne particulièrement. C’est qu’il a de très bonnes relations avec l’Angleterre et notamment avec <strong>l’armée anglaise</strong> présente dans les colonies, dans les <strong>Indes</strong> notamment.</p>



<p>Puis, dans les années 1830, celui qu’on commence à surnommer « le <strong>Maharadjah de Saint-Estèphe</strong>« , entreprend la construction d’un <strong>chai </strong>au style oriental et choisit, pour orner son château, de le surmonter de monumentales <strong>pagodes </strong>et d’une porte majestueuse qu’il fait venir de Zanzibar. Peut-être aussi une façon de montrer à la place bordelaise que Cos d’Estournel dépasse les frontières, jusqu’aux plus lointaines.</p>



<p>Et d’ailleurs le voyage du vin par bateau jusqu’aux confins du globe donne naissance à un style de vins qu’on appelle “<strong>Retour des Indes</strong>”, mention que l’on voit apparaître sur les bouteilles du domaine. En effet, les invendus, de retour à Bordeaux après des mois de traversées, se sont <strong>bonifiés</strong>. Les vins “Retour des Indes” deviennent le nec plus ultra et évidemment les négociants s’en emparent et l’appliquent à d’autres châteaux sur les étiquettes desquelles on commence, au milieu des années 1850, à voir apparaître également la mention. Même si la plupart du temps, ils n’ont connu qu’un voyage en Espagne ou au Portugal.</p>



<p>Mais en 1852, Louis-Gaspard est <strong>ruiné</strong>, et doit vendre son domaine à un banquier du nom de Martyns, sans jamais avoir eu la satisfaction, puisqu’il meurt un an plus tard, de voir son domaine devenir en 1855, un <strong>deuxième grand cru classé</strong>.</p>



<p>Dans les années suivantes, le domaine passera de main en main jusqu’en 1917 où il devient la propriété de <strong>Fernand Ginestet</strong>, un célèbre négociant bordelais, propriétaire également à partir de 1949 de château Margaux.</p>



<p>Un partage des biens familiaux attribue à son fils Pierre Margaux et sa fille Arlette Cos d’Estournel et d’autres propriétés. C’est l’un des fils d’Arlette, Bruno Prats, puis l’un de ses petits-fils Jean-Guillaume qui en assureront la direction jusqu’en 2013, sous la direction d’autres propriétaires. Puis en 2000 le château est vendu à un industriel, <strong>Michel Reybier</strong>, son actuel propriétaire.</p>



<p>Et c’est avec Michel Reybier que Cos d’Estournel va se <strong>moderniser</strong>, notamment avec ce magnifique chai, signé Jean-Michel Wilmotte, à la fin des années 2000. Un chai qui a la particularité d’être entièrement <strong>gravitaire</strong>, le premier du genre à Bordeaux à l’époque, faisant appel à 4 cuves-ascenseurs en remplacement des pompes, tout cela permettant de manipuler les baies et les jus avec <strong>douceur</strong> pour préserver l’intégrité du fruit.<br><br>Et des cuves proprement dites, au total il y en a plus de 80, ce qui permet une gestion parcellaire voire intra-parcellaire, très précise du vignoble.</p>



<p>Un vignoble d’un peu plus de <strong>90 hectares</strong> qui fait la part belle au Cabernet-Sauvignon et au Merlot bien sûr, avec un peu de Cabernet-Franc et de Petit Verdot pour les rouges, et au Sauvignon et au Sémillon pour ce qui concerne les blancs.</p>



<p>Car Cos d’Estournel, c’est bien sûr le Grand Vin, un des meilleurs Seconds de Bordeaux, mais aussi Pagode de Cos, le Second Vin, produit à partir des jeunes vignes, moins de 20 ans, et la même chose en blanc, en appellation Bordeaux blanc tout simplement.</p>



<p>S’ajoutent deux autres cuvées, G d’Estournel et Goulée d’Estournel.</p>



<p>Et pour faire des grands vins, des vins d’exception, il faut un terroir exceptionnel. Et Cos d’Estournel bénéficie d’une grande <strong>complexité</strong> et d’une grande diversité de sols.<br>Le domaine est situé sur la colline du lieu-dit de Cos (qui signifie d’ailleurs <strong>colline de cailloux</strong> en patois), à la frontière avec Pauillac comme on l’a dit.</p>



<p>Sa partie centrale est située sur un plateau d’une vingtaine de mètres, de graves profondes, d’où déclinent deux coteaux. L’un est orienté à l’Est et l’autre au Sud. Avec également une large veine argileuse qui traverse le vignoble.</p>



<p>Le Cabernet Sauvignon, 60% environ du vignoble, s’épanouit plutôt sur le plateau et les coteaux au Sud alors qu’on retrouve plus les Merlots sur les sols graveleux du coteau Est.</p>



<p>Ça ne fait aucun doute, Cos d’Estournel est un grand vin de Bordeaux, aussi solide que les élephants que l’on remarque un peu partout dans la propriété, dans les jardins, au chai, dans la cave, en bois sculpté, en végétaux, en pierre, á la fois porte bonheur et symbole de force, de longévité et de stabilité.</p>



<p>Louis Gaspard d’Estournel avait déjà perçu tout son potentiel il y plus de 200 ans et l’histoire, ou plutôt le talent de tout ceux qui s’en sont occupés jusque là a fait le reste. Boire un verre de Cos d’Estournel, c’est un peu tout ça à la fois, avec modération bien sûr.</p>
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