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	<title>Vins du Japon - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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	<title>Vins du Japon - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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		<title>Yamanashi, le vin au soleil levant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 13:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yamanashi, région montagneuse de l'ìle d'Honshu, sublime le cépage Koshu dans un environnement difficile et réussit malgré tout à produire des vins frais et légers.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui je vous propose un épisode qui pourrait vous surprendre, puisque lorsque l’on parle de vins, c’est pas franchement au continent asiatique auquel on pense en premier et encore moins au <strong>Japon</strong>. Ce Japon, plus connu pour son saké, auquel on a d’ailleurs consacré un podcast, que pour ses vins tranquilles.</p>



<p>Et pourtant, même si le vin japonais reste relativement <strong>méconnu </strong>dans le monde, le nombre de vignobles au pays du soleil levant s’est fortement accru ces dernières années, pour différentes raisons, aussi bien <strong>historiques</strong> que pour la qualité des vins que l’on peut aujourd’hui y trouver.</p>



<p>Mais tout d’abord, resituons un peu le Japon. C’est un <strong>archipel</strong> qui compte officiellement plus de 14000 îles, alors certes pas toutes habitées, dont <strong>5 principales</strong> : Hokkaido au Nord, puis en descendant <strong>Honshu</strong>, la plus grande avec le fameux triangle Tokyo, Kyoto, Osaka, Shikoku, Kyushu et Okinawa beaucoup plus au Sud.</p>



<p>Le territoire est découpé en <strong>préfectures</strong>, et aujourd’hui, au Japon, il y a 5 préfectures qui ont reçu la reconnaissance officielle <strong>d&rsquo;unités géographiques</strong>, sortes d’appellation : <strong>Hokkaido</strong> d’une part et 4 autres qui se situent toutes sur l’île principale d’Honshu. Ce sont <strong>Nagano, Yamagata, Osaka et Yamanashi</strong>. Et c’est à cette dernière, crée en 2013, que nous allons nous intéresser car c’est véritablement le <strong>berceau</strong> de la production de vin au Japon, c’est elle qui abrite le plus grand nombre de vignobles et qui produit environ un tiers de la production totale de vin du pays.</p>



<p>Alors, c’est parti, bienvenue à <strong>Yamanashi </strong>!</p>



<p>Yamanashi est située à peu prés au centre de l’île, à une centaine de kilomètres à l&rsquo;ouest de Tokyo. C’est une région <strong>montagneuse</strong>, entourée notamment des trois plus hautes montagnes du pays, le Mont Fuji, le Mont Kita et le Mont Aino, et célèbre pour ses vergers de pêche, de cerise, de kaki, de pomme, de Yuzu et bien sûr ses <strong>vignes</strong>.</p>



<p>Et pourtant, faire du vin au Japon, c’est vraiment pas évident, tant les <strong>conditions climatiques </strong>extrêmes du pays, que ce soit les typhons, la mousson et les fluctuations saisonnières, rendent le pays impropre à la production de vin.</p>



<p>Oui mais voilà, les montagnes environnantes <strong>protègent </strong>dans une certaine mesure la région de Yamanashi et même si les pluies sont conséquentes, notamment pendant la phase de croissance de la vigne, elle bénéficie malgré tout, d’un fort <strong>ensoleillement.</strong></p>



<p>Alors dans cet environnement particulier, les vignerons se sont adaptés pour tirer le meilleur de leur terroir. Une quarantaine de <strong>cépages </strong>sont cultivés, dont des français comme le chardonnay, le merlot ou encore le sauvignon. Mais la star incontestée c’est un cépage qui s’appelle le <strong>Koshu</strong>. C’est vraiment un cépage propre à cette région car 90% des Koshu cultivés au Japon se trouvent à Yamanashi. On n’en fait quasiment nul par ailleurs.</p>



<p>Mais que sait-on de ce cépage ?</p>



<p>C’est un cépage qui serait arrivé dans l’archipel nippon en provenance de <strong>Chine,</strong> en empruntant la route de la Soie, avec des moines bouddhistes venus prêcher la bonne parole. Ou bien grâce à des marchands, bref on ne sait pas trop. Mais ce serait, selon des analyses ADN, un hybride entre une <strong>Vitis Vinifera</strong>, une vigne indo-européenne comme nous avons en Europe et une vigne sauvage chinoise.</p>



<p>Il prit le nom de la préfecture dans laquelle il poussait, Koshu, avant que cette préfecture soit renommée du nom d’un <strong>prince japonais</strong>, Yamanashi.</p>



<p>Et si son histoire est très ancienne, l&rsquo;exploitation vinicole du Koshu, utilisé jusque là comme raisin de table, n&rsquo;a finalement débuté qu&rsquo;à <strong>l&rsquo;ère Meiji</strong> en 1868, lorsque le Japon, très <strong>protectionniste</strong>, s&rsquo;est ouvert aux influences étrangères. C’est vraiment la <strong>naissance </strong>de la viticulture moderne au Japon. Les premiers véritables vignerons japonais, formés en <strong>France </strong>d’ailleurs, se sont naturellement intéressés à ce raisin cultivé depuis des siècles dans la région mais malheureusement les résultats ont été longtemps médiocres.</p>



<p>Puis au début des années 2000, les méthodes de culture et de vinification ont été repensées et tout a changé.</p>



<p>Alors le Koshu, c’est une variété à <strong>chaire blanche</strong> mais à la peau gris-rose qui produit des blancs secs, <strong>frais</strong>, légers et fruités, assez aromatique, avec une acidité moyenne, que l’on pourrait comparer à un Muscat alsacien, ce genre de vins. Ils sont sur des notes de pêche blanche, de poire, d’agrumes, des arômes floraux également et toujours une pointe minérale qui en font les compagnons idéaux de la <strong>cuisine japonaise</strong> à base de poisson, cru ou grillé, dont nos amis japonais ont le secret.</p>



<p>C’est un cépage surtout bien adapté au <strong>climat </strong>de la région avec une peau plus épaisse que celle d&rsquo;autres cépages, ce qui lui permet de résister à la pression des <strong>maladies</strong> dues aux pluies importantes et à l’humidité même s’il est parfois aidé par un petite curiosité, une espèce de <strong>petit chapeau</strong> que les viticulteurs mettent sur les grappes de raisins. C’est un travail de fou mais essentiel tant les intempéries et le taux d&rsquo;humidité élevé peuvent fragiliser les baies.</p>



<p>De plus, les vignes sont majoritairement conduites en <strong>pergola</strong>, un peu comme dans les Rias Baixas si vous avez écouté ce podcast, pour les protéger de l&rsquo;humidité du sol, leur offrir une plus grande exposition au soleil et une bonne aération.</p>



<p>Un autre cépage est relativement présent dans la région, c’est le <strong>Muscat Bailey A</strong>, un raisin qui produit des vins rouges, un <strong>hybride</strong> crée en 1920 à partir de Muscat de Hambourg et de Bailey, lui-même mélange entre le Triomphe et deux hybrides américains, « Big Berry » et « Extra ».</p>



<p>Il produit des vins rouges légers et fruités, faibles en tannins et en acidité.</p>



<p>On compte un peu moins de 100 domaines à Yamanashi, dont la plupart se trouvent dans la ville de <strong>Koshu</strong>. Vous avez quelques noms célèbres comme Château Mercian, Lumiere Winery, Grace Winery, Katsunuma ou encore Mie Ikeno.</p>



<p>La terre étant <strong>rare et chère</strong> au Japon et les <strong>coûts de production</strong> élevés, les vins ne sont pas donnés. Donc peu de vins sont exportés, et quand ils le sont, ils sont vraiment considérés comme une <strong>niche</strong>. Il n’est cependant pas exclu d’en trouver, sur internet par exemple ou peut être dans une épicerie japonaise et nul doute que vous ferez votre petit effet en le servant à vos amis.</p>



<p>Voilà les amis, vous en savez désormais plus sur Yamanashi, vous n’en boirez pas tous les jours, c’est certain, mais vous ne serez pas surpris si d’aventure vous croisez la route d’une bouteille de Koshu voire de Muscat Bailey A. Soyez curieux, faites vous un bel accord mets-vin avec de la cuisine japonaise en finissant pourquoi sur un petit saké bien choisi, avec modération bien sûr. Allez, Kampai…</p>
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		<title>Le saké, un alcool trop méconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 19:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alcool et spiritueux]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le saké, alcool issu de la fermentation du riz, relève de l'art et de la tradition ancestrale et s'érige en boisson incontournable et sacrée au pays du Soleil Levant.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Konishiwa les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, et aujourd’hui je vous propose un épisode exceptionnel sur une boisson dont nous avons une culture très limitée en Europe il faut le dire et qui est fascinante, c’est le <strong>Saké</strong>.</p>



<p>Le Saké, c’est un vin à base de <strong>riz</strong> qui nous vient du <strong>Japon</strong>. D’ailleurs, les japonais ne l’appellent pas Saké, Saké étant le mot employé pour désigner l’alcool en général, mais <strong>nihonshu</strong> qui signifie «&nbsp;alcool du Japon&nbsp;». Bon, nous, on l’appellera Saké, c’est plus simple.</p>



<p>Alors il y a d’autres alcools faits à base de riz en Asie, comme les tord-boyaux qu’on nous offre dans les restaurants chinois avec la «&nbsp;femme à poil au fond&nbsp;» et qu’on veut bien appeler Saké, mais le plus souvent ce sont des <strong>alcools distillés</strong>, comme les spiritueux.</p>



<p>Or le Saké, c’est une boisson <strong>fermentée </strong>et non distillée. Comme la bière ou le vin en fait. D’ailleurs, le Saké a beaucoup de <strong>similitudes </strong>avec le vin. Le Saké se déguste comme un bon <strong>vin</strong>, on regarde sa robe, c’est-à-dire sa couleur, on sent les arômes se dégageant du premier nez puis les arômes une fois qu’on a fait tourner le verre et enfin on le goûte.</p>



<p>Mais pour pouvoir bien apprécier un Saké, il faut aussi comprendre son univers et encore mieux son <strong>élaboration</strong>, c’est-à-dire sa provenance, sa technique de fermentation, le type de riz utilisé, les levures utilisées ou non, le polissage du grain, la qualité de l’eau, etc…bref une multitude de <strong>paramètres</strong> qui détermine la qualité finale du produit.</p>



<p>Et croyez-moi, c’est une boisson extrêmement difficile à produire. Et c’est ce que nous allons voir maintenant.</p>



<p>Le Saké est donc un vin de riz produit à partir <strong>d&rsquo;eau de source</strong>, de <strong>levures </strong>et de <strong>riz</strong> cuit à la vapeur.</p>



<p>Et ce riz doit être préalablement <strong>saccharifié</strong>. La saccharification, c’est quoi&nbsp;? C’est la <strong>transformation</strong> de sucres complexes comme l&rsquo;amidon en sucres plus simples comme le fructose ou le glucose et ce grâce à un champignon microscopique. Car dans les céréales il n’y a pas de sucre utilisable mais de l’<strong>amidon</strong>. Et la fermentation a besoin de <strong>sucres simples</strong>.</p>



<p>L’amidon, c’est un polysaccharide qu’il faut transformer en sucre simple pour que les levures puissent le transformer en alcool, ça, vous le savez déjà. C’est la base de la <strong>fermentation</strong>.</p>



<p>Vous comprenez alors que pour faire du Saké, il faut donc qu’il y ait un <strong>double processus</strong>, qui est d’ailleurs unique au Saké, et qui va opérer en même temps. On parle de <strong>fermentation parallèle multiple</strong>. La transformation de l’amidon en sucre et celle du sucre en alcool.</p>



<p>Toutes ces étapes que nous allons voir plus précisement sont extrêmement délicates comme je vous l’ai dit et sont orchestrées par un maître <strong>Sakéificateur</strong>, qu’on appelle un <strong>toji</strong>, qui est un acteur clé et qui détient tout le savoir-faire d’une maison de Saké. C’est un maître de chai si vous préférez mais avec une dimension et une autorité bien supérieure.</p>



<p>Pour commencer, il faut parler des produits utilisés, des matières premières qui ont une importance évidemment capitale.</p>



<p>Le Saké est composé d’environ <strong>80% d’eau</strong>, et 30 à 40 litres sont nécessaires pour produire 1 litre de Saké. La production de Saké est très consommatrice d’eau, c’est pourquoi les maisons de Saké se situent dans des régions connues pour la qualité et la pureté de leurs <strong>eaux de sources</strong>. Il faut que l’eau ait des propriétés particulières pour pouvoir être utilisée notamment contenir du potassium, du magnésium et pas de fer, pas de manganèse par exemple.</p>



<p>Et les japonais distinguent les <strong>eaux dures</strong> et les <strong>eaux douces</strong>.</p>



<p>Les eaux dures sont riches en sels minéraux et donnent naissance à des Sakés qui ont une texture plus consistante avec en général des saveurs plus riches.</p>



<p>Les eaux douces sont plus pauvres en sels minéraux et donnent des Sakés plus fins, plus doux et plus aromatiques.</p>



<p>Ensuite le <strong>riz</strong>. Tous les riz ne sont pas adaptés à la production de Saké. Il ne s’agit pas du même riz que le riz de table, vous n’allez pas faire du Saké avec du Oncle Ben’s, tout simplement parce que le riz de table a des propriétés qui ne sont pas intéressantes pour l’élaboration du Saké.</p>



<p>L’appellation officielle du riz c’est <strong>Shuzo Kotekimai</strong>. Il y a énormément de variétés de riz à Saké, qui d’ailleurs est assez compliqué à produire et qui se récolte comme le raisin en septembre.</p>



<p>Le riz le plus cultivé c’est le <strong>Yamada Nishiki</strong> qui vient de la région de Hyogo, au centre du Japon, qui est le berceau historique du Saké.</p>



<p>Et évidemment, chaque type de riz apporte des caractéristiques différentes au Saké.</p>



<p>Un autre élément indispensable à la fabrication du Saké, c’est le <strong>koji</strong>, C’est ce champignon microscopique qui va permette la saccharification dont nous avons parlé. Son nom scientifique est Aspergillus oryzae. Il est de la même famille que celui qui crée les <strong>moisissures</strong> sur les fromages à pâte persillée comme le Roquefort.</p>



<p>Enfin les levures, ça, vous connaissez puisque ça marche de la même façon que pour le vin.</p>



<p>Maintenant que l’on a planter le décor, comment est fabriqué le Saké&nbsp;? Vous allez voir que c’est un <strong>processus</strong> très délicat.</p>



<p>La première étape, c’est la <strong>préparation</strong> du riz.</p>



<p>Et tout d’abord le <strong>polissage</strong>. Cette étape est très importante car elle va déterminer la qualité et la finesse du futur Saké. On va donc venir <strong>raboter</strong> l’enveloppe extérieure du grain de riz pour atteindre son <strong>cœur</strong> riche en amidon. Parce que c’est ça qui est intéressant, c’est de là que vient le sucre nécessaire à la fermentation. C’est une technique très précise car il ne faut surtout pas <strong>abîmer</strong> les grains de riz. Cela peut donc être un processus assez long, plusieurs dizaines d’heures si on cherche un taux de polissage élevé.</p>



<p>Dans les Sakés commercialisés, il me semble que ça va jusqu’à un taux de 92%, rendez-vous compte, et des tests sont faits pour atteindre quasiment 99%. Il ne reste quasiment rien.</p>



<p>Plus le riz est poli, plus le Saké va être sur des notes légères, fines, florales. Et bien sûr, plus il sera <strong>cher</strong> parce que le polissage enlève de la matière qui a bien fallu achetée.</p>



<p>Attention cependant, le degré de polissage n’est forcément pas un gage de qualité. C’est beaucoup plus complexe que ça.</p>



<p>Alors, il y a certains termes à connaître. <strong>Daiginjo</strong> signifie poli au-delà de 50%, <strong>Ginjo</strong> au minimum 60% de polissage et quand il n’y a pas d’indication les Sakés ont un niveau de polissage inférieur à 60%.</p>



<p>Ensuite vient le <strong>nettoyage</strong> et le <strong>trempage</strong>.</p>



<p>Une fois le riz poli, une fine <strong>couche de poudre blanche</strong> recouvre les grains. Il faut donc le nettoyer, pour cela on les trempe dans de l&rsquo;eau de source. Cela permet également au riz d’absorber de l’eau et de le préparer à la cuisson vapeur. C’est une étape délicate également car elle ne doit pas être trop longue au risque d’endommager le riz. Elle est donc strictement contrôlée et <strong>chronométré</strong> par le Toji.</p>



<p>Enfin, la <strong>cuisson</strong> du riz.</p>



<p>Après avoir été séché, le riz est cuit à la vapeur dans ce qu’on appelle un <strong>Koshiki</strong>, c’est un cuiseur plus ou moins grand pendant 1 heure. La cuisson doit être soigneusement <strong>contrôlée </strong>également afin que le grain de riz soit tendre à l&rsquo;intérieur et dure à l&rsquo;extérieur.</p>



<p>Après cette phase de préparation vient la phase de <strong>fermentation</strong>.</p>



<p>Une partie du riz est <strong>transférée</strong> vers la salle spécifiquement prévue à cet effet et dont le <strong>taux d&rsquo;humidité</strong> et la <strong>température</strong> sont rigoureusement contrôlés. Le riz est étalé sur des tables, remué à la main pour faire baisser sa température, parce qu’une température trop élevée provoquerait la mort du champignon, et il est donc <strong>saupoudré</strong> de ce fameux champignon microscopique verdâtre qu’on appelle le <strong>Koji</strong>. C’est lui qui transforme l’amidon du riz en <strong>sucres fermentiscibles</strong> comme on l’a dit précédemment.</p>



<p>Au bout de 2 ou 3 jours et après une succession d’étapes de remuage, de mélange et de repos notamment dont je vous fais grâce, le koji, le riz ensemencé est prêt.</p>



<p>Ce <strong>koji</strong> est alors mélangé dans des cuves avec de l&rsquo;eau, du riz cuit qui avait été conservé et des levures. C’est ce qu’on appelle le <strong>moût d’amorçage</strong> ou le pied de cuve.</p>



<p>Ensuite, sur 5 jours, on va rajouter un mélange de koji, d’eau et de riz en 3 fois pour obtenir le <strong>moût principal</strong> dans lequel tout le monde va faire son boulot. Le champignon transforme l’amidon en sucre et les levures le sucre en alcool. C’est la fameuse <strong>double fermentation</strong>.</p>



<p>Le moût, qu’on appelle le <strong>moromi</strong>, fermente pendant 20 à 30 jours. Il est ensuite mis dans des sacs de toile qui sont soit pressés pour faire sortir le liquide soit suspendus pour que le liquide sorte par gravité.</p>



<p>Ensuite, une fois qu’on a obtenu le liquide final, on peut ou non lui ajouter de <strong>l’alcool distillé</strong>. Alors, pas pour augmenter son taux d’alcool car vous verrez qu’à la fin du processus, on dilue le Saké, mais pour modifier son profil.</p>



<p>Les Sakés sans alcool ajouté s’appellent <strong>Junmai </strong>et on ne met rien dans le cas contraire.</p>



<p>Les Sakés sont ensuite <strong>filtrés</strong> ou pas, on peut avoir des Sakés troubles, pasteurisés ou pas, en cuve ou en bouteille. Il y a différentes options, je n’entre pas dans le détail. Mais bon, sachez que les japonais connaissait la pasteurisation 300 ans avant Pasteur qui lui aura eu le mérite de la démontrer et l’expliquer.</p>



<p>Sachez que vous pouvez avoir aussi des <strong>Sakés pétillants</strong> qui ont en général un faible degré d’alcool.</p>



<p>Une fois tout ça terminé, le Saké titre 20/22 % d’alcool et est légèrement dilué avec de l&rsquo;eau afin d&rsquo;<strong>abaisser</strong> son niveau d&rsquo;alcool entre 14 et 17 degrés. Si on n’ajoute pas d’eau, on parle de <strong>Saké Gemshu</strong> qui ont donc un degré d’alcool un peu supérieur.</p>



<p>Petite anecdote, quand le Saké est prêt, les japonais ont coutume d’accrocher une <strong>boule de cèdre</strong> devant la brasserie.</p>



<p>Les Sakés sont généralement consommés <strong>dans l’année</strong> ou les 2 ans de leur production. &nbsp;Certains Sakés peuvent vieillir mais ce n’est pas trop l’idée. Il y a un petit déficit d’acidité dans le Saké et un déséquilibre sucre/acidité qu’il ne lui permet pas de vieillir. Le mieux c’est de l’acheter et de le consommer rapidement.</p>



<p>D’ailleurs, quand un Saké vieillit, il perd un peu de son côté cristallin, gagne en couleur et voit ses <strong>arômes</strong> évolués comme pour le vin.</p>



<p>Parce que la couleur du Saké est souvent très claire voire transparente, mais en vieillissant le Saké a tendance à <strong>jaunir</strong>, à prendre une couleur ambrée.</p>



<p>Quand on déguste du Saké, normalement, on doit ressentir une grande <strong>pureté</strong>, une grande finesse, une belle <strong>minéralité</strong>, sans agressivité, avec une large palette aromatique selon les types de Sakés et leur méthode d’élaboration. On retrouve du fruit, une fraîcheur herbacée bien souvent, parfois une légère sucrosité mais il y a des centaines de Saké différents. C’est pourquoi il faut goûter plusieurs Sakés pour se faire une juste opinion sur cette boisson.</p>



<p>Les Sakés se boivent frais pour la majorité d’entre eux mais les températures de service peuvent osciller entre 5 degrés et 55 degrés car, eh oui, certains Sakés se dégustent <strong>chauds</strong>. Souvent la <strong>température de service</strong> idéale est mentionnée au dos de la bouteille, car tous les Sakés ne se réchauffent pas, mais au final ça dépend du goût de chacun, vu que le profil d’un Saké change comme le vin avec un changement de température.</p>



<p>Le Saké se consomme principalement pendant les repas, sauf peut-être les <strong>pétillants</strong> plutôt comme une bière, les <strong>japonais</strong> peuvent faire tout un repas avec du Saké et il y a beaucoup de possibilités. Le Saké se marie parfaitement avec la cuisine japonaise, ce n’est pas un scoop, sauf peut-être les plats épicés, ne perdez pas de vue que c’est un <strong>alcool délicat</strong>, également avec la <strong>gastronomie française</strong> bien sûr, avec des fruits de mer, des huitres par exemple ou du poisson, toutes sortes de fromages, ça marche bien avec les légumes aussi, avec un foie gras, vous pouvez oser. Voilà, moi j’aime bien l’idée de sortir des schémas habituels et d’aller chercher autre chose avec des accords surprenants.</p>



<p>Attention, la règle générale de <strong>conservation </strong>pour le Saké est qu’une bouteille ouverte (quelle que soit sa famille de Saké) doit être conservé au frigo et consommée dans les quelques jours après ouverture.</p>



<p>En termes de prix, c’est comme le vin, il y en a pour toutes les bourses mais ça tourne autour de 30 euros pour commencer à bien se faire plaisir. En plus les bouteilles sont magnifiques, 72 cl et non 75 au passage, avec des étiquettes qui sont parfois de véritables œuvres d’art, avec cette calligraphie, cette <strong>écriture kanji</strong> que je trouve juste splendide.</p>



<p>Il y a énormément de maisons de Saké au Japon, qu’on appelle des <strong>sakagura</strong>, certaines confidentielles, d’autres plus importantes et maintenant on en trouve aussi en Europe, en France, aux Etats-Unis etc… Je crois que la plus vieille du Japon en est à sa 55<sup>ème</sup> génération.</p>



<p>Acheter du Saké, ce n’est pas très compliqué, vous en avez chez de bons cavistes, dans des boutiques spécialisées voire sur internet mais attention quand même car si c’est un Saké qui est en stock depuis des lustres et mal conservé, vous risquez d’avoir une surprise.</p>



<p>Voilà, vous savez presque tout sur ce fabuleux alcool qu’est le Saké, évidemment pour un format court, il a fallu un peu simplifier, si j’ai titillé votre curiosité, n’hésitez pas à approfondir le sujet, c’est vraiment un sujet incroyable, la culture japonaise est fascinante et encore mieux aller acheter du Saké et sortez des sentiers battus&nbsp;! Allez Kampai&nbsp;! Avec modération bien sûr.</p>
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