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	<title>Vins du Portugal - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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	<description>Le podcast 100% Vin à écouter sans modération</description>
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	<title>Vins du Portugal - Pod&#039;Vins - Le podcast 100% Vin</title>
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		<title>L&#8217;Algarve, entre mer, golf et soleil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l'ombre du Porto et du Vinho Verde, les vins d'Algarve ont de nombreux atouts qui savent séduire les nombreux touristes qui profitent chaque année de sa douceur de vivre mais pas que...</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’essaye toutes les semaines de vous proposer un sujet sur le vin ou l’alcool en général et si vous aimez mon programme, n’hésitez pas à en parler autour de vous pour que Pod’Vins puisse se développer et vous proposer encore plus de thématiques.</p>



<p>Aujourd’hui nous allons nous diriger vers le Portugal, vers une région bien connue pour sa douceur de vivre, ses plages et ses parcours de golf, c’est l’<strong>Algarve</strong>.</p>



<p>L’Algarve se situe tout au Sud du Portugal, à l’Ouest de l’Europe. D’ailleurs Algarve vient de l’arabe <strong>Al-Gharb Andalus</strong> qui signifie l’Ouest de l’Andalousie, du temps de l’occupation arabe dans la péninsule ibérique.</p>



<p>On s’intéresse à l’Algarve car c’est désormais l&rsquo;une des principales régions viticoles du Portugal et elle est en forte <strong>croissance</strong>. Elle a d’ailleurs une longue <strong>tradition</strong> viticole, qui daterait de 2000 ans avant JC, en passant par les phéniciens, les grecs et les romains. La viticulture par la suite fut loin d’être un long fleuve tranquille, si bien qu’au 20ème siècle, elle faillit disparaître. D’autant que le développement du <strong>tourisme</strong> entraîna une forte baisse des surfaces plantées.</p>



<p>Mais les viticulteurs locaux ont su redresser la barre et faire de ce tourisme un atout, si bien qu’aujourd’hui <strong>vin et tourisme</strong> vont de pair. Concrètement, cela s’est traduit par la plantation de nouvelles vignes et l’introduction de nouveaux cépages, la modernisation des chais, un travail plus précis des sols, un focus sur la qualité des vins plutôt que la quantité et une offre <strong>oenotouristique</strong> de haut niveau.</p>



<p>De plus, le vignoble algarvien s’est structuré. Il a obtenu, dans les années 1980, une appellation d&rsquo;origine protégée (une IGP), « Vinho Regional do Algarve », c’est-à-dire vin régional de l’Algarve qui produit aujourd’hui la plus grande partie du vin sur les <strong>1450 hectares</strong> que comptent le territoire, soit la deuxième plus grande région viticole du Portugal en termes de superficie.</p>



<p>Par la suite, dans les années 1990, il s&rsquo;est doté de quatre appellations d&rsquo;origine contrôlée qui sont d’Ouest en Est : <strong>Lagos, Portimão, Lagoa et Tavira</strong>. Tout cela, sous l’impulsion de plusieurs coopératives qui malheureusement pour elles ont disparu peu à peu et dont ne subsiste que la Única &#8211; Adega Cooperativa do Algarve.</p>



<p>L’Algarve est une région d’Europe méridionale, il y fait donc <strong>chaud, </strong>avecplus de <strong>3000 heures</strong> de soleil par an et peu de vent. Le climat de l’Algarve est donc typiquement <strong>méditerranéen</strong>, chaud, sec et avec peu de variations de température.</p>



<p>Mais pour la comprendre, il faut bien comprendre le rôle d’une chaîne de montagnes qui sépare l’Algarve de l’Alentejo et qui s&rsquo;étend &nbsp;de manière quasi ininterrompue de la frontière espagnole à la côte atlantique. Ce sont les montagnes « Espinhaço de Cão », « Caldeirão » et « Monchique ». Et elles protégent la région des <strong>masses d’air </strong><strong>très chaudes et sèches de l’Alentejo intérieur, qui tempère donc cette influence continentale.</strong></p>



<p>Elle est par ailleurs encadrée par une autre barrière naturelle qui est l’océan et qui apporte lui des <strong>brises marines</strong> qui permettent également de tempérer le climat.</p>



<p>Résultat, une maturation plus lente des raisins, moins de stress hydrique et plus de fraîcheur dans les vins.</p>



<p>Il y a toutefois quelques petites nuances climatiques au sein du territoire, on ne va pas entrer dans le détail, mais un territoire que l’on a coutume de diviser en <strong>3 zones</strong> : le <strong>littoral</strong> avec des sols sableux et argilo- sableux, ensuite ce qu’on appelle le <strong>barrocal</strong>, la zone de transition entre le littoral et la montagne, où s&rsquo;étend actuellement une grande partie des vignobles de l&rsquo;Algarve, sur des sols argilo-sableux, argilo- calcaires, schisteux et alluviaux, et la grande zone <strong>montagneuse</strong> mais où il n’y a quasiment pas de vignes.</p>



<p>Et c’est de cette combinaison de relief, , de climat, de sols, de traditions culturelles aussi que naît le caractère unique des vins d’Algarve.</p>



<p>Des vins très divers car on produit ici des vins blancs, des vins rouges, rosés, des mousseux et des vins fortifiés. L’Algarve a une grande tradition de vins fortifiés. Mais elle est quand même surtout connue pour ses <strong>vins rouges</strong>.</p>



<p>Des vins essentiellement produits à partir d’un cépage autoctone qui s’appelle la <strong>Tinta Negra Mole</strong> et également des cépages traditionnels tels que le Trincadeira et le Castelão, nationaux, comme le Monvedro, le Moreto, la Touriga Franca et la Touriga Nacional, le Bastardo,</p>



<p>ou enfin internationaux comme la Syrah, le Petit Verdot, le Cinsault, le Cabernet-Sauvignon, le Merlot, l’Alicante Bouschet, l’Aragonez etc….</p>



<p>Les <strong>blancs</strong> sont produits à partir d’Arinto et de Siria mais aussi de Malvasia Fina, Manteúdo, Alicant-Branco, de Tamarez, de Perrum, de Moscatel Graudo, de Verdelho et de cépages internationaux comme le Sauvignon Blanc, le Chardonnay, le Chasselas, le Chenin, le Riesling, le Sémillon, le Viognier, etc…</p>



<p>En fin de compte, on trouve plus de <strong>70 cépages</strong> utilisés par les viticulteurs de l’Algarve qui ont donc à leur dispositiion une très grande richesse ampélographique et qui leur permet de sortir des vins d’assemblage ou en mon-cépage.</p>



<p>Les vins, que ce soit les blancs ou les rouges sont généralement des vins faciles à boire, fruités, ronds, souples, avec une acidité plutôt faible et plutôt fort en alcool. Ça, c’est vraiment la marque de fabrique de ces vins.</p>



<p>Et évidemment, ils se marient parfaitement avec tout ce que la gastronomie portiugaise peut vous apporter, notamment les petiscos, des petits pinchos, des petites tapas locales que je vous recommande.</p>



<p>Toutefois, ils sont plutôt difficiles à trouver en dehors de la région, rien d’étonnant au vu de l’importance du tourisme dans la région qui en accapare une bonne partie. D’autant que par ailleurs ils ont un bon rapport qualité-prix en général.</p>



<p>Pas facile d’exister au Portugal avec le Porto et le vinho verde ou encore l’Alentejo tout proche, mais force est de constater que peu à peu l’Algarve commence à tirer son épingle du jeu à la faveur d’un tourisme particulièrement dynamique, de cépages locaux et d’un travail plus soigné dans les vignes et dans les chais.</p>



<p>Du coup, l’Algarve change, se modernise et les vins qui y sont produits suivent cette évolution, pour notre plus grand plaisir, un plaisir à consommer avec modération comme toujours.</p>
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		<title>Madère, hors du temps&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 17:39:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portugal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les vins de Madère sont des trésors intemporels, patinés par le temps. Mélange d'élégance et d'intensité, ils sont le reflet d’une île, d’un terroir et d’un savoir-faire unique, et proposent une expérience gustative hors du commun.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode, merci encore pour vos messages d’encouragements, ça fait plaisir, vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner sur les différentes plateformes d’écoute ou à consulter le site, c’est super cool donc on va essayer de continuer parce qu’il nous reste énormément de choses à voir.</p>



<p>Et parmi ces choses, il est un vin dont vous avez forcément entendu parler si vous êtes gastronome, parce qu’on l’utilise en cuisine, en sauce pour accompagner des rognons par exemple, même si aujourd’hui on va évidemment plutôt s’intéresser à sa version qualitative. Et ce vin, bon il n’y a pas trop de suspens puisque vous connaissez le titre du podcast, c’est le <strong>vin de Madère</strong>, qu’on appelle aussi simplement le Madère comme l’autorise son AOC.</p>



<p>Le vin de Madère tient son caractère unique en premier lieu de son extraordinaire <strong>terroir</strong>. L’archipel, de Madère bien entendu, se trouve à environ 1 000 kilomètres au sud-ouest de Lisbonne, au large des côtes marocaines, dans <strong>l&rsquo;océan Atlantique</strong>, et comprend 2 îles, <strong>Madère</strong>, la principale avec sa capitale Funchal, et <strong>Porto Santo</strong> auxquelles s’ajoute un petit groupe d’ilôts non habités.</p>



<p>Ce sont des îles <strong>volcaniques,</strong> dont les sols de basalte sont riches en minéraux et qui ne permettent la viticulture que sur des <strong>reliefs pentus</strong>, puisque Madère est en quelque sorte un rocher au milieu de l’océan, des pentes qui peuvent aller jusqu’à 65% d’inclinaison. Et qui dit pente dit terrasses escarpées pour planter la vigne que l’on appelle ici des « <strong>poios</strong>« , soutenues par des murs de pierres sèches construits avec cette fameuse roche volcanique évidemment. Et sur ces terrasses, on retrouve des pergolas qui portent ici le nom de “<strong>latada</strong>”.</p>



<p>Et tout ça, sur 500 hectares environ.</p>



<p>A cela s’ajoute un impressionnant réseau de canaux d’irrigation, appelés <strong>levadas</strong>, sur plus de 2150 kilomètres qui achemine l’eau des montagnes jusqu’aux vignobles.</p>



<p>Car le climat de Madère est <strong>océanique</strong>, avec des étés chauds et humides et des hivers doux.</p>



<p>Il tombe en moyenne 3000 mm de pluie en altitude, et 500 mm, le long de la côte, surtout en automne et en hiver.</p>



<p>Une fois que l’on a planté le décor, parlons du vin. Ce qui le distingue des autres vins, c&rsquo;est son processus de production particulier que je vais vous expliquer.</p>



<p>Mais d’abord c’est quoi le vin de Madère? Et bien c’est un <strong>vin doux naturel</strong>, fortifié et oxydatif, comme le Porto dont il est un peu le rival au Portugal mais dont la particularité est d’être <strong>chauffé</strong> dans le but de développer ses arômes.</p>



<p>Ainsi, pour faire du Madère, la première étape est donc de faire un <strong>vin fortifié</strong>. Ça, vous savez comment ça marche si vous suivez mes podcasts. Une fermentation classique démarre et on l’arrête volontairement par l’ajout <strong>d’alcool vinique</strong> à 96% quand le degré de sucre souhaité est atteint et ce dans le but d’obtenir 4 types de vins : sec, demi-sec, demi-doux et doux. Et au final, on obtient un vin à 17/22%. C’est ce qu’on appelle le <strong>mutage</strong>.</p>



<p>Mais c’est la seconde étape qui est intéressante. C’est la <strong>chauffe</strong>. Et comment les vignerons de Madère ont-ils eu l’idée de chauffer le vin?</p>



<p>Pour le comprendre, il faut remonter un peu dans le passé.</p>



<p>Les portugais découvent l’île en 1419 après s’être lancés dans l’exploration maritime, une île recouverte de <strong>forêt</strong>s qu’ils appelent l’île du bois, «Ilha da Madeira» en portugais, l’île de Madère. Ils commencent à <strong>défricher</strong> les terres et à cultiver le blé, la canne à sucre et la vigne. Et commencent rapidement à faire du vin et même à l’exporter. D’autant qu’à cette époque, les européens découvrent les <strong>Amériques, </strong>le Brésil, l’Amérique du Nord, et la route vers <strong>les Indes</strong>.</p>



<p>Madère devient un <strong>port important</strong> pour le passage des navires sur les routes commerciales vers le nouveau monde, et on embarque le vin de Madère sur les bateaux, un vin qu’il faut <strong>fortifier</strong> pour qu’ils puissent tenir le coup pendant ces longues traversées.</p>



<p>Le vin est toutefois mis à rude épreuve, notamment avec la chaleur des fonds de cale au passage de l’<strong>Equateur</strong> ainsi qu’avec le tangage des navires, mais on découvre avec stupefaction que les invendus qui reviennent en Europe, sont encore meilleurs que les vins envoyés.</p>



<p>Les madériens sont pragmatiques et cherchent donc un moyen de reproduire ces conditions pour améliorer la <strong>richesse</strong> et la <strong>complexité </strong>de leurs vins. Tant qu’à faire…</p>



<p>Dans un premier temps, ils décident de faire faire à leurs vins une petite ballade autour du monde, c’est-à-dire de charger les bateaux non pas pour les acheminer en Amérique ou aux Indes mais simplement pour qu’ils reviennent meilleurs. C’est ce qu’on a appelé le «<strong>Vinho da Roda</strong>», une expression qui vient de « Vinhos de torna-viagem » (ce quin signifie “les vins font un voyage”) ou « Vinho da roda » (roda signifie tourner/rouler).</p>



<p>Le vin connaît un tel succès qu’il se raconte même que lors de la célébration de la <strong>Déclaration de l’Indépendance des Etats-Unis</strong> d’Amérique, le 4 juillet 1776, le premier Président, George Washington, porta un toast avec un verre de vin de Madère.</p>



<p>Mais tout ce processus coûte cher et les producteurs de Madère se disent que peut-être, il est possible de reproduire le phénomène, mais sur l’île. C’est le début de la <strong>chauffe</strong>, inventée au milieu du XVIIIème siècle et encore utilisée de nos jours.</p>



<p>Plusieurs essais de réchauffement sont tentés en stockant les fûts dans des pièces équipées de tuyaux, amenant de l’air chaud histoire de recréer, avec la chaleur et l’humidité, un environnement subtropical. Puis tout cela se perfectionne pour conduire à deux procédés de chauffe utilisés aujourd’hui.</p>



<p>Le premier s’appelle le <strong>Canteiro</strong> (expression provenant du fait que l’on place les fûts sur des supports en bois appelés canteiros). Aujourd’hui, il s’applique plutôt aux vins Premium et consiste à stocker les vins en grands fûts de chêne (qu’on appelle des <strong>pipas</strong>), remplis à 90%, permettant ainsi au vin de <strong>s’oxyder </strong>plus rapidement. Les fûts sont placés dans des greniers ouverts ou sur les toits et ainsi exposés à la chaleur et à l’humidité.</p>



<p>Il s’agit donc d’un <strong>vieillissement oxydatif</strong> en fût qui permet aux vins de développer des arômes intenses et complexes. Et les vins de «canteiro» ne pourront être commercialisés que trois ans au moins après le 1er janvier de l’année suivant l’année des vendanges.</p>



<p>Mais les progrès techniques permettent aux vignerons d’utilser un système moins long et donc plus économique, l’<strong>estufagem</strong>. C’est un processus de chauffe contrôlé qui imite, disons, le voyage du vin à travers les mers.</p>



<p>Concrètement, le vin est placé dans une <strong>cuve </strong>et est chauffé par un système de conduit d’eau chaude, à une température moyenne de 50°c, chaleur qui doit persister pendant <strong>trois mois</strong> minimum. Le vin se refroidit ensuite de nouveau pendant trois mois. Les vins sont alors élevés en fûts de chêne pendant un minimum de trois ans et souvent plus longtemps selon le style de vin produit.</p>



<p>Ces deux méthodes de chauffe conduisent à tout un tas de <strong>réactions chimiques</strong> qui donnent au vin un profil aromatique beaucoup plus complexe duquel ressortent des arômes de fruits secs, de fruits confits (raisins secs, pruneau, figues, dattes), d’épices (vanille, réglisse, noix de muscade), des notes empyreumatiques (des notes toastées, de noisettes et d’amandes grillées), de chocolat, de cacao et de caramel, des notes résineuses (bois de cèdre, résine, cire), entre autre.</p>



<p>Aujourd’hui, en fonction du style de vins souhaités et de leurs possibilités économiques, les vignerons peuvent choisir l’une ou l’autre de ces méthodes. Mais ils doivent choisir également les <strong>cépages</strong> qu’ils souhaitent utiliser.</p>



<p>On dénombre beaucoup de variétés mais 4 cépages dits <strong>nobles</strong>, tous blancs, permettent de produire les Madère de qualité : le Sercial, le Verdelho, le Boal et la Malvasia. On utilise également un cépage rouge qui se nomme le Tinta Negra pour les Madères les plus simples et des cépages plus rares tels que le Terrantez, le Bastardo ou le Moscatel.</p>



<p>Et la particularité, encore une me direz-vous, c’est que chaque cépage produit un <strong>type de vin</strong> différent. Et ça c’est très important à savoir pour ne pas se tromper.</p>



<p>Les plus secs sont produits à partir de <strong>Sercial</strong>. Il est surtout cultivé au Nord de l’île, en altitude, jusqu’à 800m, ce qui lui permet de garder une importante acidité et une belle minéralité. Il est parfait en apéritif, sur des crustacés, sur des poissons grillés, des fromages de chèvres.</p>



<p>Les vins issus de <strong>Verdelho</strong>, que l’on trouve aussi beaucoup dans le Nord de l’ìle mais à plus basse altitude, sont des vins <strong>demi-secs</strong>. Ce sont des vins diposant d’une belle acidité mais avec un peu plus de corps que les vins issus de Sercial. Ils se boivent aussi à l’apéritif, également avec des produits de la mer, accompagnent bien les volailles, les fromages et même les desserts grâce à leur legère sucrosité. Mais un accord divin peut être celui d’un Verdelho et d’un foie gras. Pensez-y pour Noël si vous voulez faire votre petit effet.</p>



<p>Le Madère <strong>Boal</strong> ou Bual est encore un peu plus sucré, disons <strong>mi-doux</strong>, avec des nuances plus ambrées et des notes allant des fruits secs, des notes de noix, au chocolat et la vanille. Les raisins sont cultivés à une altitude qui varie de 100 à 300 mètres, plutôt sur le côté sud de l&rsquo;île, plus chaud, ce qui lui confère un bel équilibre entre acidité et sucrosité. Ils accompagnent parfaitement la cuisine asiatique, un fromage bleu comme le Roquefort ou le Gorgonzola, un peu de la même façon qu’un liquoreux, un foie gras, pourquoi pas également ou bien sûr un dessert, notamment chocolaté.</p>



<p>Enfin, la <strong>Malvasia</strong>, cultivée plus près de la mer, est le style <strong>le plus doux</strong> et le plus opulent de Madère. Il s’agit clairement d’un vin sucré, aux arômes de miel, de café, de vanille ou de caramel, mais toujours avec cette acidité caractéristique des vins de Madère, qui rend ces vins parfaits sur des desserts.</p>



<p>Je ne vais pas m’étendre sur plus de cépages car ce serait trop long mais je voudrais juste dire un mot sur 2 autres variétés.</p>



<p>La première que vous pourrez rencontrer c’est le <strong>Terrantez</strong> qui donne des vins plus doux qu&rsquo;un Verdelho mais plus sec qu&rsquo;un Boal. Et le Tinta Negra, seul <strong>cépage rouge, </strong>issu du croisement du Pinot noir et du Grenache. C’est le cépage le plus planté de l’île, et pour cause il sert à produire les Madères de basse qualité, à partir, le plus souvent après une chauffe avec la méthode Estufagem. C’est ce genre de Madère qui est utilisé pour la cuisine et que l’on peut trouver en version sec ou sucré. Il représente quand même 80% de la production totale à Madère.</p>



<p>Donc ce qu’il faut retenir en tant que consommateur, c’est qu’en connaissant le cépage, vous avez une indication sur leur teneur en sucre et la richesse du vin.</p>



<p>Mais ce n’est pas fini. La plupart des Madères de qualité, issus des quatre cépages nobles et d’une chauffe naturelle, ont besoin de <strong>veillir </strong>pour développer leurs arômes complexes et se bonifier. Et le miracle des Madères, c’est que ce sont des vins <strong>indestructibles</strong>, qui traversent les époques sans sourciller. Ainsi, on les classe en fonction de leur <strong>durée de vieillissement</strong>. Vous avez des vins de 3, 5, 10, 15, 20, 30, 40, 50 ans, d’âge voire plus pour les très grandes bouteilles, avec ou sans indication de cépage.</p>



<p>Vous verrez <strong>Seleccionado</strong>, 3 ans d’âge, issu d’assemblage de différents cépages et élevé en cuve, <strong>Reserva</strong>, 5 ans d’âge, à partir d’un assemblage de vins dont une partie a vieilli en cuve, <strong>Velha Reserva</strong>, issu de cépages nobles et assemblé avec des vins ayant au moins dix ans d’âge et vieillis en fût, <strong>Reserva extra</strong>, idem avec quinze ans d’âge et cela peut aller jusqu’à 40, 50 ans d’âge.</p>



<p>Vous avez également deux Madères à part qui sont le <strong>Colheita</strong>, produits à partir d&rsquo;une seule année et vieillis en fût pendant un minimum de cinq ans, 7 pour le Sercial. Et le nec plus ultra qui est le <strong>Frasquiera</strong>, un Madère millésimé mono-cépage qui nécessite un minimum de 20 ans de vieillissement en fût mais dans les faits bien plus.</p>



<p>Aujourd’hui, il reste une poignée de maisons qui produisent du Madère mais qui en revanche achètent les raisins à de nombreux petits producteurs l’île. Les marques les plus connues sont Blandy’s, Henriques &amp; Henriques, H. M. Borges, Barbeito, D’Oliveiras, Justino’s ou encore Cossart Gordon.</p>



<p>Les vins de Madère sont sans doute les vins au monde qui traversent le mieux les années. Un Madère de grande qualité, un Frasqueira, peut se conserver des <strong>siècles</strong>, stocké debout et non couché comme la plupart des autres vins afin d’éviter que l’alcool ne détériore le bouchon. Toutefois, les vins jeunes, de 3 à 5 ans d’âge, doivent être bus jeunes et ceux qui ont entre 10 et 15 ans peuvent vieillir relativement bien.</p>



<p>En revanche, une fois ouvert, un Madère peut être conservé un an maximum dans de bonnes conditions.</p>



<p>Cela fait donc des vins de l’île portugaise, des vins <strong>exceptionnels</strong>, legendaires, auquel s’ajoute une expérience de dégustation hors norme.</p>



<p>Et vous l’avez compris, il n’existe pas un type de Madère mais une <strong>grande variété</strong> en fonction de son profil aromatique, de sa couleur, d’or pâle à acajou foncé, de sa sucrosité, de sa rondeur ou sa durée de vieillissement. Il y a une dénomination pour chaque caractéristique. Et bien sûr en fonction de son prix. Car vous pouvez trouver des vins de grande qualité à prix raisonnable comme des bouteilles exceptionnelles que s’arrachent les amateurs ou collectionneurs.</p>



<p>Vous avez donc maintenant toutes les clés pour faire votre choix et surprendre vos convives, avec modération évidemment.</p>
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		<title>L&#8217;Alentejo, le vin au-delà du Tage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 19:19:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portugal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Alentejo est la région viticole la plus importante du Portugal et propose une grande variété de vins élaborés grâce à des dizaines de cépages, internationaux ou autochtones.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui, après avoir parlé du Porto et du Vinho Verde, nous retournons au Portugal pour cette fois explorer sa partie Sud, puisque nous allons parler de l’<strong>Alentejo</strong>.</p>



<p>Pourquoi l’Alentejo, parce que c’est un <strong>vaste</strong> territoire dont la surface couvre 1/3 du pays et qui représente à lui seul 10 à 15% de la production portugaise. Le vignoble se trouve essentiellement au Sud de <strong>Lisbonne</strong>, le nom Alentejo vient d’ailleurs de sa position géographique qui signifie « <strong>au-delà du Tage</strong> ». Et il se déploie jusqu’à ce que commence la région de l’Algarve. Ce vignoble est donc encadré par l’Océan Atlantique à l’0uest et la frontière espagnole à l’Est.</p>



<p>L&rsquo;Alentejo est divisé en 2 provinces, <strong>l’Alto Alentejo</strong>, dont la capitale est Évora, classée au&nbsp; Patrimoine Mondial de l’Unesco et le <strong>Bajo Alentejo</strong>, dont la capitale est Beja.</p>



<p>C’est une région grande comme la Belgique, <strong>rurale</strong>, avec de grandes étendues agraires, parsemée de petits villages, de bois, de lacs, de rivières, d’oliviers et d’amandiers, de plages aussi sur sa partie Ouest, mais aussi de forêts de <strong>chêne-liège</strong>. Sachez que plus de la moitié de la production mondiale de liège vient du Portugal, et l&rsquo;Alentejo en représente une énorme proportion, et sans oublier évidemment plus de 22000 hectares de vignes.</p>



<p>C’est donc une region très <strong>variée</strong> et plutôt <strong>plate</strong> même si on y trouve quelques reliefs plus importants comme la Sierra de San Mamede, la Sierra de Ossa, ou encore la Sierra del Mendro.</p>



<p>Le vin de l&rsquo;Alentejo n&rsquo;a de succès que depuis les <strong>trente dernières années</strong>. Pourtant, il est présent dans la région depuis bien longtemps. Les Phéniciens cultivaient déjà le vin dans l&rsquo;Alentejo puis plus tard les Romains qui ont conquis la région et utilisé avec succès toute l&rsquo;expérience acquise dans le domaine de la viticulture un peu partout en Europe.</p>



<p>Ensuite l’histoire viticole de la région est plutôt <strong>chaotique</strong> jusqu’au 20<sup>ème</sup> siècle. Antonio Salazar fait de l’Alentejo le <strong>grenier</strong> du Portugal avec pour conséquence l’<strong>arrachage </strong>de la vigne au profit de la culture des céréales et notamment de grands champs de blé qui permettent d’approvisionner tout le pays. Le vin se cantonne à une consommation locale, élaboré avec des méthodes ancestrales et notamment des <strong>amphores</strong> d’argile, nous y reviendrons.</p>



<p>Ce n’est qu’au début des années 1980 que l’Alentejo débute sa « <strong>révolution </strong>» viticole. Le Portugal adhère à l&rsquo;UE en 1986, des investissements massifs sont réalisés ce qui aboutit à l’obtention de l’appellation en 1988.</p>



<p>L’appellation couvre aujourd’hui <strong>22000 hectares</strong>, on l’a dit, et sur un si grand territoire, vous vous en doutez, on trouve une grande <strong>diversité</strong> de terroirs, de sols et de climats. Alors depuis 1989, l’appellation est donc divisée en <strong>8 sous-régions</strong> dont la plupart sont situées au centre de l’Alentejo. Ce sont « Reguengos », « Borba », « Redondo », « Vidigueira », « Evora », « Granja-Amareleja », « Portalegre » et « Moura ».</p>



<p>Et si les raisins ne proviennent pas de la zone délimitée par l’appellation, ils sortent en <strong>Vinho Regional</strong>, c’est-à-dire en <strong>IG </strong><strong>Alentejano</strong> qui représente 6 500 hectares, la grande majorité en rouge.</p>



<p>De toute façon, l’Alentejo dans son ensemble est une terre de <strong>vins rouges</strong> avec 70% de la production, le reste en blanc avec un peu de rosés.</p>



<p>Les vins sont produits avec des cépages <strong>internationaux</strong> mais surtout <strong>indigènes</strong>, le Portugal étant l’un des pays au monde où il y a le plus de cépages autochtones, Et d’ailleurs, certains vignerons misent sur les cépages anciens pour valoriser l’identité de leur terroir et se démarquer de ce qui se fait ailleurs.</p>



<p>En rouge, on trouve surtout de l’<strong>Aragonez</strong>, c’est le Tempranillo espagnol, c’est le plus cultivé avec l’Alicante Bouschet et le Trincadeira. Suivent l’Alfrocheiro, le Cabernet Sauvignon, le Touriga Nacional, la Syrah et le Castellan.</p>



<p>Pour les vins blancs, <strong>l’</strong><strong>Antão Vaz</strong> est le plus cultivé avec l’Arinto et le Roupeiro.</p>



<p>Et compte tenu de la superficie de l’appellation, il est bien difficile de dire qu’un vin de l’Alentejo est comme-ci ou comme-ça. Les différences sont <strong>nombreuses.</strong></p>



<p>Ça commence par le climat. C’est un mélange d’influences <strong>continentales </strong>et <strong>méditerranéennes</strong> avec des printemps et des étés particulièrement chauds et secs et avec peu de précipitations. L’<strong>irrigation</strong> est d’ailleurs essentielle pour l’agriculture et la viticulture notamment vers l’intérieur des terres. Certains secteurs bénéficient d’un peu plus de <strong>fraîcheur</strong> notamment les vignobles qui jouissent d’une altitude un peu plus élevée, jusqu’à 700 mètres notamment dans l’Est sur Portalegre, ou qui ont droit à un plus humidité, notamment dans la partie Nord.</p>



<p>Il y a aussi une grande <strong>diversité de </strong><strong>sols</strong>, des sols à prédominance granitique, d&rsquo;argile et schisteux ou calcaires selon les sous-régions et même selon les zones à l’intérieur de ces sous-régions.</p>



<p>Je ne vais pas entrer dans le détail de chaque sous-région mais ce qu’il faut comprendre c’est que toutes ces caractéristiques climatiques et géologiques sont à l’origine de vins <strong>différents </strong>même si d’une manière générale les rouges sont des vins <strong>puissants</strong>, charpentés, tanniques avec une robe profonde, aux arômes de fruits mûrs, rouges ou noirs. Les blancs sont également des vins costauds et qui peuvent avoir des notes de fruits tropicaux.</p>



<p>Bien évidemment, on trouve aussi des vins un peu plus <strong>légers</strong> et avec plus de finesse dans les zones plus fraîches et plus humides.</p>



<p>Dans l’Alentejo, on produit également ce qu’on appelle le <strong>vinho de talha</strong> issu d’une méthode de fabrication <strong>ancestrale </strong>en <strong>amphore </strong>de terre cuite qui date de l’Antiquité et notamment de l’occupation romaine. Cette méthode est basée sur une macération longue des raisins, 3 à 4 mois, et notamment des <strong>pigeages</strong> à répétition, c’est-à-dire le fait de casser le chapeau constitué des parties solides et de l’enfoncer dans le fond du récipient pour optimiser la transmission des <strong>tannins</strong> et de la couleur contenue dans les matières solides. C’est quelque chose de très important dans l’Alentejo et d’ailleurs depuis 2012, le Vinho de Talha possède sa propre <strong>appellation</strong>.</p>



<p>Il y a beaucoup de producteurs dans l’Alentejo, je peux vous en citer quelques uns comme la Fondation Eugénio de Almeida, Mouchão, Barca Velha, Herdado do Esporão, João Portugal Ramos, Cortes de Cima, Convento de Tomina, Quinta do Carmo, etc…</p>



<p>Il est peu probable que vous trouviez ces vins chez votre caviste du coin mais plus probablement dans une boutique portugaise ou alors sur internet, quelques sites <strong>spécialisés</strong> en proposent. En termes de prix, il y a de tout mais globalement ça reste une région très accessible.</p>



<p>Près de chez vous, il y a forcément un petit traiteur portugais alors pourquoi pas acheter quelques spécialités dont nos amis portugais ont le secret, un bacalhau à bras, des sardines grillées, de la charcuterie, un cozido, que sais-je, et d’accompagner tout ça avec des vins de l’Alentejo, mais comme toujours avec modération.</p>



<p></p>
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		<title>Vinho Verde, le symbole portugais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 18:39:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portugal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Vinho Verde, vin emblématique du Portugal, connu pour sa fraîcheur et parfois une légère effervescence réserve pourtant bien des surprises au dégustateur qui prend le temps de découvrir tous ses secrets.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous êtes forme et aujourd’hui, nous partons faire une escale au <strong>Portugal</strong> car je vais vous parler d’un vin emblématique de ce pays, c’est le <strong>Vinho Verde</strong>.</p>



<p>Alors, commençons par éliminer l’idée que le <strong>Vinho Verde</strong> est seulement un vin <strong>blanc</strong>. C’est vrai, mais pas que, et je vous l’accorde, rien que le nom du vin porte à confusion. Je vous explique.</p>



<p>Tout d’abord, Vinho Verde, ce n’est pas un vin mais une <strong>appellation d’origine contrôlée</strong>, une des 14 dénominations portugaises et une des plus importantes du Portugal, et surtout une appellation connue pour ses vins blancs qui représentent <strong>85% de la production</strong>, mais qui produit également des <strong>rouges</strong>, des rosés et même des vins effervescents et des spiritueux.</p>



<p>Du coup, ce nom de Vinho Verde n’a rien à voir avec la couleur du vin, car vous l’aurez compris, le vin n’est pas vert.</p>



<p>En fait pour l’expliquer, il y a plusieurs <strong>théories</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Premièrement, ce nom ferait référence à la <strong>fraîcheur</strong> du vin, à sa vivacité avec un côté un peu vert ;</li>



<li>Deuxièmement, il viendrait de la <strong>couleur</strong> des raisins utilisés pour son élaboration, parfois récoltés pas tout à fait mûrs ;</li>



<li>Enfin, et c’est peut-être l’hypothèse la plus probable, le nom serait lié à la couleur du <strong>paysage </strong>de la région dans laquelle on produit le vin.</li>
</ul>



<p>En effet, La région reste <strong>verte</strong> en permanence grâce à un climat de type <strong>méditerranéen</strong>, c’est-à-dire quasiment doux toute l’année, toutefois très sec en été et surtout exposé à l&rsquo;influence de l&rsquo;Océan Atlantique qui borde la région et qui engendre une <strong>pluviosité</strong> annuelle assez importante (entre 1500 et 2000 mm par an), notamment en hiver.</p>



<p>Géographiquement, on se trouve dans le Nord du Portugal, dans une région connue comme <strong>l’</strong><strong>Entre-Douro-e-Minho</strong>, qui sont deux fleuves importants au Portugal, une région qui va de la frontière avec la Galice espagnole et sa superbe région des Rias Baixas dont on parlera prochainement jusqu’au Sud de Porto grosso modo, c’est-à-dire jusqu’au <strong>Douro</strong>.</p>



<p>La zone de production s’étend sur 160 kilomètres et représente 15 % de la superficie du vignoble portugais, soit environ <strong>21000</strong> hectares, ce qui en fait donc un territoire assez large et étendu divisé en <strong>9 sous-régions</strong>.</p>



<p>Du coup, vous vous doutez qu’on y trouve une grande <strong>variété de climats</strong> et de <strong>sols</strong> mais aussi de <strong>cépages</strong>, bref de terroirs, même s’il y a beaucoup de caractéristiques communes entre toutes les zones de production.</p>



<p>Globalement, c’est une région <strong>montagneuse</strong>, avec des vallées, pas mal de cours d’eau, une végétation luxuriante dont les sols sont pauvres, essentiellement granitiques et plus schisteux à certains endroits.</p>



<p>Parlons du vin maintenant.</p>



<p>Au niveau des cépages, en fait, ça dépend des sous-régions, car il y a pas mal de cépages recommandés et autorisés, un peu plus d’une quarantaine environ.</p>



<p>En blanc, on retrouve essentiellement l’<strong>Alvarinho</strong>, avec ses arômes d’agrumes et de fleurs, notamment dans la partie Nord de la région, le Loureiro, l’Arinto, l’Avesso et le Trajadura.</p>



<p>Ils sont vinifiés en <strong>monocépage</strong> ou bien souvent en <strong>assemblage</strong>.</p>



<p>Les Vinho Verde blancs se boivent en général dans leur jeunesse, sur leur fraîcheur, leur vivacité, ce sont des vins plutôt légers avec une faible teneur en alcool, entre 9 et 13 degrés. Ce sont des vins connus pour leur belle <strong>trame acide</strong> et leur grande <strong>minéralité</strong>.</p>



<p>Cela dit, vous pouvez trouver des Vinho Verde blancs plus sophistiqués, avec un certain potentiel de <strong>vieillissement</strong>, des arômes et des saveurs plus complexes.</p>



<p>Ne soyez pas surpris si les blancs sont parfois <strong>perlants</strong>. Historiquement, c’était une caractéristique appréciée par les vignerons et les consommateurs qui rendait le vin plus vivant, encore plus frais. Et comme ils étaient embouteillés très rapidement, avait lieu une seconde fermentation en bouteille qu’on appelle la <strong>fermentation malo-lactique</strong> ou encore la malo.</p>



<p>Plus précisement, c’est la transformation de <strong>l’acide malique</strong>, celui de la pomme verte par exemple, très acide, en acide lactique par l’intermédiaire de bactéries lactiques. Le phénomène réduit l’acidité du vin et produit du <strong>gaz carbonique</strong> donc des bulles.</p>



<p>Aujourd’hui, en principe il n’y a plus de malo en bouteille parce qu’on aurait des vins troubles, mais certains vignerons peuvent ajouter du gaz carbonique pour perpétuer cette tradition du <strong>Vinho Verde</strong> blanc un peu perlant.</p>



<p>Avec les blancs, la <strong>cuisine portugaise</strong> nous offre un millier de combinaison, évidemment son célèbre bacalao préparé sous toutes ces formes, un joli poulpe, une belle salade ou des poissons en sauce ou à la plancha, des sardines bien sûr, mais aussi des fruits de mer, des fromages etc… Ou simplement en apéro, ça fonctionne parfaitement pour se mettre en appétit.</p>



<p>Les <strong>vins rouges</strong> sont élaborés à partir de Borraçal, Espadeiro, avec lequel on fait le rosé, également de Vinhão, qui est une variété teinturière, c’est-à-dire que sa pulpe est colorée, comme l’Alicante Bouschet ou certains Gamays, et encore plein d’autres cépages.</p>



<p>Ce sont des vins croquants, gourmands, des vins très agréables, parfaits avec de la charcuterie, des viandes rouges voire des poissons comme le Rouget.</p>



<p>Si je vous ai convaincu de boire du Vinho Verde, vous avez de la chance car ce sont des vins avec un rapport qualité/prix très intéressants. On peut se faire plaisir pour pas trop cher, entre 5 et 15/20 euros en moyenne.</p>



<p>En plus, il y a du choix car c&rsquo;est un <strong>vignoble </strong><strong>très morcelé</strong>, on dénombre environ 25000 viticulteurs qui possèdent souvent moins d’un hectare et entre 300 et 400 domaines.</p>



<p>Voilà, vous savez désormais l’essentiel sur le Vinho Verde, après le podcast sur le Porto, on progresse gentiment sur le Portugal, je ne peux que vous conseiller de profiter de ces vins, notamment les blancs évidemment, moi ce sont des cépages que j’adore, comme l’Alvarihno ou sa version espagnole l’Albariño, le Loureiro également, c’est raisonnable en termes de prix, c’est facile à boire, on n’est jamais déçu.</p>



<p>Donc allez-y les yeux fermés, avec modération bien sûr&nbsp;!</p>
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		<title>L&#8217;incroyable histoire du Porto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 09:59:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portugal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrez dans le monde fascinant du Porto, son histoire, ses origines, sa méthode d'élaboration et apprenez à distinguer les différents versions de ce vin qui a traversé les siècles. </p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode qui nous emmène aujourd’hui au Portugal, dans la <strong>vallée du Douro</strong>, parce que nous partons á la découverte du <strong>Porto</strong>.</p>



<p>Le Porto, tout le monde connaît, mais ce qu’il faut savoir, c’est que c’est un <strong>vin exceptionnel</strong>, chargé d’histoire et produit dans un environnement incroyable, et non cet alcool bu à l’apéro, refroidi par un glaçon et accompagné de cacahuètes. Et c’est ce que nous allons voir maintenant.</p>



<p>Dans le monde, vous avez 3 catégories de vins, des vins tranquilles, des vins effervescents, avec des bulles comme le Champagne et des vins fortifiés. Le Porto fait partie de cette dernière catégorie, c’est donc un <strong>vin fortifié</strong>, on dit aussi <strong>vin muté</strong>. Et bien sûr nous allons voir ce que cela veut dire.</p>



<p>Le Porto est produit dans la <strong>Vallée du Douro</strong>, au Nord-Est du Portugal, à environ 80/100 kilomètres de la côte et de la ville de Porto, dans l’intérieur des terres. Alors disons le tout de suite, dans cette région on produit aussi des vins «&nbsp;normaux&nbsp;», des vins tranquilles mais c’est bien au Porto nous qu’on va s’intéresser.</p>



<p>Alors le Douro, c’est un <strong>fleuve</strong> qui prend sa source en Espagne où il s’appelle le <strong>Duero</strong> d’ailleurs, au Nord-Est de Madrid, dans la Province de Soria très exactement, qui fait un long voyage á travers l’Espagne, le long de la frontière avec le Portugal et qui poursuit sa route jusqu’à Porto avant de se jeter dans l’Océan Atlantique.</p>



<p>Et donc il traverse cette fameuse <strong>Vallée du Douro</strong>, qu’il a façonné et qui compte parmi les plus beaux et les plus anciens vignobles d’Europe. Le paysage est d’une beauté hallucinante, modelé par l’Homme et d’ailleurs classé au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong> depuis 2001.</p>



<p>C’est un <strong>paysage montagneux</strong> où les vignes sont cultivées sur des versants escarpés, et plus exactement sur des <strong>terrasses</strong> bordant le fleuve et ses affluents comme le Pinhao, le Távora et le Rio Torto.Environ deux tiers du vignoble est exploité sur des pentes de plus de 30 degrés.</p>



<p>Dans cet environnement compliqué, les hommes ont développé 3 types de plantations&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des <strong>terrasses traditionnelles</strong>, classiques, soutenues par des murets de pierre construits à la main, ce sont ce qu’on appelle les <strong>socalcos ;</strong></li>



<li>Ensuite des <strong>terrasses plus modernes</strong>, qu’on appelle des <strong>Patamares</strong> (qui veut dire plateformes), séparées uniquement par de hauts talus de terre et de cailloux, avec une ou deux rangées de vignes ;</li>



<li>Et enfin plus récemment des <strong>plantations verticales</strong> qu’on appelle <strong>vinha ao alto</strong> (« ce qui veut dire le long des coteaux »), c’est à dire des rangs de vignes perpendiculaires à la pente, qui doit être importante, 30%/40% ce qui permet d’éviter de faire des murets ou des talus et d’optimiser la surface foliaire exposée.</li>
</ul>



<p>Les sols sont des sols <strong>peu fertiles</strong>, très peu profonds (on est vite sur la roche mère), et c’est un mélange de terre et de cailloux qui permet d’emmagasiner la chaleur le jour et la restituer la nuit, et en sous-sol donc une roche mère de schiste. Ce <strong>schiste </strong>est très important et caractéristique de la Vallée du Douro et fait que les vins de Porto sont ce qu’ils sont. Ce sont des sols bien drainés et les racines peuvent s’enfonçer à travers cette roche pour puiser l’eau dont elles ont besoin en profondeur.</p>



<p>Parce que la région est une <strong>région aride</strong>, rude voire austère où il fait très chaud l’été. Cela peut aller au-dessus de 40 degrés, notamment dû au fait que le vignoble est séparé de l’Océan et des influences atlantiques chargées d’humidité par les montagnes de Marão qui forment une barrière naturelle.</p>



<p>A contrario, il fait très froid en hiver, on est sur un climat aux caractéristiques <strong>continentales</strong>.</p>



<p>Et plus on avance vers l’Est, c’est-à-dire vers l’intérieur des terres, plus le climat est sec, chaud, ce qui a bien sûr aussi une conséquence sur les raisins, leur maturité, leur taux de sucre, etc…</p>



<p>D’ailleurs, la Vallée du Douro est divisée en <strong>trois zones</strong> avec des micro climats différents, sur environ 250000 hectares qui ne sont pas tous exploités á ce jour. Aujourd´hui, les vignes c’est 45000 hectares à peu prés.</p>



<p>Ces 3 zones sont&nbsp;:</p>



<p>-Le <strong>Baixo Corgo</strong> donc le Corgo du bas, à l’extrémité ouest, tout près des montagnes de Marão, où la pluviométrie et les rendements sont un les plus élevés. C’est 15000 hectares environ&nbsp;;</p>



<p>-Un peu plus à l’Est, le <strong>Cima Corgo</strong>, le Corgo du haut, au climat plus sec, aux rendements plus faibles, qui produit des vins plus concentrés et considérée comme la meilleure zone. C’est 20000 hectares&nbsp;;</p>



<p>Enfin, à l’extrémité est de la vallée, le <strong>Haut-Douro</strong> ou Douro supérieur, la région la plus aride, une zone plus récente parce qu’íl a fallu y faire des aménagements importants pour rendre le fleuve navigable. Aujourd’hui c’est 10000 hectares.</p>



<p><strong>Alors comment fait-on le Porto&nbsp;?</strong></p>



<p>L’élaboration du Porto commence de manière identique à des vins classiques.</p>



<p>Les raisins sont ramassés à la main vers mi-septembre, puisque vous imaginez bien que sur ces terrasses la <strong>mécanisation</strong> est impossible. C’est d’ailleurs un travail très compliqué pour les vignerons compte tenu de l’environnement et de la chaleur.</p>



<p>Ensuite, la récolte est acheminée vers les <strong>chais de vinification</strong>. Traditionnellement, le raisin est foulé, pieds nus, par des hommes et des femmes plongés jusqu’aux cuisses dans des <strong>lagares</strong>, ce sont des grands cuviers en granit dans lesquels, on se tenant par les coudes et en chanson, ils piétinent les baies pour en faire sortir le jus. Cela s’appelle la <strong>Corte</strong> (« la coupe »). C’est un spectacle assez étonnant, essayez de voir ça sur internet à défaut de pouvoir y aller.</p>



<p>Une fois cette étape effectuée, les fouleurs entament une deuxième phase. Ils se séparent – d’où son nom <strong>liberdade</strong> ou « liberté » – et chacun se déplace comme bon lui semble dans le lagar pour maintenir le chapeau de marc, c’est à dire les parties solides qui procurent la matière, la couleur et les tannins au vin, bien immergé dans le moût.</p>



<p>La <strong>fermentation</strong> démarre quelques heures plus tard et les fouleurs peuvent continuer á enfoncer le chapeau de marc pour extraire un maximum de matière á l’aide d’un outil en bois, appelé <strong>macacouche</strong>. J’espère que je prononce correctement.</p>



<p>Alors cette méthode est toujours utilisée aujourd’hui parce qu’elle est <strong>ancestrale </strong>d’une part et parce qu’elle permet d’autre part l’extraction la plus douce possible du jus sans risquer de presser les pépins qui amèneraient un goût végétal désagréable. Toutefois, aujourd’hui, on utilise plus des pressoirs performants qui tendent á reproduire cette méthode de foulage.</p>



<p>Un petit rappel sur la fermentation. C’est la <strong>transformation</strong> du <strong>sucre</strong> en <strong>alcool </strong>sous l’action de <strong>levures</strong>, qui sont des champignons microscopiques. Les levures mangent le sucre et cela fait de l’alcool.</p>



<p>Dans le cas du Porto, lorsque la moitié du sucre du jus de raisin a été transformé en alcool, au bout de 2/3 jours environ, on soutire le jus tout en y ajoutant une certaine quantité d’eau-de-vie de vin. On appelle ça du <strong>brandy</strong>, c’est un alcool neutre, incolore, titrant 77°à peu prés. Et cette opération, c’est ce qu’on appelle le <strong>mutage</strong>. Voilà pourquoi le Porto est un <strong>vin muté</strong>.</p>



<p>Cette augmentation du degré alcoolique du vin a pour effet d’arrêter l’action des levures, et par conséquent de <strong>stopper la fermentation</strong> avant que tout le sucre ne soit transformé en alcool. C’est comme ça qu’on se retrouve avec un vin sucré et un degré d’alcool qui est passé de 4/8 degrés avant mutage à un degré entre 16 et 22 degrés dans le cas du Porto.</p>



<p>Au passage, notez le tragique destin de ces levures, qui sont à l’origine de l’élément, c’est-à-dire l’alcool, qui au final les tue.</p>



<p>Alors évidemment, la qualité du brandy rajouté n’est pas fondamentale mais certaines maisons s’attachent quand même á incorporer un alcool de qualité.</p>



<p>Ensuite, le vin repose tout l’hiver dans les <strong>chais de stockage</strong> sur place, dans la Vallée du Douro, avant d’être rapatrié, au printemps de l’année suivante, quand le climat se réchauffe et risquerait de faire vieillir prématurément les vins, vers Porto ou plus exactement <strong>Vila Nova de Gaia</strong>.</p>



<p>En effet, les chais des grandes maisons de Porto se situent au cœur du <strong>quartier historique</strong> de Vila Nova de Gaia, qui fait face au quartier historique de Porto, de l’autre côté du Douro. Vous avez peut-être en tête cette image de Porto d’un côté, Vila Nova de Gaia de l’autre et le fameux pont qui enjambe le fleuve.</p>



<p>Ces chais abritent la plupart des stocks de portos en phase de vieillissement, ainsi que des caves. Ils sont immenses, frais, sombres avec des <strong>murs épais</strong> de façon à ce que la chaleur ne rentre pas, permettant aux vins de vieillir tranquillement.</p>



<p>Historiquement, ils faisaient trop chauds pour faire l’élevage des vins dans la Vallée du Douro et c’est pourquoi cet élevage devait obligatoirement être fait à Vila Nova de Gaia, qui au bord de l’<strong>Atlantique</strong> jouit d’un climat plus frais.</p>



<p>Aujourd’hui cette obligation n’existe plus et le vin peut aussi être élevé, avec autorisation, dans le vignoble dans des endroits correctement climatisés á l’intérieur des <strong>Quintas</strong>, qui sont les exploitations viticoles de la Vallée du Douro.</p>



<p>A votre avis, pourquoi un vin qui s’appelle Porto est élevé non pas à Porto mais sur la rive d’en face&nbsp;? Comme souvent, les décisions sont prises pour des motifs économiques et dans le cas présent, c’était juste á l’époque une histoire de <strong>taxes</strong> plus faibles á Vila Nova de Gaia.</p>



<p>Continuons sur le processus d’élaboration. Une fois que le vin arrive au chai, les maisons de vin décident de son utilisation et de son <strong>élevage</strong>. Parce qu’il n’y a pas un vin de Porto mais une multitude qui diffèrent notamment selon la méthode d’élevage.</p>



<p>Il y a des <strong>Portos blancs</strong>, des <strong>Portos rouges</strong> qui sont les plus connus mais aussi des <strong>Portos Rosés</strong>.</p>



<p>Les Portos rosés, on ne va pas trop en parler parce que ce ne sont pas ceux qui ont le plus d’intérêt. Ce sont des vins qui ont été créés dans les années 2000 et en général ça se boit à l’apéro.</p>



<p>A l’apéro, vous pouvez ouvrir aussi un Porto Blanc, qui marche bien avec du Schweppes, c’est le fameux Portonic, avec d’autres cocktails également, les barmen peuvent s’en donner á cœur joie.</p>



<p>Le Porto blanc va de l’extra sec à l’extra-doux, il y a aussi des mentions d’âge, des catégories comme Old white, Old Reserve, Very old Reserve. Bref, il y a pas mal de choses.</p>



<p>Nous, on va s’intéresser plutôt aux <strong>Portos rouges</strong>.</p>



<p>Globalement, les Portos se sont des <strong>assemblages</strong> de plusieurs cépages, plusieurs parcelles et plusieurs années.</p>



<p>Il y a 2 types de portos&nbsp;: les <strong>Ruby</strong> et les <strong>Tawny</strong>, ils sont faits de la même façon et c’est leur méthode d’élevage qui les différencie.</p>



<p>Ils peuvent être élevés en grands foudres de chêne ou en cuves avec un élevage á <strong>l’abri de l’air</strong>, ce sont les Ruby ou en petits fûts et suivre un <strong>élevage oxydatif</strong>, avec plus de contact avec l’air, ce sont les Tawny.</p>



<p>On va voir ça en détail. Commençons par les <strong>Ruby</strong>.</p>



<p>Les Portos Ruby sont élevés dans des cuves inox ou dans des foudres de 10000 á 100000 litres, des foudres énormes, ce qui permet d’avoir un vin avec très <strong>peu de contact</strong> avec le bois et avec l’air et de conserver la couleur rubis initiale et les arômes fruités des raisins. Ce sont des arômes fruités de cerise, de mûres et de cassis.</p>



<p>Les Portos Ruby classiques sont des assemblages, ne sont pas millésimés et mis en bouteille rapidement, on est sur un élevage court, pas plus de 2 ans. Ce sont des Portos de base on va dire, à consommer rapidement.</p>



<p>Le porto <strong>Ruby Reserve</strong>, c’est la même chose mais en un peu plus qualitatif.</p>



<p>Ensuite il y a le <strong>Porto Vintage</strong>, et là c’est le nec plus ultra. C’est un vin qui n’est produit que les années <strong>exceptionnelles</strong>, en général 3 par décennies même si aujourd´hui il y a des maisons qui en produisent quasiment tous les ans. C’est donc un <strong>Porto millésimé</strong>, d’une grande complexité, Il séjourne entre deux/trois ans en foudre et ce sont des vins qui vieillissent des décennies en bouteille.</p>



<p>Notez que vous pouvez trouver parfois aussi des <strong>Single Quinta Vintage</strong>, ce sont des Vintage dont les raisins ne proviennent que d’une seule exploitation.</p>



<p>Ensuite, il y a le <strong>LBV</strong>, c’est un vin millésimé également mais vieilli plus longtemps dans le bois puisque son nom signifie mis tardivement en bouteille, 4 á 6 ans et qui sont prêts à consommer dés la mise en bouteille même certains peuvent vieillir en bouteille également plusieurs années. Ce sont des vins plus accessibles que les Vintage et moins chers, issus de lots qualitatifs.</p>



<p>Le Porto Ruby marche bien avec les <strong>fromages</strong>, des fromages crémeux comme le Brie pour les Reserve, des fromages à pâte persillée comme le Shilton ou le Roquefort pour le Vintage, avec le <strong>chocolat </strong>aussi, un carré ou un bon gâteau, un fondant par exemple.</p>



<p>Attention, une fois qu’ils sont ouverts, ils doivent être bus rapidement parce qu’ils sont sensibles à l’<strong>oxydation</strong> comme les vins tranquilles.</p>



<p>Pensez quand même que ce sont des vins sucrés et le sucre tapissent le palais et l’anesthésie. Donc moi personnellement, je préfère ce type de vins en fin de repas et des vins avec une belle acidité en début de repas pour au contraire aiguiser ses papilles.</p>



<p>Ensuite la seconde famille, ce sont les <strong>Tawny</strong>.</p>



<p>Les Portos Tawny sont des Portos élevés en petits fûts qu’on appelle des <strong>pipas</strong>, d’environ 550/650 litres. Ils ont donc un contact avec l’oxygène plus important, et évoluent plus rapidement que le porto élevé en foudre de grande capacité.</p>



<p>Ils peuvent être élevés pendant des décennies et au fil du temps, ils s’oxydent et perdent leur couleur rouge pour prendre une <strong>couleur ambrée</strong>, un petit peu fauve dite <strong>Tawny</strong>. Ici, on ne cherche pas les tannins ou le bois, d’ailleurs les fûts sont des fûts de plusieurs vins ayant été utilisés préalablement dans le Douro, mais on cherche l’oxydation.</p>



<p>Leurs arômes passent d’arômes fruités á des arômes tertiaires de fruits secs, de caramel, de noix, d’épices douces également. Et plus le contact avec le bois est prolongé, plus ces arômes s’intensifient.</p>



<p>Cela donne des vins riches, moelleux, soyeux.</p>



<p>Vous avez donc des <strong>Tawny classique</strong>s, qui restent un temps court en fûts, 2 ans à peu près.</p>



<p>Des Tawny <strong>vieillis </strong>plusieurs années en fûts, donc avec mention d’âge 10, 20, 30 et plus de 40 ans d’âge.</p>



<p>Juste une petite précision, quand on dit 20 ans d’âge par exemple, il s’agit d’une moyenne d’âge des vins. Si vous mélangez des vins de 10 ans et de 30 ans, ça vous donne un Tawny 20 ans d’àge.</p>



<p>Il y a aussi des <strong>Tawny Reserve</strong> et enfin des <strong>Colheita</strong>, ce qui veut dire cueillette en portugais, qui sont des vins de qualité supérieure provenant d&rsquo;une seule vendange, donc des Tawny millésimés qui séjournent en fûts pendant des laps de temps variables mais jamais moins de 7 ans avant d’être mis en bouteille.</p>



<p>Ce sont des vins qui ne vieillissent plus en bouteilles.</p>



<p>Les Tawny, on peut les boire légèrement rafraîchi sur de nombreux plats comme un foie gras, un Comté, un dessert au caramel ou avec des noisettes, une tarte aux fruits, des fruits séchés, notamment les plus vieux, des mets qui rappellent ces arômes tertiaires.</p>



<p>Une fois ouverts, ils peuvent <strong>se garder</strong> plusieurs semaines sans problème.</p>



<p>Pour faire tous ces vins, la Vallée du Douro dispose d’une mosaïque de cépages traditionnels, <strong>autochtones</strong>. Chaque terroir possède un cépage de prédilection sur lequel il va s’exprimer au mieux. Il y en a plus de 80 mais certains sont plus importants que d’autres. Ce sont de cépages á peau épaisse qui donne des vins très colorés dans le cas des rouges, avec beaucoup de matières et de tannins.</p>



<p>En général ils sont cultivés séparement, parfois complantés, et une fois ramassés, sont mélangés afin de co-fermenter.</p>



<p>En rouge, si vous voulez les retenir dites-vous qu’il y a 2 familles&nbsp;: les <strong>Touriga</strong>, Nacional, Francesa, et les <strong>Tinta</strong>, Roriz, Barroca et Cão.</p>



<p>Et en blanc, la Malvasia Fina, le Viosinho, le Gouveio, le Donzelinho</p>



<p>Ce qu’il faut comprendre avec tout ça, c’est que les producteurs de Porto n’ont pas vraiment une culture de cépages puisqu’au final tout est mélangé mais plutôt une <strong>culture d’assemblage et d’élevage</strong>.</p>



<p>Maintenant que vous en savez plus sur le Porto, je ne peux pas ne pas vous parler de son <strong>histoire</strong>, qui est passionnante pour que vous compreniez pourquoi on peut boire du Porto.</p>



<p>La vigne serait présente au Portugal depuis plus de deux mille ans. Mais l’émergence du porto tel que nous le connaissons aujourd’hui date de la deuxième moitié du XVIIe siècle.</p>



<p>Ce qui va tout déclencher, ce sont des mesures prises par <strong>Colbert </strong>en 1667, alors premier ministre de Louis XIV, visant à limiter les importations françaises venant de l’Angleterre. En représailles, le Roi Charles II d’Angleterre augmente les droits de douane sur les vins français, puis en stoppe carrément l’importation, obligeant les <strong>négociants anglais</strong> á trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.</p>



<p>Ils vont donc se tourner vers leurs amis portugais, d’autant que l’Angleterre et le Portugal sont déjà en étroite relation depuis la signature de différents traités commerciaux. Et cela déjà depuis le 15ème siècle.</p>



<p>Comme les vins des régions côtières portugaises, qui sont beaucoup plus humides, sont un peu maigrelets pour nos amis anglais, les marchands s’intéressent aux vins plus charpentés de l’intérieur des terres, une région beaucoup plus chaude et ensoleillée, vous l’aurez compris le <strong>Douro</strong>.</p>



<p>Oui mais voilà, c’est une région <strong>montagneuse</strong> qui rend impossible le transport du vin jusqu’aux ports de la côte par voie terrestre. Ils sont donc acheminés par barque, appelées <strong>barco rabelo</strong> (des bateaux à fond plat spécialement conçus pour naviguer sur ce Douro parfois dangereux), et donc acheminés sur le Douro jusqu’à son embouchure à Porto afin d’être expédiés par bateau en Angleterre. Et c’est comme ça que Porto devient la ville <strong>incontournable</strong> du commerce des vins, dans laquelle devront s’installer tous les marchands de vins.</p>



<p>Et même si les vins proviennent d’une zone située à 80 km à l’est de la côte, les vins prennent le nom du port à partir duquel ils sont exportés&nbsp;: <strong>Vinho do Porto</strong>, le vin de porto.</p>



<p>Le problème, c’est que la route est longue jusqu’en Angleterre et quand les vins y arrivent, ce n’est plus très bon. Pour les protéger, on a l’idée de les <strong>fortifier</strong>, c’est-à-dire rajouter de l’alcool, avant expédition. Donc, on y ajoute une petite quantité d’eau de vie, qu’on appelle le <strong>brandy</strong>, qui augmente le degré d’alcool du vin et l’empêche de s’abîmer.</p>



<p>Un personnage important dans l’histoire du Porto est le <strong>Marquis de Pombal</strong>.</p>



<p>Dans la 2ème partie du 18ème, alors que tout allait bien pour les vins du Douro, la demande chute notamment en raison de <strong>fraudes</strong> et de mauvaise qualité de vins. Le Marquis de Pombal, alors premier ministre, entreprend en 1756 de <strong>réglementer</strong> le négoce du porto, qui passe sous le contrôle de l’Etat et de délimiter la zone de production du Douro par 335 bornes de granit, des gros blocs appelées <strong>marcos pombalinos</strong>. Un an plus tard, on établit également la <strong>classification</strong> détaillée des vignes.</p>



<p>C’est pour cela qu’il est admis que Porto bénéficia du premier <strong>système</strong> d’appellation au monde en 1756.</p>



<p>La qualité des vins de Porto <strong>s’améliore</strong> et s’ensuit une nouvelle période de prospérité.</p>



<p>C’est aussi à cette époque que se précise la méthode d’élaboration du Porto. Lors des premières années, les vins étaient parfois fortifiés avec du brandy, avant expédition, en prévision des rigueurs de la traversée de l’Atlantique. Or petit á petit, on commence á ajouter le brandy en cours de fermentation, comme c’est pratiqué aujourd’hui, pour faire des vins plus sucrés et plus riches en alcool. Ce dont les anglais raffolent.</p>



<p>Au 19ème siècle et au 20ème siècle, le commerce du Porto va alterner des périodes <strong>fastes </strong>et des périodes plus <strong>compliquées</strong> liées aux guerres, aux fraudes, aux maladies comme le <strong>phylloxéra</strong> pour devenir aujourd’hui un vin muté incontournable dans le monde.</p>



<p>Dans la Vallée du Douro. Il y a près de <strong>3000 viticulteurs</strong>. Se cotoient des quintas importantes comme Quinta de Vargellas qui appartient à Taylor ou Quinta da Roeda qui appartient á Croft et des petits vignerons qui pour beaucoup vendent leurs vins aux grandes maisons.</p>



<p>Juste un mot sur le <strong>système de cadastre</strong> mis en place. Il attribue des <strong>points</strong> à chaque parcelle sur un certain nombre de critères. Par exemple la localisation, l’altitude, l’inclinaison, etc…Ces points donnent un total et en fonction du total obtenu par la parcelle, celle-ci est classée de A à F, A étant le mieux. Par exemple si la parcelle a 900 points, elle est classée C. Donc un petit producteur qui possède une parcelle classée A peut vendre plus cher son raisin a une maison de Porto, un peu comme en Champagne.</p>



<p>Alors les maisons et les marques de Porto célèbres, on peut en citer quelques-unes&nbsp;: Taylor, Fonseca, Croft, Quinta do Noval, Nierpoort, Andresen.</p>



<p>Il est difficile de vous parler des <strong>prix </strong>des Portos car il y a de tout, des simples Portos aux grands et prestigieux Vintage. Vous pouvez les trouver un peu partout sans trop de difficultés.</p>



<p>Voilà, on en a fini avec Porto, c’était un gros morceau et j’espère que c’est plus clair pour vous. Je vous encourage à aller visiter Porto, c’est une ville magnifique et pourquoi faire la descente de la Vallée du Douro et goûter tous ses vins.</p>



<p>Je vous remercie de votre attention.</p>
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