Anecdotes bourguignonnes

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Anecdotes bourguignonnes

Bonjour à tous, c’est Arnaud, bienvenue sur Pod’Vins. Votre podcast 100% Vins, mais pas que…Tout d’abord merci pour tous vos retours positifs après le lancement de la chaîne. Nous allons continuer à aller voir tout ce qui se passe dans le monde du vin et des alcools partout sur la planète mais aujourd’hui on fait une petite pause parce que je vous propose un petit jeu

Je vais vous raconter de courtes anecdotes sur le vignoble bourguignon, oui mais voilà, je vais être honnête avec vous, certaines d’elles, je les complètement inventées. Bien sûr, c’est à vous de deviner quelles sont les vraies et celles que j’ai inventées.

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Allez, c’est parti, on commence par l’anecdote n°1.

L’HISTOIRE DU GRAND CRU MAZIS-CHAMBERTIN

Pendant l’occupation, les allemands ont spolié beaucoup de vignerons et notamment les bourguignons. 

En 1942, le Commandant en poste dans la région, Hans Krüger, prend ses quartiers dans la mairie de Gevrey Chambertin. Il était connu pour sa consommation excessive de vin. Il décide alors de faire main basse sur une des meilleures parcelles du village, le Clos St Jacques, alors Monopole 1ER Cru du domaine Lucien Boillot.

Dans le village, les habitants renomment la parcelle : Nazis-Chambertin. Et cette parcelle devint tristement célèbre sous ce nom.

En 1947, le Clos St Jacques passe Grand Cru doit changer de nom. Un membre du conseil Municipal propose Nazi-Chambertin en plaisantant mais c’est Mazis-Chambertin qui, après beaucoup d’hésitation, sera retenu afin de garder en mémoire cet épisode malheureux de la vie du village.

Réponse :

Hans Kruger a vraiment existé, il a vraiment été chef de la Sipo en Bourgogne en 1943, c’est-à-dire la police allemande dont faisait partie notamment la Gestapo.

Le Clos Saint Jacques existe bien et est toujours à ce jour un 1er Cru de Gevrey-Chambertin exploité par 5 propriétaires.

Vous l’aurez donc compris, cette histoire n’a jamais existé. Mazis vient de masure, ce sont de petites maisons paysannes qui étaient disposées sur les coteaux. Et masure se dit mazis en patois local.

UNE ETIQUETTE SUR LA LUNE

L’importance des vins bourguignons au 19 siècle est telle, que Jules Verne s’en inspire dans son roman « Autour de la Lune »Dans ce livre,les trois personnagesMichel Ardan, Impey Barbicane et le capitaine Nicholl décident d’aller sur la Lune grâce à un obus géant, tiré par un canon. Lorsqu’ils arrivent à destination, ils arrosent leur réussite avec une bouteille de Nuits-Saint-Georges.

En 1971, l’astronaute David Sott, à qui on avait offert une caisse de Nuits Saint Georges lors d’une précédente visite, décide, lors de la Mission Apollo 15, de rendre hommage au roman de Jules Verne et dépose une étiquette de Nuits-Saint-Georges sur la Lune !

Réponse :

Alors, c’est anecdote est vraie. Une bouteille n’a pas pu faire le voyage mais une étiquette (cuvée « terre-lune » très exactement) a été déposée dans un cratère de la lune baptisé pour l’occasion « Saint-Georges ».

LA TERRE DE LA ROMANEE CONTI

Un jour, Aubert de Villaine, le gérant de la Romanée Conti, reçoit une enveloppe contenant de la terre et quelques cailloux, accompagnés d’une lettre d’un Américain, qui avoue que lors d’un passage au domaine, il avait prélevé un peu de terre et cailloux de la parcelle de la Romanée Conti. Pour lui, à partir de ce moment, les ennuis ont aussitôt commencé. D’abord une panne de voiture, puis son avion avait failli s’écraser, son épouse et son fils avaient eu aussi tout un tas d’ennuis. Alors, il avait fait le rapprochement avec le vol, appelons-le comme ça, de la terre et c’est pourquoi, persuadé du pouvoir mystique, surnaturel de la Romanée-Conti, il renvoyait la terre et les cailloux avec un petit mot : « s’il vous plaît, remettez tout ça où c’était ».

Réponse :

Alors on ne présente plus la Romanée Conti qui est sûrement un des plus grands vins au monde, un des plus chers aussi et c’est vrai que tout ce qui s’y rapporte à une dimension un peu particulière. J’ignore si elle a un pouvoir mystique mais en tous cas cette anecdote, racontée par Aubert de Villaine, lui-même est bien vraie.

CORTON CHARLEMAGNE

Corton-Charlemagne est un Grand Cru de la Côte de Beaune.
Son nom vient de 2 empereurs qui sont tout d’abord, Othon puisque Corton vient de Curtis Othonis, qui signifie le domaine d’Othon et bien sûr celui qui a eu cette idée folle d’inventer l’école, ce sacré Charlemagne.
Alors le Corton est un vin rouge mais le Corton Charlemagne est un vin blanc.
Charlemagne était un grand amateur de vin et possédait même des vignes. Selon la légende, à la fin de sa vie, le vieil empereur avait la tremblote et était incapable de tenir son verre et de boire sans s’en mettre partout sur sa grande barbe. On arracha donc les vignes existantes et on planta des cépages blancs pour faire du vin blanc afin que les tâches de vin ne se voit plus.

Réponse :

Il semblerait que ce soit vrai mais cela reste une légende. L’histoire est quand même sympa et on a envie d’y croire.

CLOS NAPOLEON

Claude Noisot nait le 5 septembre 1787 à Auxonne. En 1808, il s’engage dans le régiment des fusiliers-grenadiers de la Garde impériale jusqu’en 1814 où il finit avec le grade de capitaine de la Vieille Garde.

En 1814, il accompagne l’empereur Napoléon Ier dans son premier exil dans la Principauté de l’île d’Elbe en tant que sous-adjudant-major du « bataillon Napoléon » de l’Ile d’Elbe.

En 1830, il est nommé au commandement de la garde nationale et participe au retour des cendres de Napoléon Ier à l’Hôtel des Invalides de Paris.

En 1835, il prend sa retraite à Fixin en Bourgogne où son épouse Nicole possède des vignes. Il achète 5 ha de terrain sur les hauteurs du village mais également à proximité une parcelle qu’il nomme « Clos Napoléon » en hommage à son mentor.

LOUIS XIV

Dans les dernières années de sa vie, Louis XIV est malade. Les médecins lui administrent tout un tas de remèdes plus ou moins fantaisistes et trouve que le vin de la Côte d’Or, comme on l’appelait autrefois, fait du bien à sa Majesté, notamment avant le coucher et que ce vin l’aide à passer une bien meilleure nuit.

Ainsi, à partir de cette époque, ce vin gagne en réputation.

Un jour, Guy Fagon, 1er médecin du roi, s’aperçoit que le 1er valet de chambre a oublié de remplir la carafe royale. Il entre dans une colère noire et s’écrie dans les couloirs de Versailles : « Que l’on apporte à Sa Majesté le vin de la Nuit ».
Au fil des années, le vin devient le vin des Nuits puis le vin de Nuits, qui donna ensuite son nom au village de Nuits-Saint-Georges qui s’appelait autrefois St Georges sur Meuzin du nom de la rivière qui coule dans le village.

Réponse :

Le Meuzin coule bien à Nuits Saint Georges mais le village ne s’est jamais appelé St Georges sur Meuzin. Désolé, c’est totalement faux.

LE CLOS DE LA MARECHALE

En 1942, Robert Grimaud, alors préfet délégué du département et qui soutient le régime de Vichy, demande au préfet régional, Charles Donati, l’autorisation de vendre un terrain de vignes des Hospices de Beaune au département pour le donner au maréchal Pétain. Le 29 mai, le Maréchal Pétain se voit remettre ses actes de propriétés mais demande au Maire de rebaptiser cette parcelle au nom de sa femme Annie, elle-même fille de vigneron.

Quelques jours plus tard, L’opération de bornage a lieu en présence du couple. Devant l’entrée de la parcelle, une pancarte a été placée sur laquelle on peut y lire : « Bienvenue au Clos de la Maréchale ».

Réponse :

Le clos de la Maréchale existe bien. Aujourd’hui, c’est un monopole 1er Cru de 9ha exploité par le domaine Jacques-Frédéric Mugnier et il est dans la famille depuis 1902. Il n’a donc jamais appartenu à la famille Pétain et l’origine de son nom est malheureusement inconnue.

Toutefois, tout le début de l’histoire est vraie puisque le Maréchal Pétain s’est bien vu attribué une parcelle en 1942 qui fut baptisé « Clos du Maréchal ».

LA GRANDE VADROUILLE

En 1966, Bourvil et Louis de Funes tournent la Grande Vadrouille en Côte d’Or. On est sur la fin du tournage et les 2 acteurs, Gérard Oury, le réalisateur et 2 autres personnes de l’équipe vont déguster chez le célèbre négociant Drouhin.

Ils descendent dans la cave principale et en remontent 4 heures plus tard. Ils sont tellement ivres qu’en remontant, Bourvil chute dans l’escalier et s’ouvre le crâne, nécessitant pas moins de 6 points de suture sur le côté droit. Le problème, c’est qu’il reste 2 jours de tournage.

C’est pourquoi Gérard Oury a dû modifier la fin du film et qu’on voit très peu Bourvil dans la fin que nous connaissons tous.

Réponse :

Il y a bien des scènes de la Grande Vadrouille qui ont été tournées en Côte d’Or, notamment à Meursault et il est probable que Louis de Funes et Bourvil étaient des bons vivants, mais l’histoire ne dit pas s’ils ont passé 4 heures dans une cave à s’arsouiller avec Gérard Oury. Bourvil finira normalement le film et cette anecdote est donc fausse.

Voilà, j’espère que ce petit format ludique vous a plu, que vous ne vous êtes pas fait abusés par mes mensonges, n’hésitez pas à m’indiquer votre score sur les réseaux. On se retrouve dans le prochain épisode où on parlera de Cote Rotie. En attendant, que ce soient des vins bourguignons ou d’ailleurs, profitez bien et avec modération comme toujours.

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