Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis très content de vous retrouver et de vous proposer un nouvel épisode qui va nous conduire vers la Bourgogne et plus spécifiquement la Côte d’Or. Ca faisait longtemps qu’on n’y était pas allé et aujourd’hui, direction la Côte de Beaune, vous savez que la région est séparée en Côte de Nuits au Nord de Beaune et Côte de Beaune au Sud, et plus exactement le petit village de Pommard.
Pommard qui tiendrait d’ailleurs son nom de Pomone, la déesse romaine des fruits, des vergers et des jardins, que les premiers habitants, dit-on, vénéraient. Il s’appelera ensuite Polmareum, Pomareum, Pomarium puis enfin Pommard.
Pommard, c’est avant tout une AOC connue dans le monde entier, qui a obtenu son statut en 1936, c’est donc une des toutes premières AOC de France, située entre Beaune et Volnay et qui produit uniquement du vin rouge à base du cépage emblématique de Bourgogne, bien sûr, le Pinot Noir. Notez toutefois que le cahier des charges de l’AOC autorise le chardonnay, le Pinot Blanc et le Pinot gris en cépages accessoires uniquement en mélange de plants dans les vignes avec une proportion totale limitée à 15 % au sein de chaque parcelle.
Ici, les vins sont soit des Pommard en appellation village soit des premiers crus puisqu’il n’existe à ce jour aucun Grand Cru sur Pommard. En revanche, il y a donc 28 premiers crus, qui représentent 35% du vignoble, dont certains, comme les Rugiens ou les Epenots, ont quasiment un statut de Grand Cru.
En raison de ses terroirs particuliers, Pommard a toujours la réputation de produire des vins puissants et structurés, voire des vins austères nécesitant un peu de temps pour s’assagir. C’est encore en partie vrai mais beaucoup de vignerons proposent désormais des vins avec plus de finesse, des tanins plus fondus dans leur jeunesse bien que tout cela dépende avant tout des terroirs et des expositions.
Car Pommard jouit d’une grande diversité de terroirs. Pour le comprendre, il suffit dans un premier temps de regarder la carte. Le village est coupé en deux par la vallée de l’Avant-Dheune, du nom du cours d’eau qui le traverse. Et de chaque côté, des vignes.
Selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre, les expositions peuvent varier d’Est, Sud-Est, plein Sud, Ouest, Nord-Ouest et même quasiment Nord.
Les sols sont également très différents, dans un périmètre qui au fond reste petit puisque l’AOC ne revendique que 315 hectares. Ainsi, plutôt des alluvions anciennes sur le bas des côteaux, des calcaires récents sur les parties hautes, autour de 250 à 330 mètres, deux zones où on trouve les appellations village, les premiers crus étant, comme vous le savez puisqu’on en a déjà parlé, en milieu de coteaux. Ici, les sols sont argilo-calcaires, bien drainés grâce à un cailloutis de débris rocheux, mais aussi marneux, bruns, riches en argile ou encore riches en oxyde de fer avec cette couleur rougeâtre caractéristique d’où vient le nom du célèbre climat les Rugiens.
D’une manière générale, les vins jeunes de Pommard dégagent souvent des arômes de fruits rouges et noirs (cerise, fraise, cassis, mûre etc…) ainsi que des notes épicées et parfois boisées en fonction de l’élevage. En vieillissant, ils vont sur des notes de cuir, de sous-bois voire des notes chocolatées ou de café. D’autant que ce sont des vins qui peuvent se garder 7/10 ans voire plus pour les plus grandes cuvées.
Vous vous regalerez sur des viandes, une belle pièce de bœuf, des rôtis, du gibier, des plats en sauce ou encore des volailles. Si vous optez pour du fromage, plutôt genre Epoisses ou un Comté affiné.
Comme beaucoup de vins de Côte d’Or, les amis, ce n’est pas cadeau, je dirais que ça commence autour de 30/35 euros et bien sûr ça monte selon les climats, les millésimes et les domaines.
Parmi ceux qui proposent du Pommard, je peux vous citer le domaine Comte Armand, Dominique Laurent, Jean-Marc Boillot, le domaine Leroy mais il y en a plein d’autres de tr`s haut niveau.
Voilà ce qu’on pouvait dire sur Pommard, un classique de Bourgogne en rouge, une valeur sûre qui certes à un coût mais qui fait toujours son petit effet sur une table. On en trouve assez facilement chez les cavistes ou sur internet. Après si l’on cherche quelque chose de précis, cela peut devenir plus compliqué mais je suis sûr que vous ne manquerez pas d’idées, avec modération bien sûr.


