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	<title>Archives des Autour du vin - Pod&#039;Vins</title>
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	<description>Le podcast 100% Vin à écouter sans modération</description>
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	<title>Archives des Autour du vin - Pod&#039;Vins</title>
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		<title>Carafer ou décanter, telle est la question&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:03:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Profiter d'un belle bouteille de vin, c'est avant tour savoir le servir, et cela nécessite comprendre la différence entre décanter et carafer un vin.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui on va parler de dégustation et plus exactement du service du vin. Car c’est bien beau de sortir de belles bouteilles, encore faut-il savoir comment les servir. Et ce qu’on va voir aujourd’hui, c’est la différence entre <strong>carafer</strong> et <strong>décanter </strong>un vin.</p>



<p><strong>Carafer</strong> un vin consiste à le verser dans une carafe dans l’unique but de <strong>l’aérer, de l’oxygéner.</strong> Alors que <strong>décanter </strong>un vin, c’est le verser dans une carafe pour isoler les <strong>dépôt</strong>s solides qui se sont créés dans la bouteille.</p>



<p>En fait, l’opération qui consiste à transvaser un vin d’une bouteille dans une carafe, le carafage ou le décantage, engendre <strong>3 phénomènes</strong>&nbsp;: la séparation des dépôts et du vin, l’aération du vin, c’est-à-dire son oxydation mais aussi la modification de sa température.</p>



<p>Je ne vais insister sur la température parce que je pense qu’il est pour tous évident que lorsque le vin change de récipient et se retrouve dans la carafe, sa température s’adapte à son milieu, que ce soit le milieu ambiant ou éventuellement un frigo.</p>



<p>Prenons donc le premier phénomène, la <strong>séparation des dépôts</strong> et du vin. Mais tout d’abord qu’est-ce que c’est que ces dépôts&nbsp;?</p>



<p>En général, ce dépôt est visible soit sur les parois de la bouteille si elle est restée couchée (ce qui en principe est la norme pour éviter que le bouchon de liège ne se dessèche) soit au fond de la bouteille si elle a préalablement été relevée ou si elle a été stockée debout.</p>



<p>Dans les vins blancs, ce sont des <strong>dépôts de cristaux</strong> que l’on peut parfois observer, et plus exactement du bitartrate de potassium. L’acide tartrique et le potassium, présents naturellement dans le raisin, peuvent cristalliser pour former des dépôts tartriques, notamment quand le vin a subi une forte variation de température ou quand il a pris un coup de froid. Ou alors, s’il a subi une mauvaise <strong>stabilisation tartrique</strong>, censée éviter ce genre de désagréments.</p>



<p>Dans les vins rouges, les dépôts sont dus à des <strong>réactions chimiques</strong> entre l’oxygène et les tanins et les anthocyanes, c’est à dire les matières colorantes.</p>



<p>Et précisons que le dépôt est sans aucun danger et ne modifie en rien le goût du vin.</p>



<p>Ainsi, si le vin présente un dépôt, il faut le <strong>décanter</strong> pour ne pas risquer de verser ces parties solides dans le verre, tout simplement parce que ce n’est pas très agréable.</p>



<p>Le décantage obéit à une technique très précise qui consiste donc à faire en sorte que seul le <strong>liquide</strong> passe dans la carafe et que les parties solides restent soit au fond de la bouteille soit sur ses parois.</p>



<p>Lorsque l’on décante un vin, son âge est important car se produit forcément le troisième phénomène, à savoir l’<strong>oxydation</strong>, un temps de contact du vin avec l’air. Quand vous ouvrez un vin jeune, ce n’est pas très grave, on va le voir ensuite, mais si vous ouvrez un <strong>vin vieux</strong>, très fragile, le danger, c’est que le vin perde sa finesse, sa subtilité et ses nuances. Le risque est de le fatiguer en quelques sortes.</p>



<p>Le temps d’aération lors d’un décantage est donc primordial. Pour des vins vieux, il est plus prudent de décanter le vin au dernier moment voire même pour certains très vieux vins ne pas les décanter du tout.</p>



<p>Et la <strong>carafe</strong> a aussi son importance. Dans le cas d’un vieux vin, il est préférable d’opter pour une carafe qui laisse peu d’air en surface du vin et de remettre le bouchon en attendant de le servir. C’est important, l’objectif n’est absolument pas d’apporter de l’oxygène au vin.</p>



<p>Pour les vins jeunes, c’est différent. Il peut faire l’objet d’un carafage ou s’il montre du dépôt un décantage. Dans les deux cas, vous avez une période d’aération qui va être bénéfique à votre vin. Ça lui permet de libérer son <strong>aromatique</strong>, d’être moins agressif pour certains vins, on dit simplement de <strong>s’ouvrir</strong>.</p>



<p>Si vous devez décanter votre vin jeune, c’est la même procédure délicate que pour le vin vieux, si vous n’avez qu’à le carafer, alors là, on peut s’en donner à cœur joie, y aller franchement et même le <strong>secouer </strong>un peu. Parce qu’il a besoin d’air.</p>



<p>Et si vous avez une carafe à l&rsquo;assise très large et au goulot très évasé, c’est encore mieux dans ce cas.</p>



<p>En principe, on carafe surtout les vins rouges. Toutefois, on peut carafer éventuellement des grands vins blancs, genre des grands Chardonnays de Bourgogne par exemple.</p>



<p>Les <strong>effervescents</strong>, eux, ne se carafent pas, au risque de perdre le côté pétillant qui fait leur intérêt.</p>



<p>Sinon, sur le <strong>temps de carafage</strong>, je dirais que ça dépend de votre vin. Si vous êtes sur un vin très costaud, plusieurs heures avant de le servir voire la veille, s’il s’agit d’un vin léger, 1 heure avant, je pense que c’est bien.</p>



<p>Si vous vous demandez à quel moment votre vin est vieux, et bien je dirais qu’il n’y a pas vraiment de règles, utilisez simplement du <strong>bons sens</strong> en fonction du millésime, le type de vin, s’il s’agit d’un cépage délicat comme le Pinot Noir ou plus costaud comme le Cabernet Sauvignon et observez si vous voyez du dépôt.</p>



<p>Enfin, si vous décidez de ne pas carafer ou décanter le vin que vous allez servir, donc le servir directement en bouteille, que vous l’ouvriez 2 heures avant ou 2 minutes avant, ça n’a pas vraiment d’importance car l’oxygénation par le col est vraiment minime.</p>



<p>Voilà, pour conclure, en gros, soit on souhaite oxygéner un vin jeune pour qu’il s’ouvre, dissiper éventuellement des odeurs de réduction (ce sont des odeurs soufrées, d’œuf pourri), c’est du carafage, soit on souhaite isoler les dépôts solides du vin, et c’est du décantage.</p>



<p>Ce sont surtout les dépôts qui posent problème, notamment en restauration car les clients n’aiment pas ça, et certains y voient, à tort, un défaut. Ce n’est pas bien grave, un petit tour en carafe et tout le monde pourra profiter du vin dans les meilleures conditions possibles, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Les bases des accords Mets &#038; Vins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si un simple verre de vin pouvait sublimer tout votre repas ? Dans cet épisode, on décrypte les secrets des accords mets et vins : progression, intensités, contrastes, pièges à éviter…Les bases essentielles pour ne plus jamais vous tromper… ou presque.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui je vous propose un petit cours d’œnologie, donc un peu différent de ce que nous faisons d’habitude mais je crois que c’est bien que de temps en temps, nous nous intéressions un peu plus à la dégustation. Donc ce dont nous allons parler, ce sont les fameux <strong>accords entre les mets et les vins</strong>.</p>



<p>C’est un sujet compliqué qui a des <strong>règles</strong>, évidemment des exceptions à la règle, mais qui surtout dépend de la perception et des goûts de chacun. Aussi, ce qui va me plaire à moi ne va peut-être pas plaire à mon voisin de table, parce que nous n’avons pas le même palais, pas la même sensibilité aux saveurs et composantes aromatiques et parce que la gastronomie, encore une fois, est une affaire personnelle, un point c’est tout.</p>



<p>L’idée de cet épisode et j’insiste sur ce point, c’est de vous proposer quelques pistes pour vous y retrouver mais il y a à chaque fois évidemment des centaines de <strong>possibilités</strong>.</p>



<p>Alors, vous allez me dire, ça sert à quoi de parler de tout ça, si au final chacun voit midi à sa porte. Et bien, c’est qu’il y a quand même des grands <strong>principes </strong>à respecter, des erreurs à ne pas commettre et que tout cela peut vous aider à orienter vos choix et vos stratégies d’accords. Et le plus important, c’est de comprendre pourquoi il est préférable d’associer certains plats avec certains vins et pas avec d’autres.</p>



<p>Pour cela, il faut garder à l’esprit que le vin et la nourriture que nous consommons ont des saveurs, des arômes et des textures. Ce sont le sucré, le salé, l’amer, l’acide, l’umami, l’alcool, le gras, les épices, le piquant, les bulles, etc…plus toute la liste d’arômes dont nous nous servons pour décrire les vins.</p>



<p>Et en fait, c’est tout cela qu’il va falloir <strong>assembler</strong> pour obtenir un bel accord.</p>



<p>Un <strong>bel accord</strong>, c’est quoi&nbsp;? C’est un accord qui va faire que ni le plat ni le vin ne va prendre le dessus sur l’autre. Ce n’est pas un combat de boxe, c’est une valse, un mariage, une harmonie qui au final fait que l’ensemble est meilleur que le plat ou le vin pris individuellement. En gros, un plus un ne font pas deux mais font trois. Il en résulte donc qu’il est indispensable de toujours <strong>équilibrer </strong>les intensités. Pas de vin puissant avec un plat léger et vice-versa.</p>



<p>Avant de parler d’accords, il y a quelques <strong>règles</strong> fondamentales de base à respecter.</p>



<p>Tout d’abord, il est important de respecter une <strong>progression</strong> lors d’un repas. Vous devez commencer par les vins les plus légers et finir par les vins les plus costauds et enfin les vins sucrés. Et cela appelle plusieurs remarques.</p>



<p>Si on suit cette règle de progression, on ne finit pas par le Champagne. Les bulles amènent de la fraîcheur, de l’acidité donc cela n’a pas beaucoup de sens de placer un vin effervescent après un vin rouge corsé. Cela serait en quelques sortes un retour en arrière.<br>Donc on admet généralement qu’on commence un repas avec un vin effervescent, puis un vin blanc sec, un vin rouge et on termine par un vin sucré.</p>



<p>En effet, on ne débute jamais par un <strong>vin sucré,</strong> au risque de compromettre la suite du repas. Gardez le vin sucré pour la fin du repas si votre palais peut encore le supporter. Désolé pour les aficionados, dont je ne fais pas partie, vous l’aurez compris, du foie gras et du Sauternes en entrée.</p>



<p>Ensuite, il est vrai que l’on associe généralement les viandes avec le vin rouge et les poissons avec le vin blanc. Mais vous vous doutez que ce n’est si simple. L’accord mets-vins repose avant tout sur la <strong>compréhension</strong> des caractéristiques organoleptiques des vins et des plats. Il faut prendre en considération les textures, les intensités, les arômes et les saveurs comme nous l’avons dit. Cela signifie avant tout comprendre le vin et comprendre le plat. Vous ne pouvez pas associer un vin et un plat sans préalablement les comprendre un minimum individuellement.</p>



<p>Enfin, il est essentiel de porter une attention particulière aux <strong>sauces</strong> et accompagnements. On ne boit pas le même vin avec un plat accompagné d’une sauce au vin rouge ou d’une sauce crémeuse ou forestière. Idem pour les épices auxquelles il faut être très attentif au moment de choisir un vin.</p>



<p>Il en est de même pour les <strong>méthodes de cuisson</strong> qui peuvent modifier radicalement un accord et même le rendre désagréable. On ne boit pas le même vin avec une grillade au feu de bois qu’avec un plat cuit à la vapeur.</p>



<p>Alors une fois qu’on a dit tout cela, comment on s’en sort&nbsp;?</p>



<p>Jusque-là, que sait-on&nbsp;?</p>



<p>Que l’on doit respecter une progression,</p>



<p>Que l’on doit accorder les intensités,</p>



<p>Pas de vins sucrés pour démarrer un repas,</p>



<p>Les vins effervescents au début,</p>



<p>A priori un vin rouge sur une viande et un vin blanc sur un poisson,</p>



<p>Mais que la sauce et l’accompagnement d’une part et la méthode de cuisson d’autre part jouent un rôle fondamental.</p>



<p>Ça, c’est notre base.</p>



<p>Bon, c’est déjà pas mal. Mais il faut creuser un peu plus. Et personnellement, j’aime bien l’<strong>approche</strong> par types d’accords. Et il y en a 4.</p>



<p>Tout d’abord, les accords de <strong>correspondance</strong>. En gros, qui se ressemble s’assemble. Ça va être par exemple un Muscadet aux notes iodées et salines avec des huitres ou des crustacés. La <strong>trame</strong> commune, ce que l’on cherche, c’est bien sûr le côté iodé du plat et du vin.</p>



<p>On peut imaginer aussi une viande avec une sauce forestière qui appelle un vin rouge avec des notes de sous-bois et de champignons. Un joli Côtes de Nuits par exemple.</p>



<p>C’est également le cas d’un vin <strong>sucré</strong> sur un plat sucré (avec des exceptions évidemment, comme un vin rouge sec du Sud sur un dessert au chocolat dans certains cas).</p>



<p>Mais attention, il peut avoir quelques <strong>écueils </strong>car tout ne fonctionne pas super bien. Par exemple, un vin <strong>gras</strong> sur un plat gras peut vous donner une sensation au final lourde et désagréable. C’est un peu une affaire de bon sens. Du gras avec du gras, ça vous donne encore plus de gras. A vous de voir si c’est ce dont vous avez envie. C’est pourquoi, souvent, Il est préférable, au contraire, de marier un plat gras avec un vin avec plus ou moins d’acidité pour compenser le gras du plat.</p>



<p>Et ça, c’est le deuxième type d’accord. Les accords de <strong>contraste</strong>. Par exemple, gras et acidité. L’idée, c’est de jouer avec les contrastes, que ce soit des contrastes de saveurs, d’arômes ou de textures.</p>



<p>Cela va être par exemple du saumon, un poisson gras, avec un blanc sec assez vif. Des sushis avec du champagne, avec d’un côté la chair tendre du poisson cru et de l’autre la vivacité des bulles. Ou encore le Sauternes et le Roquefort, une opposition sucrée/salée.</p>



<p>Le troisième type d’accords, ce sont les accords <strong>locaux</strong> ou régionaux. Il faut souvent faire confiance à la gastronomie locale, et si dans une région, il y a un plat emblématique et un vin typique de la région, il est fort à parier que les deux forment une magnifique <strong>combinaison</strong>.</p>



<p>Il y a en énormément comme le Sancerre et le Crottin de Chavignol, le Munster et le Gewurztraminer, le Pauillac et l’agneau, le Jurançon et l’Ossau Iraty, un Cahors avec un confit de canard ou encore le camembert et le cidre, etc, etc…</p>



<p>Enfin, le dernier type d’accord, c’est un accord de <strong>couleur</strong>. Prenons l’exemple du poulet. Pour faire simple, si la façon dont il est cuisiné est plutôt rouge, genre basquaise ou à la sauce tomate, il est souvent conseillé de l’accompagner d’un vin rouge. En revanche, si vous êtes sur une sauce crémeuse blanche, il vaut mieux opter pour un vin blanc.</p>



<p>Idem pour les poissons. Imaginons un poisson avec une sauce rouge, il faudra déroger à la règle du poisson/vin blanc et plutôt partir sur un vin rouge, mais bien sûr un vin qui n’écrase pas la délicatesse de votre poisson.</p>



<p>Au fond, c’est en quelques sortes l’élément le plus <strong>marquant</strong> du plat qui donne un peu la tendance. Et les aliments influencent plus le goût du vin que l’inverse.</p>



<p>On pourrait s’arrêter là, mais on peut encore être plus précis en se focalisant sur les conséquences de certaines saveurs sur le vin. Et c’est intéressant car si on maîtrise ces quelques règles de base, on s’évite les principales <strong>déconvenues</strong> en matière d’accords.</p>



<p>Voyons ça en détail.</p>



<p>Commençons par l’amertume. L’<strong>amertume</strong> d’un plat augmente la perception de l’amertume du vin. Souvent les plats ou les mets amers rendent les vins durs et asséchants. C’est la cas du café, du thé, parfois du chocolat, je dis parfois car certains vins rouges arrivent à se marier avec le chocolat, certains légumes aussi comme les artichauts, les endives ou les asperges.</p>



<p>Le <strong>piment </strong>augmente également la perception de l’amertume, de l’astringence, de l’acidité et diminue celle du caractère fruité, de la douceur. C’est pourquoi avec un plat pimenté, épicé, la cuisine asiatique par exemple, on aura tendance à privilégier un vin avec de la sucrosité ou sec mais très aromatique comme un Gewurztraminer.</p>



<p>Les vins rosés, fruités, grâce à leur fraîcheur, peuvent également bien fonctionner avec des plats épicés. A contrario, si vous optez pour un rouge très tannique, à coup sûr, vous allez faire souffrir votre palais.</p>



<p>La <strong>sucrosité</strong> et l’<strong>umami</strong> rendent également les vins plus durs, plus amers, plus astringents, plus acides, donc moins doux et moins fruités. Et c’est pour ça qu’on ne boit pas de vin sec avec un plat sucré, vous risquez de rendre le vin désagréable. Comme le Champagne à la fin de votre repas.</p>



<p>Le <strong>salé</strong> et l’<strong>acidité</strong> rendent les vins plus souples, plus fruités. Vous pouvez donc vous autoriser un vin avec de l’acidité même un peu tannique puisque que l’accord va le rendre plus souple. Mais attention il est préférable que le vin ait quand même plus d’acidité que le plat.</p>



<p>Sur les <strong>fromages</strong>, les accords sont très nombreux en fonction des grandes familles de fromages. On privilégie plutôt les vins blancs, secs et minéraux pour les fromages à pâte molle, un cidre sur un camenbert, c’est un accord très intéressant, et des vins moellleux ou liquoreux sur les vins à pâte persillée. Certains vins rouges légers et fruités iront bien avec certains fromages, notamment à pâte pressée non cuite comme le cantal ou le Saint-Nectaire. En général, il est préférable d’opter pour des rouges peu tanniques ou avec des tanins bien fondus car les tanins du vin s’accordent mal avec les fromages.</p>



<p>Un dernier point. Si le vin est d’une grande <strong>finesse</strong>, il est préférable de l’accompagner d’un mets noble. Prenons l’exemple d’un Chalis Grand Cru. Les sols kimmeridgiens de Chablis regorgent de petits fossiles en forme d’huitres, l’exogyra virgula. L’accord paraît donc évident. Oui mais voilá, l’élégance, le gras du Chardonnay en Grand Cru appelle un poisson noble, un homard, une langouste, des Saint-Jacques et non des bigorneaux, des bulots ou des huitres. Rappelez-vous, le plat et le vin doivent jouer dans la même catégorie.</p>



<p>Voilá, pour résumer, dans les grandes lignes.</p>



<p>Le Champagne, jamais à la fin du repas, à moins que vous ayez envie de conclure votre repas sur une note festive et personne ne vous en voudra. Le Champagne, c’est bien pour l’apéro et ça marche évidemment pour le reste du repas selon ce que vous avez prévu. Il y a beaucoup de belles combinaisons avec les bulles.</p>



<p>A l’apéro, optez pour un vin blanc sec, c’est ce qui fonctionne le mieux. Et surtout pas de spiritueux ou d’alcools forts si vous voulez bien profiter de la suite.</p>



<p>Les vins sucrés, c’est pour le dessert, en fin de repas ou sur de la cuisine pimentée, de la cuisine asiatique notamment sur laquelle marchent bien également les rosés frais et fruités.</p>



<p>Sur les viandes rouges, en principe on part sur du vin rouge, en faisant attention de bien respecter le même niveau de puissance entre le plat et le vin.</p>



<p>Pour les volailles, ça dépend de la sauce. Si on est sur un plat avec une sauce crémeuse alors ce sera plutôt du vin blanc.</p>



<p>Pour les fruits de mer, c’est du blanc, sec avec une belle acidité et pour les poissons, un vin blanc également dans la grande majorité des cas. Plus le poisson est noble, plus on pourra se permettre de l’accompagner avec un vin de haut niveau, un vin structuré.</p>



<p>Enfin, les fromages marchent mieux avec un vin blanc, sec en général, sauf les fromages à pâte persillée qui se marient très bien avec les vins sucrés. Les vins rouges peuvent être envisagés avec du fromage mais alors des vins peu tanniques, avec des tanins fondus, avec des fromages à pâte pressée non cuite de préférence.</p>



<p>Le sujet des accords entre les mets et les vins est un sujet très <strong>complexe</strong>, extrêmement difficile à cerner et s’apprend avec la pratique. Les grands accords dans certains restaurants ont souvent fait l’objet de tests préalables, certains certainement infructueux avant de trouver la bonne <strong>combinaison</strong>. Sans compter que certains aliments comme la vinaigrette, certains légumes ou les oeufs sont très difficiles à marier avec les vins. Donc pas de panique, ce n’est pas la fin du monde.</p>



<p>Vous connaissez désormais des règles de base d’un bon accord. Mais il n’y a pas de solutions magiques et universelles. On découvre tous les jours de fabuleux accords insoupçonnés. D’autant qu’il est très difficile de tout prendre en compte, le plat, la sauce et l’accompagnement. Et d’autant plus quand les convives ont des plats différents.</p>



<p>Evitez juste les grosses erreurs, retenez les quelques principes de bases et surtout soyez curieux, audacieux, trompez-vous, ce n’est pas très grave, et nul doute qu’avec le temps, vous maîtriserez parfaitement l’association d’un vin et d’un plat, avec modération évidemment.</p>



<p></p>
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		<title>L&#8217;alcool à l&#8217;école</title>
		<link>https://pod-vins.com/autour-du-vin/lalcool-a-lecole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 19:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a encore quelques années, nos enfants buvaient du vin, du cidre ou de la bière à la cantine, dans un système institutionnalisé impensable aujourd'hui après un demi-siècle de lutte pour protéger les petits des dangers de l'alcool.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien et aujourd’hui je vous propose un épisode un peu spécial qui va parler de la consommation d’alcool chez les <strong>enfants </strong>au 20ème siècle.</p>



<p>La lutte contre l’alcoolisme a pris un tournant majeur en 1991 avec la fameuse <strong>loi Evin</strong>, qui limite fortement le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées, notamment pour protéger les <strong>jeunes </strong>des opérations de marketing.</p>



<p>Il faut dire que le problème de l’alcool chez les jeunes n’était pas un débat nouveau et n’était même pas un débat tout court au début du 20ème siècle. Il était courant qu’ils consomment du vin au cours des <strong>repas</strong> car on considérait que seule la consommation abusive était dommageable pour la santé et qu’au même titre que la viande ou d’autres aliments, le vin donnait de la force aux enfants. Sans parler du symbole de <strong>virilité </strong>que cela pouvait représenter. Bref, le vin faisait partie de la culture de l’époque et du <strong>quotidien</strong> des français, qu’ils soient jeunes ou adultes.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout, les enfants buvaient également du vin dans les <strong>internats</strong> et les <strong>cantines scolaires</strong>, certes souvent coupé avec de l’eau pour les plus jeunes, ce qui évidemment nous paraît dingue aujourd’hui.</p>



<p>Alors en 1954, Pierre Mendès&nbsp;France, Président du Conseil sous le gouvernement de Guy Mollet, décida de s’attaquer au problème et créa le Haut Comité d’étude et d’information sur l’alcoolisme. Il s’ensuivit 2 ans plus tard une <strong>circulaire ministérielle</strong> qui interdit la distribution d’alcool dans les cantines scolaires de l’Hexagone, remplacé par un verre de lait, mais seulement aux enfants de moins de 14&nbsp;ans. Ce qui politiquement d’ailleurs fut interprété à l’époque comme un cadeau fait aux producteurs de lait, Mendès France étant élu en Normandie.</p>



<p>Par contre au-delà de 14 ans, les élèves pouvaient continuer à se désaltérer avec « des boissons ne titrant pas plus de trois degrés d&rsquo;alcool », s&rsquo;ils avaient l’accord de leurs parents. Le document précisait aussi : « pas plus d&rsquo;un huitième de litre » de vin coupé d&rsquo;eau par élève, de la bière ou du cidre léger.</p>



<p>Mais les français sont têtus et surtout en ce qui concerne des sujets aussi sensibles. Du coup, c’est souvent en cachette, notamment dans les régions rurales, que les enfants se retrouvent avec du vin dans la gourde, parfois avec le <strong>consentement </strong>des instituteurs sous la pression des parents. Et après tout, Pasteur disait bien que “l&rsquo;alcool est la plus saine et la plus hygiénique des boissons”.</p>



<p>Et la jeunesse a soif, notamment de liberté. A partir des années 60, la jeunesse s&rsquo;enivre en toute insouciance. C’est le début du <strong>binge drinking</strong>. Le phénomène inquiète et il faudra attendre 1981, sous le mandat de François Mitterrand, pour qu’une nouvelle circulaire du ministère de l’Éducation nationale élargisse l’interdiction. Selon les termes de la circulaire du 3 septembre, « l&rsquo;eau est la seule boisson hygiénique recommandable à table » et toutes les boissons alcoolisées sont désormais proscrites dans les cantines et restaurants scolaires, pour tous les élèves sans distinction d’âge. C’est en fini du vin à l’école.</p>



<p>Le dernier évènement important est la <strong>loi HPST</strong> de 2009 qui interdit la vente d’alcool et de tabac à tous les mineurs, renforçant encore la protection des enfants au-delà du cadre scolaire, parachevant un demi siècle de protection institutionnelle des plus jeunes contre les méfaits de l&rsquo;alcool.</p>



<p>Evidemment, on ne peut que se rejouir de cette évolution de la réglementation à l’égard de nos enfants car nous savons que l’alcool est toxique pour le cerveau en développement d’un enfant et qu’il risque de créer de la dépendance ou des problèmes sanitaires.</p>



<p>Malheureusement, l’alcool continue de faire des dégâts chez les jeunes. Mais les choses évoluent, certes lentement, mais positivement, et c’est tant mieux.</p>



<p>Donc si vous êtes en âge de boire du vin et de l’alcool et que vous écoutez ce podcast informez-vous, ne buvez pas n’importe quoi et surtout, je le répète assez souvent, buvez avec modération.</p>
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		<title>Choisir le vin au restaurant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Choisir le vin au restaurant n'est pas si compliqué mais demande, à défaut de connaissances, une certaine méthode, du bon sens et surtout aucun complexe.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, et tout d’abord merci de votre fidélité, Pod’Vins devient un podcast incontournable dans le monde du vin, c’est grâce à vous qui m’écoutez toutes les semaines et ça nous permet de continuer à parler de vin de façon la plus pédagogique et décontractée possible. Si vous voulez m’aider, parlez-en autour de vous, faites en sorte que les gens s’abonnent à leur tour et deviennent eux aussi de fidèles auditeurs.</p>



<p>Aujourd’hui, qu’est ce qu’on a au programme? Et bien une question que l’on me pose souvent et à laquelle sincèrement je n’ai jamais vu de réponse satisfaisante sans tomber dans des lieux communs et de grandes généralités qui ne servent au final pas à grand-chose. Et cette question, c’est comment je fais pour choisir une bouteille de vin au <strong>restaurant</strong>? Que l’on soit connaisseur ou vraiment débutant.</p>



<p>Je vais donc essayer d’y répondre à travers ma propre expérience et vous expliquez comment moi je procède mais aussi comment je ferais si j’avais moins de connaissances voire aucune connaissance.</p>



<p>Il faut d’abord distinguer deux situations. Soit vous souhaitez vous faire <strong>aider</strong>, soit vous voulez choisir tout <strong>seul</strong>.</p>



<p>Prenons le premier cas pour commencer. Vous n’avez pas le temps de regarder la carte des vins ou vous préférez qu’un membre du restaurant vous oriente. Dans ce cas, c’est assez simple, il suffit de donner quelques <strong>informations</strong> au sommelier ou aux serveurs (dans l’hypothèse où ils savent ce qu’ils vendent, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas).</p>



<p>La première information, c’est bien sûr la <strong>couleur</strong> du vin que vous souhaitez, blanc, rosé ou rouge. Si vous avez affaire à un sommelier qui en principe maîtrise les accords mets/vins vous pouvez éventuellement lui préciser ce que vous allez manger pour qu’il vous oriente.</p>



<p>Ensuite, vous pouvez indiquer si vous avez une <strong>préférence gustative</strong>. Par exemple, si vous aimez les blancs très secs, avec un peu de sucre, fruité, floraux, léger, boisé, etc…Idem pour les rouges, légers, charpentés, avec passage en fûts, etc, etc…</p>



<p>Enfin, le <strong>prix </strong>évidemment. Ce sujet est un peu délicat car, mise à part si on est prêt à faire péter le budget, on a toujours une petite gêne à révéler que l’on souhaite un bon rapport qualité/prix, surtout si l’on invite une personne ou si on est en présence de gens que l’on ne connaît pas forcément très bien. Et pourtant, il n’y a aucune honte à privilegier un vin “bon marché”, surtout vu le prix des vins sur table de nos jours. Mais rassurez-vous, j’ai une petite <strong>astuce</strong> pour cela et si le sommelier ou le serveur n’est pas “neuneu”, il comprendra sans aucun problème. Cette astuce, c’est de ne pas évoquer le prix.</p>



<p>Alors comment fait-on ? Et bien je vous donne quelques exemples. Au lieu de dire, “j’ai un budget de 20 euros maximum”, dites plutôt “j’aimerais que vous me proposiez une petite découverte” ou “le vin d’un petit producteur local” ou encore “un petit vin sympa”. Et là vous ne passez pas pour le gars ou la nana radin ou fauché mais pour une personne curieuse, sans chichi, qui en plus est prête à donner sa chance aux viticulteurs locaux.</p>



<p>Alors au final, qu’est ce que ça donne ?</p>



<p>Par exemple, “bonjour, pourriez-vous nous conseiller un vin blanc, plutôt sec, fruité, un petit blanc sympa qui passe bien?” Ou encore “Auriez-vous un vin rouge, avec de la structure, un peu costaud, d’un petit producteur de la région?”. Et si vous êtes prêt à monter en gamme mais pas à vendre un rein pour payer votre bouteille de vin, dites simplement “nous avons envie de nous faire plaisir, pourriez-vous me montrer sur la carte ce que vous avez en vin rouge, comme ci ou comme ça”. Normalement, le sommelier ou le serveur comprendra que le prix est déterminant et vous proposera des vins de différents niveaux que vous pourrez choisir en toute discrétion.</p>



<p>Et maintenant, venons-en au cas le plus complexe, celui où vous allez faire votre choix <strong>tout seul.</strong></p>



<p>La première étape est d’ouvrir la <strong>carte des vins</strong> et bien souvent, pour beaucoup, c’est du chinois. Et c’est bien normal car il est très compliqué, même en étant amateur éclairé de connaître les domaines, les cuvées, les millésimes ou encore tous les cépages ou les assemblages lorsqu’ils sont indiqués. Mais de panique, choisir un vin n’est pas examen et il n’est pas interdit de se tromper.</p>



<p>La première étape est de <strong>lire</strong> la carte des vins entièrement si vous en avez le temps. C’est toujours intéressant de lire les informations qui sont dessus, comme un livre en fait. Et cela va vous permettre dans un premier temps de repérer, peut-être des domaines que vous connaissez, des vins issus de régions que vous avez déjà testées ou des cépages familiers. C’est en fait une première passe.</p>



<p>La deuxième étape, c’est de choisir la <strong>couleur</strong> du vin. Le problème se pose bien souvent quand des convives souhaitent du poisson et d’autres de la viande par exemple, sans entrer dans le thème des accords mets et vins, que je prévois d’ailleurs d’aborder dans un podcast à venir. Alors, on choisit du blanc ou du rouge? Deux solutions dans ce cas. Soit on trouve un <strong>consensus,</strong> un rouge léger, un rosé par exemple, soit on utilise la possibilité de choisir un vin <strong>au verre</strong> pour tout ou partie de la table.</p>



<p>Une fois que la couleur du vin est décidée, c’est là que ça se complique. Si vous portez votre dévolu sur un vin blanc, il faut évidemment aller dans la rubrique des vins blancs et choisir. Et la plupart du temps, malheureusement, les cartes des vins sont très mal faites. Normalement, doivent y figurer le nom du domaine, de la cuvée, de l’appellation voire de la région, plus rarement le millésime et bien sûr le prix. Parfois on voit aussi le ou les cépages, ce que moi j’apprécie particulièrement sur une carte.</p>



<p>Et il faut fonctionner en <strong>entonnoir</strong>. On est parti de la carte globale, on est passé sur la rubrique vins blancs dans notre exemple et on resserre encore un peu plus le choix avec le prix pour limiter notre décision aux vins que l’on peut se permettre de payer. Dans un restaurant gastronomique ou un étoilé, il y en aura beaucoup, ailleurs ce sera plus restreint.</p>



<p>Une fois les derniers prétendants identifiés, regardez toujours si vous connaissez un domaine, soit parce que vous l’avez déjà goûté, soit parce que ça vous dit quelque chose. Personnellement, je choisis souvent une cuvée d’un domaine connu et encore plus si c’est un domaine phare de l’appellation. Encore faut-il écouter Pod’Vins pour le savoir…Pourquoi? Parce que les vignerons talentueux apportent généralement le même soin à leurs grandes cuvées, très chères, qu’à leurs “petits” vins, plus économiques. Et c’est d’ailleurs au passage un principe que j’applique lors de mes achats. Si un vigneron me plaît mais que je ne suis pas en mesure de m’offrir ses grandes cuvées, je vais chercher ses cuvées plus modestes.</p>



<p>Si, comme c’est souvent le cas, aucun domaine ou vigneron ne vous dit quelque chose, il vous reste l’<strong>appellation</strong> ou le <strong>cépage</strong> pour vous décidez. Si vous vous intéressez au vin, il est fort probable que vous trouviez dans la liste un cépage que généralement vous appréciez. Ce n’est pas une garantie que le vin est bon mais bon, c’est mieux que rien.</p>



<p>Et si vraiment aucune information ne vous aide ou ne vous inspire, faîtes comme moi, buvez <strong>local</strong>. D’une part parce qu’il y a de fortes chances pour que le propriétaire du restaurant connaisse le vigneron ou du moins sa réputation localement (il ne prendrait pas le risque de proposer des vins que l’on sait inbuvables) et que d’autre part, je pense que ça fait toujours partie de l’expérience gastronomique que vous êtes en train de vivre.</p>



<p>Je crois que le <strong>prix</strong> reste l’élément le plus important dans notre décision. Tout revient donc à choisir dans notre gamme de prix acceptables. Et bien souvent, il n’y a pas beaucoup d’informations sur la carte des vins. Dans ce cas, vous pouvez vous laisser guider par votre ffeling, partir en terre inconnue, ce qui m’est arrivé récemment à l’étranger dans une petite région, connaissant peu la région, encore moins le domaine ou le cépage. Et au final, c´était bon.</p>



<p>Enfn, aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir accès à internet 24h/24. Il est donc tout à fait possible de chercher des infos sur un vin avant de le commander, voire des avis et commentaires.</p>



<p>Et je finirai sur une petite précision utile, le fait qu’on vous fasse goûter le vin avant de le servir n’a pas pour but de vérifier si vous l’appréciez mais seulement s’il n’a pas de défaut, un goût de bouchon, un défaut d’oxydation ou une mauvaise température de service.</p>



<p>Voilá, j’espère vous avoir un peu éclairé sur la façon d’appréhender le vin au restaurant, il n’y a absolument aucun complexe à avoir, parce qu’encore une fois, seuls les experts arrivent à choisir en toute connaissance de cause et cela reste souvent et pour beaucoup d’entre nous, un exercice aléatoire et incertain.</p>



<p>N’hésitez pas à prendre la responsabilité du choix du vin au restaurant, car c’est en écoutant Pod’Vins qu’on en apprend plus sur le vin mais aussi testant, en hésitant et en se trompant de temps en temps. Le tout avec modération biens sûr.</p>
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		<title>Les secrets de la bouteille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 15:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La bouteille est un objet courant et auquel on ne fait plus guère attention. Mais sa création et son développement jusqu'à celle que nous connaissons aujourd'hui renferment de nombreuses histoires passionnantes...</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien et je vous rappelle tout d’abord que vous pouvez suivre toute l’actu de Pod’Vins sur le site pod-vins.com.</p>



<p>Aujourd’hui, nous n’allons pas parler de vins mais des <strong>bouteilles </strong>et notamment de leur <strong>format</strong>. Car elles sont passées dans l’usage courant et font partie de notre quotidien mais sait-on par exemple pourquoi elles ont une capacité de 75 centilitres. Et bien c’est ce que je vais vous expliquer dans ce podcast.</p>



<p>Au XIXe siècle, les négociants britanniques étaient les principaux <strong>importateurs</strong> de vins français. Le problème, c’est qu’à cette époque, les français utilisaient le litre comme unité de mesure, mais les Anglais utilisaient le gallon impérial, qui équivaut à 4,54609 litres. Autant dire que trouver un <strong>système de conversion</strong> pour faciliter les échanges était particulièrement compliqué.</p>



<p>Du coup, du côté de Bordeaux, on décida de transporter les vins vers l’Angleterre en fûts de <strong>225 litres</strong> (en Bourgogne, les fûts, qu’on appelle des pièces, font 228 litres). Et c’était beaucoup plus pratique car cela 225 litres correspond pile poil à 50 gallons. Et 225 litres ou 50 gallons, c’est exactement 300 bouteilles de…<strong>75 centilitres</strong> bien sûr. Et voilà comment la bouteille de 75 centilitres devint la norme.</p>



<p>Et ce n’est pas tout, un gallon, soit 4,5 litres, c’est exactement <strong>6 bouteilles</strong> de 75 centilitres. Et voilà comment on en vint à vendre également le vin en carton de 6 ou 12 bouteilles.</p>



<p>Si 75 centilitres est le format le plus courant pour une bouteille de vin, vous savez évidemmnent qu’il existe d’autres formats. Et il en existe même beaucoup, allant de 10cl à 30 litres. Bien que la législation européenne ait fixé <strong>8 catégories</strong> officielles pour les vins tranquilles : 10cl, 18,7, 25, 37,5, 50, 75cl, 1 litre et 1,5 litre.</p>



<p>Au-delà, ce sont des bouteilles <strong>exceptionnelles</strong>, prestigieuses, et il semble que ce soit les champenois qui aient les premiers donné des noms particuliers à ces bouteilles. Des noms mémorables, associés à la <strong>grandeur</strong>, au pouvoir et à la longévité. Et quoi de mieux que des noms bibliques, des noms de rois, de patriarches, pour exprimer ce <strong>prestige</strong>. C’est ainsi qu’aujourd’hui vous avez le Jeroboam pour 3 litres, le Réhoboam, le Mathusalem, le Salmanazar, le Balthazar, le Nabuchodonosor, le Melchior ou le Salomon et le Melchizedek avec ses 30 litres.</p>



<p>Le <strong>Melchizedek</strong> est donc officiellement la plus grande bouteille de vin qui existe. En fait, pas tout à fait, la plus grande bouteille de vin inscrite au Guinness Book des Records contenait 3094 litres, mesurée en Suisse en 2014. Cette bouteille de vin géante mesurait 4,17 mètres de haut et 1,21 mètre de diamètre.</p>



<p>Et mettre le vin dans une bouteille plus petite ou plus grande, ce n’est pas qu’une question commerciale ou marketing. En effet, la taille d’une bouteille de vin conditionne sa bonne <strong>conservation</strong>. Pourquoi ?<br>La première raison, c’est que le vin déteste les variations de <strong>température</strong>. Et la température extérieure se diffuse à l’intérieur de la bouteille via les parois en verre. De ce fait, plus la bouteille est grande, plus le vin mettra du temps à changer de température.<br><br>La deuxième raison, c’est que le <strong>volume d’air</strong> sous le bouchon est à peu près le même dans une bouteille et dans un magnum. Mais dans un magnum, cette quantité d’oxygène est “diluée” dans deux fois plus de vin, ce qui permet une oxydation plus lente.<br><br>Enfin, le vin évolue grâce à de <strong>micro-échanges</strong> d’oxygène à travers le bouchon. Et plus la bouteille est grande, moins ces échanges ont un impact important par litre de vin.<br><br>C’est pourquoi au final, il est recommandé de privilégier les magnums de vin si vous voulez conserver du vin.</p>



<p>Mais revenons quelques années en arrière et notamment au début du 17ème siècle, date à laquelle un certain <strong>Sir Digby</strong>, un aristocrate anglais, inventa la bouteille en verre moderne. Avant lui, on savait depuis le 4ème siècle faire des bouteilles en verre, mais des bouteilles <strong>fragiles</strong>, soufflées à la main, irrégulières et pas forcément étanches. Grâce à Sir Digby, le vin allait désormais pouvoir être <strong>conservé</strong> et les bouteilles être couchées, bouchées hermétiquement avec du liège et résistées à la pression pour y mettre du Champagne par exemple.</p>



<p>Et cette bouteille, elle est de couleur foncée, verte ou brune, et elle a un fond creux. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi?</p>



<p>Et bien c’est simple, le fond creux de la bouteille, qu’on appelle la « <strong>piqûre</strong> », assure sa <strong>stabilité</strong> lorsqu&rsquo;elle est posée.</p>



<p>Quant à la couleur, elle permet de bien conserver le vin qui est sensible aux rayons ultraviolets et à une exposition prolongée à la lumière. Et si elle est verte, c’est une question de <strong>chimie</strong>. Le sable utilisé pour fabriquer le verre est riche en impuretés de fer, notamment en oxyde de fer. Au contact de très hautes températures, l&rsquo;oxyde de fer absorbe les rayons rouges, donnant au verre sa couleur verte.</p>



<p>Derrière un objet aussi familier qu’une bouteille de vin se cache en réalité une histoire riche, mêlant commerce international, innovations techniques et savoir-faire ancestral. Du choix du format de 75 centilitres aux noms majestueux des grandes bouteilles, rien n’est vraiment pur hasard.</p>



<p>Chaque taille répond à des contraintes pratiques, mais aussi à des enjeux de conservation et de vieillissement du vin, ce qui fait que la bouteille n’est donc pas qu’un simple contenant : elle influence directement l’évolution et la qualité du vin et in fine le plaisir de dégustation. J’espère que désormais vous regarderez vos bouteilles autrement et que vous aurez une pensée pour tous ces hommes et ces femmes qui nous permettent aujourd’hui de pouvoir déguster nos bouteilles de la meilleure des façons, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>La Prohibition aux Etats-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 19:13:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Prohibition aux États-Unis fut une période mouvementée où l’interdiction de l’alcool déclencha, loin des effets escomptés, un tourbillon de criminalité, de tensions sociales et de résistance culturelle, avec des conséquences sur le vignoble américain.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et c’est parti pour un nouvel épisode que vous pourrez retrouver, je vous le rappelle, sur le site pod-vins.com avec sa transcription.<br>Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet d’histoire qui a marqué les Etats-Unis au debut du siècle dernier et qui nous intéresse, nous amateurs de vins, c’est la <strong>prohibition</strong>.</p>



<p>La prohibition est une période <strong>d’interdiction officielle</strong>, de fabriquer, d’importer, de vendre ou de transporter des boissons alcoolisées aux États-Unis, instaureé par le <strong>18e amendement</strong> de 1920 à 1933. Alors, le contrôle de la vente d’alcool n’est pas le fait uniquement de nos amis américains, c’est arrivé en Russie, en Suède, en Norvège, en Ecosse, au Canada mais c’est bien des Etats-Unis dont il sera question dans cet épisode parce que lorsque l’on pense à la prohibition, on pense bien sûr à l’Amérique, ses gangsters, ses flics corrompus ou incorruptibles et toutes les histoires que l’on a pu voir dans de nombreux films sur le sujet.</p>



<p>Ainsi, l’idée de ce podcast, c’est de comprendre comment on en est venu à cette interdiction et quelles ont été ses conséquences à court et plus long terme.</p>



<p>La prohibition trouve ses racines dès le début du XIXème siècle avec l’émergence aux États-Unis d’un <strong>mouvement </strong>engagé dans la lutte contre l’alcoolisme, un mouvement de « <strong>tempérance</strong> » comme on l’a appelé, et qui va devenir de plus en plus actif. L’alcool est associé à la <strong>pauvreté</strong> des classes ouvrières, le salaire passe souvent dans la boisson, au désordre, à la <strong>délinquance</strong>, aux <strong>violences conjugales</strong>, aux <strong>problèmes sociaux</strong>, etc… Bref, l’alcool est accusé, souvent à juste titre, de tous les maux.</p>



<p>Du coup, certains états, notamment du Nord, dès 1846, imposent la prohibition sur leur territoire, si bien qu’en 1916, la prohibition de l’alcool concerne 26 des 48 états américains de l’époque. Ce sont les fameux “<strong>dry states</strong>”, les états secs par opposition aux “wet states”, les états humides qui tolèrent la vente d’alcool.</p>



<p>Et ce mouvement de tempérance, il fut porté tout d’abord par les <strong>féministes</strong>, notamment les femmes de classe moyenne blanche au sein de <strong>l’Association chrétienne des femmes pour la tempérance</strong> (WCTU), qui militait également pour le droit de vote femmes qu’elles obtinrent d’ailleurs en 1920 en même temps que l’interdiction de l’alcool. Et je ne résiste pas à vous mentionner le slogan de cette association : « Les lèvres qui toucheront de l&rsquo;alcool ne toucheront pas les nôtres ».</p>



<p>Les féministes trouvèrent également un appui de poids auprès d’organisation comme <strong>l’Anti-Saloon League </strong>soutenues par des <strong>groupes religieux</strong> ou des communautés puritaines, qui entendaient lutter contre l’alcoolisme, la prostitution et la pornographie, notamment à l’intérieur des <strong>saloons </strong>justement, clairement identifiés, comme les bars ou les boìtes de nuit comme des lieux de débauche. La lutte contre l’alcoolisme deviendra alors une véritable <strong>revendication politique</strong>. D’autant que la toile de fond de tout ça, ce sont les <strong>Roaring twenties</strong>, les années folles, où, au sortir de la guerre, les américains souhaitent s’amuser et profiter de la vie.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout. Tout cela s’appuya sur un sentiment <strong>anti-immigration</strong> extrêmement fort, dans lequel la loi de prohibition trouva une partie de sa raison d’être. En fait, l’Amérique faisait face depuis de nombreuses années à des <strong>vagues importantes</strong> d’immigrants venus d’Europe (Italiens, Irlandais, Russes, etc…), catholiques ou juives, une immigration qui pour beaucoup d’américains favorables aux valeurs des WASP, était synonyme de délinquance et de <strong>méfiance</strong>.</p>



<p>Ainsi, en janvier 1919, le <strong>18ème amendement</strong> à la Constitution, complété l’année suivante par le <strong>Volstead Act</strong>, généralisa à l’ensemble de l’Union la prohibition d’alcool supérieure à un demi-degré, donc également le cidre et la&nbsp;<a href="https://www.geo.fr/voyage/tout-savoir-sur-la-guinness-la-biere-brune-preferee-des-irlandais-193149">bière</a>, à la grande surprise de beaucoup d’américains qui ne s’attendaient peut-être pas à ce que la bière soit concernée. Tout cela, exception faite des <strong>breuvages médicaux</strong>, du <strong>vin pour la messe</strong> ou pour les boissons concoctées à la maison puisque la loi n’interdisait pas la consommation d’alcool chez soi. D’ailleurs, dans les trois mois précédant la mise en vigueur de l’amendement, plus de 140 millions de bouteilles de vin se sont vendues dans tout le pays.</p>



<p>Alors quelles ont été les conséquences de la prohibition? Bon, je ne vais pas maintenir le suspens mais les effets ont été <strong>désastreux</strong> comme vous le savez.</p>



<p>La première conséquence, la plus évidente, fut <strong>l’augmentation de la criminalité</strong> et le développement supersonique du <strong>crime organisé</strong>, des trafics, des assassinats, du racket et la prolifération de dizaines de milliers de bars clandestins qu’on appellait des “<strong>Speak Easy</strong>”. La prohibition n’a pas créé le crime organisé mais a favorisé grandement son expansion.</p>



<p>A Chicago et New York notamment, les <strong>réseaux mafieux</strong>, souvent issus des milieux ethniques qui venaient d’arriver aux Etats-Unis, italiens, juifs d’Europe de l’est, irlandais, comme celui du célèbre <strong>Al Capone</strong>, se mirent en place : trafic d’alcool, drogue, prostitution, jeux d’argent et j’en passe.</p>



<p>La deuxième conséquence, c’est la <strong>corruption</strong>. Malgré l’existence de policiers incorruptibles, comme les équipes d’Eliott Ness, beaucoup fermaient les yeux sur ces <strong>activités illégales</strong>. Mais sont également concernés les juges, les politiciens jusqu’aux plus hautes autorités du pays, tous grassement payer pour me pas gêner ces trafics.</p>



<p>Ensuite, immanquablement, le marché fut inondé d’alcool de <strong>contrebande</strong> souvent coupé avec des substances toxiques causant un nombre incalculables de maladies et de décès.</p>



<p><br>Enfin la dernière conséquence et non des moindres fut l’effondrement des <strong>recettes fiscales</strong> et la perte de milliards de dollars de taxes sur l&rsquo;alcool.</p>



<p>Ainsi au début des années 30, il y avait de plus en plus d’opposants à la prohibition avec des arguments solides : l’inefficacité de la loi, la limitation des libertés individuelles, le manque à gagner sur les taxes pour le gouvernement sans compter sur le chômage qui déboucha sur une crise économique majeure et la <strong>Grande Dépression</strong>.<br><br></p>



<p>En avril 1933, le président Franklin Delano <strong>Roosevelt </strong>abrogea finalement le Volstead Act par le <strong>21e amendement</strong> qui mit un terme définitif à la prohibition. Enfin, la fin de la prohibition oui et non car chaque État put décider, dans certains comtés, de limiter ou d&rsquo;interdire l&rsquo;achat et la vente d&rsquo;alcool.</p>



<p>Un autre aspect de la prohibition, ce sont ses conséquences sur le <strong>vignoble américain</strong>. Evidemment, ce fut une catastrophe puisque de nombreux établissements durent fermer, et laisser leurs vignes à l’abandon. Ce qu’il fait qu’aujourd’hui, il n’est pas évident de trouver des domaines datant d’avant la prohibition.<br>Toutefois, certains réussirent quand même à passer entre les gouttes. En produisant du raisin de table et du <strong>jus de raisin</strong> par exemple, en produisant officiellement du <strong>vin de messe</strong>, d’ailleurs à cette époque on n’a jamais produit autant de vin de messe, comme par hasard ou alors carrément en produisant et vendant du vin en toute <strong>illégalité</strong>, en tentant de ne pas se faire attraper par la patrouille.<br>Quoiqu’il en soit, une fois la prohibition terminée, le vignoble américain dut renaître de ses cendres, se réinventer et progresser pour devenir l’un des plus intéressants au monde. Et c’est en 1976, avec le fameux <strong>Jugement de Paris</strong>, que l’on s’intéressa vraiment au vin américain.</p>



<p>En définitive, si la Prohibition a eu quelques effets positifs marginaux (comme la baisse de la mortalité par cirrhose), elle a surtout démontré l&rsquo;inefficacité d&rsquo;une loi visant à limiter drastiquement les libertés individuelles, ouvrant la voie à une criminalité et une corruption sans précédent. Aujourd&rsquo;hui, plus de 100 ans après la loi de prohibition de l’alcool, cela reste un sujet qui continue de diviser aux États-Unis, héritage direct de cette période mouvementée. En attendant, pour ceux qui aiment déguster du vin, de la bière ou des alcools, nous avons la chance de pouvoir le faire librement, mais avec modération bien évidemment.</p>
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		<title>Pet&#8217;Nat, pétillant et naturel !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 09:20:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vin vivant, surprenant et parfois déconcertant, le Pet Nat a vu sa cote de popularité exploser auprès d'une clientèle soucieuse de boire un bon vin effervescent, sans devoir dépenser des fortunes et tout en respectant des principes écologiques.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis trés heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode qui, une fois n’est pas coutume, va pétiller puisque nous allons encore parler d’un vin effervescent et ce vin, c’est le <strong>Pet Nat</strong>.</p>



<p>Pour ceux qui ne connaissent pas Pod’Vins, et bien j’essaye de vous donner le plus d’informations possibles sur une appellation française ou étrangère, sur un concept ou sur des sujets qui gravitent autour du vin et des alcools, et cela dans un format très court pour que ce soit aussi digeste qu’un bon vin et que ça puisse s’écouter absolument partout.</p>



<p>Mais maintenant revenons au sujet du jour, le Pet Nat. Alors qu’est-ce-qui se cache derrière cette drôle de dénomination?</p>



<p>Et bien Pet Nat, ça veut dire <strong>Pétillant Naturel</strong>. C’est donc avant tout un <strong>vin qui pétille, donc effervescent</strong> et qui a la particularité d’être élaboré de façon naturelle, à partir de raisins cultivés dans le respect de l’agriculture biologique ou biodynamique, sans intrant ni sulfite ajouté, je vous renvoie au podcast sur le sujet si ça ne vous parle pas.</p>



<p>Mais l’originalité de ce vin, c’est qu’il est élaboré selon une méthode que l’on dit <strong>ancestrale</strong>.</p>



<p>Nous connaissons la méthode traditionnelle ou champenoise pour faire le Champagne, la méthode Charmat ou cuve close pour faire le Prosecco, la méthode de transfert qu’on utilise parfois pour le Sekt, et bien voici la méthode ancestrale.</p>



<p>La <strong>méthode ancestrale, </strong>qu’on appelle aussi rurale, artisanale ou encore gaillacoise localement du côté de Gaillac, consiste à interrompre la fermentation, en principe par le froid ou alors par filtration, et à embouteiller le vin afin que cette fermentation se termine dans la<strong> bouteille</strong>, ce qui permet d’emprisonner le gaz carbonique produit par la consommation du sucre par les levures.</p>



<p>Ainsi, contrairement au champagne, il n’y a pas de liqueur de tirage nécessaire à la seconde fermentation, aucun ajout de sucre ou de levure, c’est une méthode on ne peut plus naturelle.</p>



<p>Cela confère au Pet Nat un caractère un plus <strong>rustique</strong>, des saveurs de fruits frais, quelque chose de léger et <strong>gourmand</strong>, des bulles souvent plus discrètes et une certaine turbidité due aux levures résiduelles.&nbsp;Et pour finir un taux d’alcool plus faible (entre 7,5 et 11 degrés).</p>



<p>Contrairement aux Champagnes, un Pet Nat n’est soumis à aucune appellation. Il ne doit pas répondre au cahier des charges strict d’une AOC. Il sort donc en <strong>vin de France</strong>. Il faut bien comprendre que c’est juste une <strong>méthode de fabrication</strong>, il peut donc être élaboré à partir de n’importe quel cépage, être de toutes les couleurs (blanc, rouge, rosé, orange), provenir de n’importe quel vignoble, et peut être sec ou avoir un peu de sucre résiduel.</p>



<p>Les Pet Nat sont donc des <strong>vins uniques</strong>, que l’on ne peut pas standardiser. Il est donc impossible de vous dire à quoi un Pet Nat ressemble. Ensuite, un Pet Nat, comme tout produit naturel, peut présenter des <strong>variations </strong>et des surprises d&rsquo;une bouteille à l&rsquo;autre. Il faut donc ne pas avoir peur de prendre un risque en achetant une bouteille ou en commandant une à table.</p>



<p>La méthode ancestrale est une méthode <strong>ancienne</strong>, découverte probablement par hasard et que l’on connaissait même avant celle de la seconde fermentation en bouteille utilisée pour le Champagne, d’où son nom d’ancestrale. Il est probable qu’à l’époque, l’hiver et le froid arrivant, la fermentation <strong>incomplète</strong> pouvait s’arrêter puis reprendre au printemps une fois le vin embouteillé et les levures réveillées. D’où l’apparition de bulles.</p>



<p>Il est fort probable que si vous n’avez jamais bu de Pet Nat, vous en ayez au moins entendu parler. En effet, le Pet Nat a vu sa <strong>côte de popularité</strong> exploser et le marketing s’en est un peu emparé, il faut le dire, avec des noms rigolos et des étiquettes originales, ce qui fait dire à certains que le Pet Nat est un vin un petit peu snob, pour les bobos, un vin effervescent que l’on demande désormais dans les bars branchés des grandes villes.</p>



<p>C’est peut-être le cas mais le Pet Nat reste une <strong>alternative intéressante</strong> à d’autres vins pétillants, et qui a su séduire une clientèle plus jeune, peut-être plus soucieuse de notre environnement aussi, c’est possible, par son côté naturel.</p>



<p>Les Pet Nat restent moins chers que les Champagnes mais ne sont pas «&nbsp;pas cher&nbsp;» pour autant. Il vous faudra débourser autour de 15/20 euros pour commencer à boire quelque chose de sérieux.</p>



<p>Je ne vais pas m’étendre sur les <strong>accords possibles</strong> avec un Pet Nat, il y en a une multitude et puis ça dépend de la couleur de votre vin et de sa sucrosité. Toujours est-il que personnellement, je trouve c’est bien en apéro pour aiguiser un peu les papilles et préparer le palais au repas qui s’ensuit, ça fait du bien à la filière viticole et à notre environnement, donc ne pas se priver mais et toutefois, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>La Saint Vincent Tournante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 19:44:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Saint Vincent Tournante est une fête populaire organisée par les villages bourguignons et un grand rendez-vous annuel pour tous les amateurs de vin. Elle célèbre Saint Vincent, protecteur des vignerons et des travailleurs de la vigne mais aussi la solidarité et l'entraide entre vignerons.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui nous allons faire une petite pause au niveau des appellations et parler d’un rendez-vous annuel incontournable des vignerons bourguignons et des amateurs de vins, c’est la <strong>Saint Vincent Tournante</strong>.</p>



<p>La Saint Vincent Tournante, c’est une <strong>fête</strong> qui a lieu chaque année, à la fin du mois de janvier, dans un ou plusieurs villages bourguignons, différents chaque année d’où son nom de “<strong>tournante</strong>”, villages qui sont donc chargés d’organiser des festivités en hommage à <strong>Saint Vincent</strong>, le Saint patron de nos amis vignerons et protecteur des travailleurs de la vigne.</p>



<p>Mais qui était donc ce Saint-Vincent pour mériter tant d’honneurs?<br>Saint Vincent a une histoire assez particulière puisqu’il est né en <strong>Espagne</strong> et n’était qu’un simple diacre de <strong>Saragosse</strong> au début du IVe siècle.</p>



<p>Oui mais voilà, à cette époque, l’Espagne, sous la gouvernance du Préfet romain Dacien, se trouvait plongée dans une période de <strong>persécution</strong> féroce contre les chrétiens, commencée en 303, et qui se solda par des destructions d’églises, des arrestations et des <strong>exécutions</strong>. Ainsi, Vincent, au même titre que des milliers de chrétiens, fut arrêté, emprisonné et <strong>torturé</strong>. Les tortures infligées à Vincent furent telles que, selon les dires de Saint Augustin, seule une force surnaturelle pouvait permettre à un être humain de les endurer. Le pauvre Vincent mourut à <strong>Valence</strong> le 22 janvier 304. Celle qui fut la dernière répression du christianisme s’atténuera après l’abdication de Dioclétien en 305 et prendra fin avec l&rsquo;édit de tolérance de Galère en 311, avant la <strong>légalisation</strong> du christianisme en 313.</p>



<p>Voilà pour la petite histoire. Mais pourquoi Vincent est-il devenu Saint Patron des vignerons? Et bien la raison est assez <strong>mystérieuse</strong> mais il se raconte que parcourant l’Espagne avec son <strong>âne</strong> pour prêcher, il se serait arrêté au bord d’une vigne. Alors que Vincent discutait avec quelques vignerons, son âne se serait mis à brouter la vigne, entraînant la colère des vignerons. Toutefois, ceux-ci s’aperçurent l’année suivante que la vigne dévorée par l’âne de Vincent était devenue plus <strong>vigoureuse</strong> que les autres, faisant de l&rsquo;âne de Vincent en quelques sortes l&rsquo;inventeur de la <strong>taille</strong> de la vigne. Est-ce assez pour en faire le Saint Patron des vignerons, cela paraît quand même assez peu probable.</p>



<p>Alors il nous faut une autre hypothèse et celle-ci est peut-être <strong>étymologique</strong>. Car dans Vincent, il y a le mot « <strong>vin</strong>« , c&rsquo;est l&rsquo;un des rares prénoms dans ce cas et il y a “cent”, qui rappelle bien entendu le <strong>sang </strong>du Christ.</p>



<p>Toutefois une dernière explication renvoie à la date de la mort du pauvre Vincent, le 22 janvier, une date assez <strong>pratique </strong>pour les vignerons puisqu’elle correspond à une période assez calme, donc parfaitement indiquée pour préparer de grandes <strong>festivités</strong>.</p>



<p>Bref, c’est peut-être un peu de tout cela et toujours est-il que, depuis le Moyen Age, le 22 janvier de chaque année, les vignerons se retrouvent pour <strong>célébrer</strong> Saint Vincent. Chaque village célèbre son protecteur au travers d’une messe, d’un défilé, d’éventuelles intronisations et d’un banquet.</p>



<p>Mais l’évènement phare, depuis 1938, c’est bien la <strong>Saint Vincent Tournante</strong>.</p>



<p>Alors qu’est ce que c’est ?</p>



<p>Il faut remonter au <strong>Moyen-Âge</strong> car tout commence avec la création des <strong>sociétés de secours mutuels</strong>. Elles se mettent en place au sein des villages viticoles pour venir en aide aux vignerons en difficulté (pour cause de maladie, décès ou aléas de la vie) et dans l’incapacité de cultiver leurs vignes. Chaque membre de la société effectuent alors des corvées, au bénéfice du vigneron <strong>en difficulté</strong> selon un principe d’entraide et de <strong>solidarité</strong>. Démantelées lors de la révolution française, ces sociétés ressurgissent au XIXe siècle, deviennent laïques au fil du temps tout en conservant le même fonctionnement. Et surtout, elles se rassemblent et festoient traditionnellement le 22 janvier, pour célébrer leur Saint Patron.</p>



<p>Alors que les traditions tendent à se perdre, en 1938, la <strong>Confrérie des Chevaliers du Tastevin</strong>, elle-même créée 4 ans plus tôt, décide d’organiser la première Saint Vincent Tournante à Chambolle-Musigny, réunissant 6 sociétés de Saint Vincent. Depuis, seuls la Seconde Guerre mondiale entre 1940 à 1946 et le Covid en 2021 empêchèrent l’organisation de ce rendez-vous viticole dont le succès ne s’est jamais démenti.</p>



<p>Ainsi, désormais, le <strong>dernier week-end</strong> de janvier, les « sociétés de secours mutuel » bourguignonnes, il y a en a plus de 90, se réunissent à l’invitation d’un ou de plusieurs villages, comme ce fut le cas en 2024 avec Chambolle-Musigny et Morey Saint Denis,</p>



<p>différents chaque année, pour tout un tas de <strong>festivités</strong> : messes, défilés, cérémonies, intronisations, banquets, dégustation de vins, etc… Tout ceci afin de célébrer l’ entraide et la solidarité des vignerons et Saint Vincent.</p>



<p>Cette fête <strong>populaire</strong>, qui voit les villages décorés et animés le temps d’un week-end, rassemble des dizaines de milliers de personnes chaque année, amateur de vins ou simple curieux. En 2025, c’est Ladoix-Serrigny qui organisa la Saint Vincent Tournante et ce sera au tour des villages des Maranges en 2026.</p>



<p>Alors s’il vous prend l’envie de célébrer Saint Vincent et de déguster du vin pendant un week-end de fête, rendez-vous l’an prochain, dernier week-end de janvier, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Le vin version « nature » !</title>
		<link>https://pod-vins.com/autour-du-vin/vin-nature/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 08:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Produits sans intrants ni interventions, les vins nature “révèlent” la pureté du raisin et l’authenticité du terroir sur lesquels ils s’épanouissent. Vivants mais parfois imprévisibles, ils représentent une expérience sensorielle unique.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui, je vous propose de nous plonger dans un sujet d’actualité, assez mal compris il faut le dire, puisqu’il s’agit des vins dits <strong>nature ou naturels.</strong></p>



<p>Dans cet épisode, nous les appelerons Vins “natures” ou “naturels” mais sachez que ces terminologies, inventées par quelques précurseurs et encouragés par des restaurateurs et cavistes, n’existent pas. Pire, il est même <strong>illégal</strong> de les employer. Vous ne pouvez pas associer les mots “vin” et “nature”. C’est vous dire si le sujet est complexe à cerner d’autant qu’il y a beaucoup de confusion autour de ces notions qui s’opposent à la viticulture la plus répandue, la viticulture dite <strong>conventionnelle</strong>. On parle ainsi de viticulture raisonnée, eco-responsable, de vins bio, de biodynamie et donc de vins “naturels”.</p>



<p>Et si le 20ème siècle a vu émergé ces viticultures et vinicultures alternatives, plus respectueuses de notre <strong>environnement</strong>, c’est bien parce que certains vignerons ont réalisé que la voie empruntée par la viticulture conventionnelle n’était pas la bonne. Pire, qu’elle était dangereuse pour notre planète et notre santé.</p>



<p>En effet, le 20ème siècle fut celui de la <strong>mécanisation</strong> à outrance, de la généralisation des <strong>produits chimiques</strong> (pesticides, herbicides, fongicides, insecticides et fertilisants) dans le but notamment de rendre le travail dans les vignes plus simple et de lutter de façon plus radicale contre les maladies cryptogamiques. Dans les chais, cela s’est traduit par une volonté absolue de tout <strong>maîtriser</strong> en multipliant les <strong>techniques interventionnistes</strong> et les manipulations qui, certes corrigent les défauts et déviations, mais qui au final dénaturent le simple jus de raisin fermenté que doit être le vin.</p>



<p>Alors oui, au quotidien, les vignes sont attaquées, le climat peut être parfois destructeur et les vinifications se révéler aléatoires. Il est donc légitime que des vignerons aient vu dans la viticulture conventionnelle et ces <strong>produits de synthèse</strong> un moyen de protéger leurs récoltes et leur exploitation. Pourtant, d’autres ont courageusement décidé d’emprunter d’autres voies, parfois il est vrai avec hésitation, préférant sacrifier éventuellement une partie de leur production plutôt que de trahir leurs <strong>convictions</strong> profondes. Les vignerons dit “nature” font partie de ceux-là.</p>



<p>Alors, au fond, qu’est-ce que c’est qu’un vin “naturel” ou “nature”? Ce n’est pas simple de répondre à cette question car il n’existe <strong>aucune définition officielle</strong> ni aucun cadre juridique précis concernant ce type de vins. Cela a été envisagé mais au final abandonné. D’autant que les vignerons ont parfois des différences de vue et des approches différentes du sujet. Cependant, il existe plusieurs <strong>associations</strong> qui défendent les intérêts des vignerons “nature” et c’est sur la Charte de ces associatons que nous devons nous baser pour tenter d’y voir plus clair. Ces associations, ce sont l’AVN, l’Association des Vins Naturels, S.A.I.N.S et Vin Méthode Nature.</p>



<p>Ainsi, un vin dit naturel, c’est au minimum un <strong>vin bio</strong> ou issu d’une viticulture biodynamique, dans le meilleur des cas certifié, et dont les raisins ont été récoltés <strong>manuellement</strong>. Ça, on va dire, c’est la base. Tous les vins produits selon ces approches, selon ces philosophies, sont des vins produits de manière <strong>saine</strong>, respectueuse de la nature, avec un minimum d’interventions et surtout sans utiliser de produits chimiques. L’idée, c’est de produire des raisins <strong>mûrs et sains</strong> sur des sols vivants, grouillant de micro-organismes, permettant aux plantes de se nourrir, des sols oxygénés, aérés, une microfaune et une microflore la plus riche possible ainsi qu’une grande <strong>biodiversité</strong>.</p>



<p>Là où ces méthodes peuvent différer, c’est au niveau de la vinification. Les vins «&nbsp;nature&nbsp;» sont vinifiés sans ajouter ni retirer quoi que ce soit. Ils sont élaborés à partir de levures <strong>indigènes</strong> exclusivement et donc, sans aucun intrant ni recours à des techniques ou des manipulations brutales. C’est ce que le Syndicat Vin Méthode Nature, créé en 2019, appelle tout simplement le “<strong>Vin Méthode Nature</strong>”, une terminologie qui a été acceptée par la DGCCRF, qui peut donc s’utiliser librement et qui pourrait à l’avenir se généraliser.</p>



<p>Toutefois, quand on dit sans intrant, ce n’est pas tout à fait exact et c’est là que les divergences commencent. Vin Méthode Nature autorise, même si cela n’est pas encouragé, une éventuelle <strong>addition de sulfites</strong>, après la fermentation, et qui doit impérativement être inférieur à 30 mg/l.</p>



<p>De son côté, l’Association des Vins Naturels, l’AVN, n’autorise que des doses de S02 inférieure à 10mg/l.</p>



<p>L’Assocation S.A.I.N.S, elle, va plus loin dans sa démarche, car comme son nom l’indique, SAINS signifiant “Sans Aucun Intrant Ni Sulfite”, elle n’autorise pas l’addition de sulfites.</p>



<p>Et cette histoire de sulfites est l’un des points centraux du débat sur les vins bio et a fortori “naturels”. Il faut donc bien comprendre de quoi on parle.</p>



<p>Le <strong>S02</strong>, le dioxyde de soufre, l’anhydride sulfureux ou les sulfites, appelez ça comme vous voulez, sont produits naturellement par le processus de fermentation puisqu’ils sont synthétisés par les levures. Il y en a donc toujours dans le vin. En plus ou moins grande quantité. On ne peut pas faire autrement. Le problème, ce sont les <strong>sulfites qu’on ajoute</strong>.</p>



<p>Avant de comprendre pourquoi c’est un problème, essayons de comprendre pourquoi on en utillise.</p>



<p>Le soufre, c’est un minéral naturellement présent dans le sol. Et soyons clair, il n’y a pas de soufre dans le vin. Le <strong>soufre</strong>, c’est pour le traitement de maladies comme l’oidium éventuellement. Ce qu’on ajoute au vin, c’est une forme dérivée du soufre, en l’occurrence les fameux <strong>sulfites</strong>.</p>



<p>Et les sulfites, sur le papier, et bien ce n’est pas si mal car il ont des avantages. En effet, ce sont des <strong>conservateurs</strong>, des <strong>antioxydants</strong> qui protègent le vin de l’oxydation et ce sont également des antiseptiques et antifongiques, qui tuent les micro-organismes qui n’intéressent pas les vignerons comme des bactéries et des moisissures.</p>



<p>Ils ont enfin un rôle de <strong>stabilisant</strong> et agissent comme dissolvant et <strong>clarifiant</strong>. Ils accélèrent aussi la décomposition du raisin pour favoriser la libération des tannins et des arômes.</p>



<p>Vous comprenez que le vin étant chimiquement <strong>instable </strong>et à la merci de tout un tas de micro-organismes, les vins&nbsp;sans sulfites ajoutés&nbsp;sont très <strong>fragiles</strong>, reclament une hygiène impeccable, ont besoin de conditions de conservation parfaite, et en plus voyagent très mal, ce qui d’un point de vue commercial rend les choses encore plus compliquées.</p>



<p>Du coup, la tentation est grande d’ajouter des sulfites. On peut en rajouter :</p>



<p>-A la <strong>vendange</strong> pour transporter les raisins vers le chai sans risque de départ de fermentation ou que des raisins dans un moins bon état sanitaire ne soit attaqués;</p>



<p>-Au <strong>foulage</strong> ou à la sortie du pressoir, pour prévenir également les dérapages microbiens et l’oxydation;</p>



<p>-Pendant la <strong>fermentation</strong>, par exemple pour arrêter ou empêcher la fermentation malolactique;</p>



<p>-Au <strong>soutirage</strong>, lorsqu’on manipule le vin et qu’il passe des cuves aux fûts;</p>



<p>-Ou encore à la <strong>mise en bouteille</strong> pour empêcher l’oxydation ou toute action microbienne dans la bouteille.</p>



<p>Au final, les moments choisis pour l’adjonction de sulfites varient d’un domaine à l’autre et dépend des habitudes des vignerons ou des maîtres de chai, des choix techniques et de la qualité sanitaire de la vendange.</p>



<p>L’adjonction de sulfites dépend aussi du type de vin élaboré. En effet, pour un même résultat, tous les vins ne requièrent pas la même quantité de sulfites. Les <strong>vins rouges</strong> sont les moins exigeants car ils contiennent des antioxydants naturels dans la peau des raisins, les pépins et les rafles. Ce qui n’est pas le cas pour les <strong>vins blancs</strong>. Et ce sont les <strong>vins liquoreux</strong> qui sont le plus gourmand en SO2 car le sucre se combine avec une grande proportion des sulfites ajoutés.</p>



<p>Ne pas ajouter de sulfites, ou très peu, est donc un <strong>pari risqué</strong>. C’est pourquoi la viticulture conventionnelle autorise en France cette adjonction à hauteur de 150 mg/l pour les vins rouges, 200 mg/l pour les blancs et 400mg/l pour les liquoreux.</p>



<p>Sachant que, à titre de comparaison, l’Organisation Mondiale de la Santé a défini une dose maximale de sulfites à ne pas dépasser. 45 mg par jour pour une personne de 65 kilos. En gros, pour un homme moyen, c’est un tiers d’une bouteille de vin blanc.</p>



<p>Les sulfites ont donc beaucoup d’<strong>avantages</strong>. Mais si des seuils ont été définis et leur utilisation très encadrée, et que des vignerons sont prêts à prendre des risques importants pour ne pas les utiliser, c’est qu’il y a bien un souci.</p>



<p>Premièrement, ce sont des <strong>additifs</strong> et en ce sens, ils dénaturent le vin, d’autant plus que la quantité ajoutée est importante. Intuitivement, c’est parfaitement compréhensible.</p>



<p>D’autre part, le SO2 est un&nbsp;<strong>allergène</strong>, classifié comme tel et certains consommateurs peuvent développer des effets indésirables tels que des démangeaisons, de l’urticaire, des éternuements ou encore des douleurs abdominales. Ils peuvent aussi provoquer, pour les personnes les plus sensibles, des <strong>maux de tête</strong> et des migraines, bien qu’à ma connaissance la relation entre les deux n’ait pas été formellement démontrée.</p>



<p>C’est donc pour cela que depuis 2005, la législation de l’Union Européenne impose que le consommateur soit informé sur la présence de sulfites avec la mention sur l’étiquette «&nbsp;<strong>contient des sulfites</strong>&nbsp;», et ce à partir d’une quantité totale de S02, c’est-à-dire produit naturellement et ajoutés, de <strong>10 mg/l</strong>. Or, il n’y a quasiment pas de vins sous les 10mg/l puisque comme je vous l’ai indiqué la fermentation en produit, qu’on le veuille ou non.</p>



<p>Du coup, se pose un autre problème. Si quasiment tous les vins contiennent des sulfites, comment savoir si le vin en contient 10mg, 50mg ou 150 mg? Et bien cela ne repose que sur les informations communiquées par le vigneron, comme son appartenance à un label de vins naturels ou bio par exemple.</p>



<p>Ainsi, au-delà de l’aspect philosophique ou sanitaire, il est légitime de se demander si les vins naturels sont meilleurs ou non que les vins élaborés de manière conventionnelle. Alors qu’en est-il à la <strong>dégustation</strong>?</p>



<p>Tout d’abord, soyons clair, un mauvais vin naturel reste un mauvais vin. Tout comme un mauvais vigneron. Il n’y a pas de magie. Mais lorsqu’il est bien fait, il est le <strong>parfait reflet</strong> de son terroir, de son cépage, du millésime, bref, de ce que la nature a produit. Pour en avoir le cœur net, il faut <strong>comparer</strong> deux cuvées strictement identiques avec des niveaux de sulfites différents. Et les quelques expériences réalisées en ce sens semblent bien démontrées une différence notable entre les deux vins : plus de pureté, de <strong>digestibilité </strong>voire une plus grande légèreté pour les vins “nature”, qui a contrario, peuvent être plus troubles, n’étant pas filtrés, ou avec un léger retard dans le développement aromatique.</p>



<p>Il faut également reconnaître que certains vins “nature” peuvent présenter des <strong>défauts</strong> ou des <strong>déviations</strong> significatives. Une odeur d’écurie dues à des levures qu’on appelle les bretts, les brettanomyces, des vins oxydés, des vins huileux qui ont la maladie de la graisse ou encore des arômes rances. Et comme dirait l’autre “c’est le jeu ma pauvre Lucette”.</p>



<p>Au niveau des prix, certains avancent que les vins “nature” devraient être moins chers car ils nécessitent moins d’interventions, moins de produits. C’est selon moi ne pas avoir conscience de l’immense <strong>travail </strong>réalisé par les vignerons “nature”, que ce soit dans les vignes ou dans les chais et les risques pris chaque année pour leur exploitation, leurs salariés, leur famille, au nom de leurs convictions. Leurs efforts ont un <strong>coût</strong>.</p>



<p>Vous comprenez donc que faire des vins “naturels”, c’est simplement prendre soin de son <strong>environnement</strong> et laisser faire la nature, la question de l’addition d’une petite quantité de sulfites à la mise en bouteille pouvant marquer quelques différences entre les vignerons.</p>



<p>Sans nécessairement faire le procès de la viticulture conventionnelle, qui de mon point de vue n’aura d’autres choix que d’évoluer, il faut saluer le <strong>courage</strong> de ces vignerons “nature”, les Pierre Overnoy dans le Jura, Thierry Puzelat dans la Loire, Pierre Frick en Alsace, Sylvain Pataille en Bourgogne, et bien d’autres, engagés dans une <strong>démarche personnelle</strong> mais qui profite à notre environnement et aux consommateurs que nous sommes. Je regrette toutefois qu’ils aient d’une certaine façon à se justifier en indiquant sur leurs bouteilles que leurs vins sont produits avec des méthodes respectueuses et saines. Il conviendrait selon moi d’obliger ceux qui utilisent des <strong>produits de synthèse</strong> à l’indiquer et le détailler sur leurs étiquettes. Après tout, nous avons le droit de savoir si, d’une certaine façon, on met notre santé en danger. Ensuite, chacun est libre de ses choix.</p>



<p>Je vous laisse donc à ces réflexions et pour finir je dirais que, bien que contenant très peu de sulfites, certains vins “naturels” peuvent quand même vous donner mal à la tête si vous en abusez, alors buvez avec modération…</p>



<p></p>
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		<title>Le « vin sans alcool » existe-t-il?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 23:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le marché du vin fait grise mine, les "vins sans alcool" font de plus en plus d'adeptes, que ce soit auprès de ceux qui ne consomment pas d'alcool que des flexibuveurs. Mais parler de "vin sans alcool" a-t-il un sens?</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous vous portez bien, et comme toujours je ne saurais trop vous conseiller d’aller faire un tour sur le site pod-vins.com où vous retrouvez tout le contenu des podcasts et même des quiz désormais, pour jouer ou pour tester vos connaissances.</p>



<p>Aujourd’hui, je vous propose de nous intéresser à un sujet complexe qui soulève pas mal de questions <strong>réglementaires</strong> et <strong>sémantiques</strong>. En effet, peut-on parler de <strong>vin sans alcool</strong>? Est-ce que cela a du sens d’associer le vin, dont l’essence même est l’alcool, et l’absence d’alcool?</p>



<p>Ce sujet est d’autant plus d’actualité qu’alors le marché du vin fait grise mine, celui de ce genre de boissons, non-alcoolisées ou peu alcoolisées, que l’on appelle les “<strong>No-Low</strong>”, un terme venant de la contraction entre No Alcohol et Low Alcohol, est en pleine <strong>expansion</strong>, à la faveur de nouveaux modes de consommation et d’évènements qui s’institutionalisent peu à peu comme le <strong>Dry January</strong>.</p>



<p>Alors afin d’y voir plus clair, il faut déjà s’entendre sur ce qu’est le <strong>vin</strong>. J’imagine que vous en avez une assez bonne idée si vous écoutez ce podcast mais pour la question qui est posée aujourd’hui, il faut creuser un peu et se référer tout d’abord à la <strong>définition</strong> du mot.</p>



<p>Le dictionnaire nous dit simplement que le vin est une <strong>boisson alcoolisée</strong> provenant de la fermentation du raisin. Donc il est dans la définition même du vin que l’alcool est indispensable. La notion de vin sans alcool n’a donc, d’un point de vue sémantique, aucun sens. C’est un <strong>abus de langage</strong>, purement et simplement.</p>



<p>Mais on peut aller un petit peu plus loin en regardant ce que dit l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) sur le sujet. Selon la réglementation, le vin est défini comme, je cite, « exclusivement la boisson résultant de la <strong>fermentation alcoolique</strong> complète ou partielle du <strong>raisin</strong> frais, foulé ou non, ou du moût de raisin ». Là encore, c’est parfaitement clair et notez au passage qu’il est précisé que le vin ne peut provenir que de <strong>raisin</strong> donc se pose le même débat pour ce qu’on appelle les vins de fruits, d’orange, de citron, etc….</p>



<p>Mais revenons au « vin sans alcool ». Il n&rsquo;est donc pas considéré comme du vin au <strong>sens légal</strong>. Personnellement, franchement, ça ne me dérange pas car on comprend exactement de quoi on parle et c’est bien là l’essentiel. Mais c’est la loi, et comme vous le savez, dura lex sed lex.</p>



<p>Alors vous allez me dire, bon d’accord, mais on appelle ça comment?</p>



<p>Et bien, la <strong>réglementation européenne</strong> a introduit en 2021 deux nouvelles catégories pour les vins ayant subi un processus de <strong>désalcoolisation</strong>:</p>



<p>-Le<strong> vin désalcoolisé,</strong> dont le titre alcoométrique est inférieur ou égal à 0,5%; Et qui peut s’appeler « <strong>sans alcool</strong> », mais pas “vin sans alcool” bien sûr.</p>



<p><strong>&#8211;</strong>Et le<strong> vin partiellement désalcoolisé</strong>, dont le titre alcoométrique se situe entre 0,5% et 8,5 % vol. ou 9 % vol. (selon la zone viticole).<br>Et d’ailleurs cette dernière mention est la seule autorisée pour les AOP et IGP, sous réserve que le cahier des charges le prévoie, ce qui n’est à ma connaissance, le cas pour aucune appellation.<br><br>Sachez que la mention « <strong>0,0 % vol.</strong> » est autorisée sur l’étiquetage d’un vin désalcoolisé dès lors que la présence d’alcool n’est pas détectable à l’analyse (c’est-à-dire inférieur à 0,1 % vol.).</p>



<p>Ces mentions, qui s’appliquent aux vins <strong>tranquilles</strong> et <strong>effervescents</strong>, doivent être utilisées sur les étiquettes et dans la communication pour ces produits. De mon point de vue, elles sont peut-être un peu plus barbares que “vins sans alcool” mais elle reflète exactement ce que sont ces boissons, c’est-à-dire, du vin auquel on a retiré l’alcool.</p>



<p>Et il existe à ce jour, d’un point de vue réglementaire, trois <strong>procédés de désalcoolisation</strong> : <strong>l’évaporation sous vide partielle</strong>, <strong>les techniques membranaires</strong> comme l’osmose invese et <strong>la distillation sous vide</strong>. Chacune de ces méthodes a ses avantages, mais toutes visent à préserver au maximum les caractéristiques organoleptiques du vin original tout en retirant l&rsquo;alcool. Le choix de la méthode dépend souvent du type de vin et du degré de désalcoolisation souhaité. Je ne rentre pas dans le détail de ces techniques, l’essentiel étant de comprendre le principe général.</p>



<p>Alors à qui s’adresse les vins que l’on a désalcoolisés. Et bien, peut-être étonnament, la clientèle est assez <strong>large</strong>. Les <strong>femmes</strong>, et pas seulement lorsqu’elles sont enceintes, sont clairement ciblées.&nbsp;Mais pas seulement bien évidemment. Ce sont les <strong>jeunes</strong> également, les <strong>sportifs</strong>, les gens malades sous traitement peut-être ou tout simplement des curieux, les <strong>flexibuveurs</strong> comme on les appelle, ou des personnes qui apprécient juste ces produits. Car c’est important de le garder à l’esprit, c’est avant tout une <strong>boisson</strong>. Et si le goût de celle-ci convient, pourquoi s’interdirait-on d’en boire sous une espèce de prétexte, disons, philosophique. Il me semble donc qu’il ne soit pas incompatible de boire du vin et du vin désalcoolisé, à condition toutefois de résister à la tentation de les <strong>comparer</strong>. Parce que cela ne sert simplement à rien.</p>



<p>Il peut arriver de trouver ça et là des vins désalcoolisés qui pourraient presque nous donner l’<strong>illusion</strong> de boire du vin mais cela reste aujourd’hui peu fréquent. L’alcool est un <strong>composant </strong>essentiel de l’équilibre et du goût du vin, donc le retrait de l’alcool se traduit souvent par moins de nuances, de <strong>complexité</strong>, de fraîcheur, avec un goût qui peut être légèrement plus <strong>sucré</strong>, un manque de longueur ou de volume.</p>



<p>De plus, il faut bien avoir conscience qu’un certain nombre d´éléments peuvent être ajoutés comme que ce soit des éléments naturels, comme la gomme arabique ou le moût de raisin, mais aussi des acides, des conservateurs ou des antioxydants. Je crois même qu’il existe des vins dits sans alcool interdits aux femmes enceintes.</p>



<p>Il reste cependant possible de goûter de très bonnes bouteilles, qui doivent être juste prises pour ce qu’elles sont.</p>



<p>Aujourd’hui, nous avons parlé de vin mais chaque alcool a aujourd’hui son pendant non alcoolisé : la bière évidemment, le gin, le whisky, etc…Vous trouvez également, à côté des vins désalcoolisés, des boissons sans alcool <strong>non fermentées</strong> qui sont élaborées à partir de moûts de raisin. Donc là, nous nous éloignons encore plus de l’univers du vin mais pourtant ces boissons peuvent imiter le goût du vin et utiliser le <strong>packaging</strong> du vin pour séduire les consommateurs.</p>



<p>Un dernier point, si vous aimez acheter des vins et les conserver précieusement dans votre cave, sachez que les vins désalcoolisés possèdent une <strong>date de durabilité minimale</strong>, date à partir de laquelle le produit peut perdre ses qualités gustatives sans toutefois être considéré comme dangereux pour la santé.</p>



<p>Voilà ce qu’on pouvait dire sur cette histoire de vin sans alcool, expression, qui comme vous l’avez compris, est employée de façon <strong>abusive </strong>et nul doute que nous en entendrons parler de plus en plus. D’une part, parce qu’il est probable que les viticulteurs arrivent à produire des vins désalcoolisés de plus en plus proches <strong>gustativement</strong> des vins classiques et d’autre part, parce qu’il s’agit d’une tendance qui devrait se développer chez les consommateurs.</p>



<p>Du coup, les cavistes commencent à s’organiser voire se spécialiser, la Grande Distribution également, et je vous suggère de vous faire conseiller lors de votre achat&nbsp;pour bien profiter de votre bouteille et bien qu’il y ait peu d’alcool, buvez tout de même avec modération.</p>



<p></p>
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