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	<title>Pod&#039;Vins</title>
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	<description>Le podcast 100% Vin à écouter sans modération</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 13:15:11 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Pod&#039;Vins</title>
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		<title>Le Spritz, star des terrasses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 13:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cocktail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Spritz est devenu en quelques années la star des terrasses. Avec sa couleur orange, son goût légèrement amer et son côté rafraîchissant, le cocktail d'origine italienne séduit une clientèle toujours plus nombreuse.</p>
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<div style="height:22px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod&rsquo;Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que, je suis Arnaud et je suis très heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode. Aujourd&rsquo;hui, nous allons parler d&rsquo;un <strong>cocktail</strong> que l&rsquo;on croise désormais sur toutes les terrasses, dès que les beaux jours reviennent. Un cocktail orange vif, légèrement amer, pétillant, devenu en quelques années un véritable phénomène mondial. Le <strong>Spritz</strong>.</p>



<p>On pourrait croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une création récente. Pourtant, son histoire remonte à plus de deux siècles et commence avec du vin blanc.</p>



<p>Nous sommes au début du XIXᵉ siècle. À cette époque, une grande partie de l&rsquo;actuelle <strong>Vénétie</strong> appartient à l&rsquo;Empire d&rsquo;Autriche. Après le Congrès de Vienne de 1815, Venise et plusieurs provinces du nord-est de l&rsquo;Italie passent sous domination <strong>autrichienne</strong>.</p>



<p>Les soldats, les fonctionnaires et les diplomates autrichiens découvrent alors les vins locaux. Mais ils les trouvent souvent trop riches ou trop <strong>alcoolisés</strong> à leur goût. Ils prennent donc l&rsquo;habitude de les allonger avec un peu d&rsquo;eau. Et en allemand, le verbe <em><strong>spritzen</strong></em> signifie « asperger » ou « pulvériser ». C&rsquo;est de ce mot que naît le terme <em>Spritz</em>.</p>



<p>À cette époque, il ne s&rsquo;agit pas encore d&rsquo;un cocktail, mais simplement d&rsquo;un verre de vin légèrement allongé d&rsquo;eau, souvent de l&rsquo;eau fraîche, puis plus tard de l&rsquo;eau gazeuse lorsque celle-ci devient plus facilement disponible. Pendant plusieurs décennies, cette préparation reste très <strong>simple</strong>.</p>



<p>Il faut attendre le début du XXᵉ siècle pour voir apparaître les premiers <strong>bitters</strong> italiens. Parmi eux, deux vont marquer l&rsquo;histoire du Spritz : <strong>Aperol</strong>, créé à Padoue en 1919 par les frères Barbieri, et <strong>Select</strong>, lancé à Venise en 1920 par la distillerie Pilla.</p>



<p>Peu à peu, ces liqueurs amères remplacent la simple eau dans de nombreux cafés de Vénétie.</p>



<p>Après la Seconde Guerre mondiale, l&rsquo;utilisation des vins effervescents, notamment du <strong>Prosecco</strong>, se généralise. Le Spritz moderne est né.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, lorsqu&rsquo;on parle de Spritz, on pense presque immédiatement à l&rsquo;Aperol Spritz. Pourtant, en Vénétie, le mot Spritz désigne une véritable famille de cocktails.</p>



<p>Le point commun reste toujours le même : un vin effervescent, un bitter et de l&rsquo;eau gazeuse. Mais la recette la plus connue est devenue celle popularisée par <strong>Aperol</strong>. Trois volumes de Prosecco, deux volumes d&rsquo;Aperol et un volume d&rsquo;eau gazeuse. Le tout servi sur glace, dans un grand verre, avec une tranche d&rsquo;orange. Une recette simple, devenue célèbre grâce à la règle du « <strong>3-2-1</strong> ».</p>



<p>Mais derrière cette simplicité se cache un véritable <strong>équilibre</strong>. Le Prosecco apporte la fraîcheur, les bulles et les arômes de pomme, de poire et de fleurs blanches. L&rsquo;Aperol offre ses notes d&rsquo;orange douce, de rhubarbe et de plantes amères. Enfin, l&rsquo;eau gazeuse allège l&rsquo;ensemble et rend le cocktail particulièrement désaltérant.</p>



<p>Le choix du vin est d&rsquo;ailleurs essentiel. Le Prosecco utilisé provient généralement de Vénétie ou du Frioul-Vénétie Julienne. Élaboré principalement à partir du cépage <strong>Glera</strong>, il possède une fraîcheur et une finesse qui conviennent parfaitement au Spritz.</p>



<p>Utiliser un autre vin effervescent reste possible, mais les Vénitiens vous diront souvent que le véritable Spritz se prépare avec du Prosecco.</p>



<p>Longtemps resté cantonné au nord-est de l&rsquo;Italie, le Spritz commence à conquérir l&rsquo;Europe dans les années 2000.</p>



<p>Le véritable tournant intervient en 2011, lorsque le groupe <strong>Campari </strong>lance une vaste campagne de communication internationale autour de l&rsquo;Aperol Spritz. En quelques années seulement, il devient l&rsquo;un des cocktails les plus consommés au monde. Aujourd&rsquo;hui, il symbolise à lui seul l&rsquo;art de vivre italien. Le fameux <em>aperitivo</em>.</p>



<p>Cette tradition consiste à se retrouver en fin de journée, entre amis ou en famille, autour d&rsquo;un verre accompagné de quelques olives, de charcuteries, de fromages ou de petits amuse-bouches.</p>



<p>Le Spritz n&rsquo;est donc pas seulement un cocktail. C&rsquo;est un moment de convivialité. Une façon de ralentir le rythme avant le dîner. Une véritable institution sociale en Italie. Et depuis quelques années, les variantes se multiplient. Le Hugo Spritz, né dans le Tyrol du Sud, remplace le bitter par une liqueur de fleur de sureau. Le Campari Spritz offre davantage d&rsquo;amertume. Le Spritz au Limoncello apporte une touche plus méditerranéenne.</p>



<p>Certains barmen utilisent même des bitters artisanaux ou des vins effervescents locaux pour revisiter ce grand classique.</p>



<p>Finalement, le Spritz raconte une belle histoire. Celle d&rsquo;un simple verre de vin que des soldats autrichiens trouvaient trop puissant. Deux siècles plus tard, cette habitude est devenue l&rsquo;un des cocktails les plus célèbres de la planète. Comme quoi, les plus grandes traditions naissent parfois des gestes les plus simples.</p>



<p>Quelle que soit votre recette préférée de Spritz, c’est bien sûr à consommer avec modération.</p>
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		<title>Moulis, chasse-spleen et ideal</title>
		<link>https://pod-vins.com/france/moulis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 11:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l'ombre de ses illustres voisines, sans façade directe avec la Gironde, Moulis, plus petite appellation du Médoc, a su s'imposer et propose aujourd'hui des vins intéressants avec une proportion de Merlot plus importante.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et je vous rappelle pour commencer que vous pouvez vous abonner sur vos différentes plateformes d’écoute, me suivre sur Instagram et sur Facebook pour ne rien rater et surtout aidez-moi à faire grandir le programme en en parlant autour de vous.</p>



<p>Aujourd’hui, je vous propose de nous rendre dans le <strong>Bordelais </strong>et plus précisement dans le <strong>Médoc</strong>, à la découverte d’une appellation presque <strong>confidentielle</strong>, dans l’ombre de ces illustres voisines tels que Margaux et Saint-Julien. Et cette appellation, c’est <strong>Moulis</strong> ou Moulis-en-Médoc, les deux dénominations sont acceptables.</p>



<p>Pas facile d’exister dans le Médoc tant il y a d’appellations et de châteaux prestigieux et pourtant, Moulis, l’une des plus anciennes AOC de France et même la plus <strong>ancienne </strong>du Médoc, créée en 1938, poursuit son petit bonhomme de chemin avec succès, et ce bien qu’elle ne possède aucun cru classé.</p>



<p>Le vignoble s’étend sur un peu plus de <strong>600 hectares</strong>, c’est la plus petite appellation communale du Médoc, sur la commune de Moulis et quelques parcelles sur des communes environnantes. Elle forme un étroit <strong>ruban</strong> de dix kilomètres de long et 300/400m de large, perpendiculaire à l’estuaire de la Gironde.</p>



<p>Durant le Moyen Âge, le Médoc est le <strong>grenier</strong> de Bordeaux. Le nom de Moulis aurait pour origine le nombre important de <strong>moulins</strong> à vent ou à eau qu’il y avait sur le territoire. Des moulins installés pour la plupart sur les <strong>jalles</strong>, ces petits cours d’eau qui parsèment le Médoc en direction de la Gironde. Vous l’aurez compris, on y préfére cultiver des <strong>céréales </strong>avant que n’arrive la vigne dès le Moyen Age, vers le 13ème siècle.</p>



<p>On plante les ceps à l’ouest de la plupart des appellations communales du Médoc, à trois kilomètres de l’estuaire, et elles ne sont que deux dans ce cas, Listrac et Moulis, sans façade face à la Gironde. En effet, les viticulteurs préférent éviter l’<strong>humidité</strong> du fleuve et les brouillards, qui favorisent la pourriture et abîment leurs vignobles.</p>



<p>Du coup, du fait de son éloignement du fleuve et un climat bien sûr <strong>océanique</strong>, et malgré l’effet modérateur de l’océan et du fleuve, l’appellation Moulis est plus sensible aux <strong>variations climatiques</strong>, avec des risques de gel, ce qui fait que les petits millésimes peuvent y être compliqués.</p>



<p>Moulis est un territoire avec de légers <strong>coteaux</strong>, un paysage assez peu vallonné, entre 20 et 30 mètres d’altitude et évolue sur 3 types de <strong>terroirs</strong>, ce qui contribue à produire des vins bien distincts.</p>



<p>Tout d’abord des <strong>graves garonnaises</strong> à l’Est de l’appellation, provenant des crues de la Garonne il y a bien longtemps et qui donnent un sol pauvre, caillouteux, assez chaud et bien drainé.</p>



<p>Ensuite une plaine <strong>sablo-argileuse</strong>, issue du sable des Landes, et des <strong>graves pyrénéennes</strong> à l’Ouest, avec des poches de quartz et des petits galets blancs.</p>



<p>Enfin des sols <strong>argilo-calcaires</strong> au centre de l’AOC, une zone sur laquelle le Merlot s’exprime particulièrement bien.</p>



<p>Car à Moulis, on y produit que du vin <strong>rouge </strong>à partir des cépages bordelais classiques, Cabernet Sauvignon, <strong>Merlot</strong>, Cabernet Franc, Carménère, Malbec, Petit verdot.<br>Dans les faits, le <strong>Cabernet Sauvignon</strong> et le Merlot représentent la grande majorité de l&rsquo;encépagement à parts à peu près égales, ce qui est assez original car en général la part du Merlot est inférieur sur la rive Gauche. Rappelons que le Merlot est un cépage qui apporte de la souplesse et de la rondeur aux vins.</p>



<p>Les vins de Moulis sont des vins élégants, puissants, ronds avec cette présence de Merlot. Leur bonne structure tannique leur permet de vieillir correctement, entre 8 et 10 ans sans trop de probléme.</p>



<p>Pas loin de 40 vignerons produisent du Moulis, ainsi qu’une cave coopérative. 3 d’entre eux sont les locomotives du vignoble : <strong>Château Poujeaux, Château Maucaillou et Château Chasse-Spleen.</strong></p>



<p>Ça sort entre 20 et 30 euros pour ces 3 là, et ensuite ça reste très abordable.</p>



<p>Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur l’appellation Moulis-en-Médoc. Une appellation discrète, souvent éclipsée par ses prestigieuses voisines, mais qui mérite largement que l’on s’y intéresse. Avec ses terroirs variés, son équilibre entre Cabernet Sauvignon et Merlot, et des vins offrant un excellent rapport qualité-prix, Moulis constitue une belle porte d’entrée dans l’univers des grands vins du Médoc. Alors, lors de votre prochaine dégustation ou de votre prochain passage chez votre caviste, n’hésitez pas à lui laisser une place dans votre verre, avec modération évidemment.</p>
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		<title>Vacqueyras, en puissance et en dentelles</title>
		<link>https://pod-vins.com/france/vacqueyras-en-puissance-et-en-dentelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 19:54:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abrité par les Dentelles de Montmirail, le vignoble de Vacqueyras est l'un des 18 Crus des Côtes du Rhône, célèbre pour ses vins puissants dans lesquels dominent le Grenache.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, chaque semaine j’essaye de vous faire découvrir des régions viticoles et plein de choses autour du vin et des alcools et aujourd’hui, nous partons dans la vallée du <strong>Rhône méridionale</strong>, donc celle du Sud, dans un petit village du Vaucluse qui ne manque pas de charme mais qui a surtout un superbe vignoble. Et ce village, c’est <strong>Vacqueyras</strong>.</p>



<p>En fait, l’AOC Vacqueyras ne se limite pas au village éponyme mais englobe un autre village de la <strong>rive gauche</strong> du Rhône, Sarrians, à une dizaine de kilomètres au Nord-Ouest de Carpentras et 20 km à l’Est d’Orange, sur un total de 1450 hectares environ.</p>



<p>Les premières traces de culture de la vigne ici datent du Moyen Age. Mais c’est surtout à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle que les choses se bousculent dans le vignoble avec l’arrivée du <strong>Phylloxéra</strong>. Mais il en faut plus pour décourager les vignerons locaux qui s’attelènt à le reconstituer assez rapidement.<br><br></p>



<p>Initialement inscrite au sein de la zone géographique de l’AOC « <strong>Côtes du Rhône</strong> » en 1937, Vacqueyras est rapidement reconnue pour la qualité de ses vins. Elle est donc naturellement intégrée, dès 1955, au sein de l’AOC « <strong>Côtes du Rhône Villages</strong> » et, en 1967, le nom de la commune peut être adjoint à la dénomination. L’AOC Vacqueyras est enfin reconnue, en 1990, s’inscrivant ainsi dans la famille des fameux 18 « <strong>Crus des Côtes du Rhône</strong> ».</p>



<p>Le climat est méditerranéen, chaud et sec avec un ensoleillement important mais avec des pluies irrégulières, notamment en automne et au printemps, qui peuvent être violentes, tout comme le Mistral, ce vent du nord froid, qui souffle une grande partie de l’année mais qui permet d’assainir les vignes et de réduire la pression des maladies, ce qui finalement est un atout non négligeable.</p>



<p>Vacqueyras, c’est avant tout une appellation à 95% de <strong>rouge </strong>mais vous trouvez quelques blancs et quelques rosés qui ont droit à l’AOC.</p>



<p>C’est le <strong>Grenache noir</strong> qui domine et les vins doivent même en contenir au moins 50%, avec au sein de l’assemblage, moins de 20 % de <strong>Syrah</strong> et de <strong>Mourvèdre</strong>. C’est le fameux GSM&nbsp;: Grenache, Syrah, Mourvèdre. Mais vous trouvez également, dans une limite de 10 %, le Carignan, le Cinsault, la Counoise, etc…</p>



<p>Au total, <strong>dix-huit variétés</strong> à disposition des vignerons pour composer en fonction des différents terroirs de l’AOC. Parce que Vacqueyras jouit d’une grande <strong>diversité</strong> de terroirs où chaque cépage s’exprime de manière différente.</p>



<p>Le vignoble se situe entre celui de Gigondas au Nord et celui de Beaumes-de-Venise au Sud, d’ailleurs ce sont les 3 principaux vignobles abrités par les fameuses <strong>Dentelles de Montmirail.</strong> Pour autant, les roches à l’origine des sols de l’aire d’AOC sont d’origines et d’âges divers.</p>



<p>Ce qui fait qu’on distingue <strong>cinq terroirs</strong>.</p>



<p>Au pied des Dentelles, sur les coteaux et les piémonts, la vigne est plantée sur des terres marquées par le calcaire et les marnes. Avec également une petite zone aux sols sableux et argileux. C&rsquo;est là que naissent les vins les plus tendus et les plus frais de l&rsquo;appellation.</p>



<p>Autour du village de Vacqueyras, on est plus sur des sols mêlant sables, safres et marnes anciennes. Ces terroirs donnent souvent des vins plus subtils, aux tanins délicats, où les arômes de fruits rouges et d&rsquo;épices s&rsquo;expriment avec élégance.</p>



<p>A l’Ouest et au Sud du village se trouve la Grande Terrasse des Garrigues qui porte la majorité du vignoble. Ici dominent les galets et les graviers déposés il y a des milliers d&rsquo;années par les anciens cours d&rsquo;eau. Le soleil chauffe ces pierres tout au long de la journée et les restitue lentement à la vigne. C&rsquo;est le royaume des Vacqueyras les plus puissants, les plus généreux, ceux qui évoquent la garrigue, le thym, la réglisse et les fruits noirs (cassis, mûre, myrtille). Des vins qui ont un beau potentiel de garde et qui évoluent vers le cuir, le gibier.</p>



<p>Enfin, quelques marnes et sable fins, notamment à l’Ouest sur les bords de l’Ouvéze, de part et d’autre de la partie Nord de la Terrasse des Garrigues.</p>



<p>Bon, l’idée ce n’est pas forcément de tout retenir mais de comprendre que toute la singularité de Vacqueyras réside dans cette diversité du paysage. En gros, la fraîcheur des hauteurs, l&rsquo;élégance des terres intermédiaires et la puissance des grandes terrasses.</p>



<p>Les vins de Vacqueyras accompagnent parfaitement les viandes rouges grillées, le gibier, l’agneau, les ragouts, ce genre de plat mais on peut aller sur de la charcuterie, pourquoi pas, mais peut-être avec des vins issus des terroirs plus frais.</p>



<p>Ce sont des vins que l’on trouve relativement facilement, d’ailleurs, les bouteilles, elles sont faciles à reconnaître avec leur seau à deux clés gravé. Ça va de 15 à 20 euros en moyenne, donc c’est très abordable. Il y a 4 caves coopératives et une centaine de domaines notamment les grands noms du Rhône, Chapoutier, la famille Perrin, Ogier, Tardieu-Laurent, Paul Jaboulet Ainé, le sang des cailloux, etc..</p>



<p>Notons que 30% du vignoble en cultivé en bio, ce qui est pas mal.</p>



<p>Alors, si Vacqueyras n&rsquo;a peut-être pas la notoriété de certains de ses prestigieux voisins, il possède pourtant une personnalité bien à lui. Une appellation où la diversité des sols et des paysages se retrouve dans le verre, entre puissance méditerranéenne, fraîcheur des coteaux et élégance des terroirs plus sableux. Et à des prix qui restent encore très raisonnables, c&rsquo;est une appellation qui mérite largement d&rsquo;être découverte, ou redécouverte, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>Le Chardonnay, le cépage caméléon</title>
		<link>https://pod-vins.com/cepage/chardonnay/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 08:13:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cépage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Chardonnay est l'un des cépages les plus connus de la planète. Pas une région viticole sans quelques pieds de ce raisin caméléon capable de produire des vins vifs et ciselés aussi bien que des vins amples et fruités.</p>
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<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et je vous rappelle pour commencer que vous pouvez vous abonner sur vos différentes plateformes d’écoute, me suivre sur Instagram et sur Facebook pour ne rien rater et surtout aidez-moi à faire grandir le programme en en parlant autour de vous.</p>



<p>Aujourd’hui, c’est la première fois que nous allons consacrer un épisode entier à un <strong>cépage </strong>et quel cépage. Probablement le cépage blanc le plus célèbre de la planète, qui a traversé les continents, les climats et les cultures avec une facilité déconcertante. De la Bourgogne à la Californie, des vallées australiennes aux vignobles chiliens, il suffit de prononcer son nom pour évoquer immédiatement un <strong>vin blanc</strong> de qualité. Au point qu’il est probable, au moment où je parle, que quelqu’un sur la planète soit en train de commander un verre de <strong>Chardonnay</strong>.</p>



<p>L’histoire du Chardonnay commence en <strong>Bourgogne</strong> et d’ailleurs il tiendrait son nom d’un petit village du Mâconnais. La Bourgogne est clairement son royaume, on y fait probablement les plus grands vins blancs au monde, aux côtés vous le savez bien, du Pinot Noir. Le <strong>Pinot Noir</strong> dont il serait visiblement parent puisque des analyses génétiques ont révélé qu’il serait issu d’un croisement entre deux cépages : le Pinot Noir et le <strong>Gouais Blanc</strong>.</p>



<p>Au fil des ans, le Chardonnay a quitté doucement sa terre natale pour gagner, aux XVIIe/XVIIIe siècle, nos pays voisins comme l’Italie et l’Espagne. Puis avec les grandes <strong>migrations</strong> européennes, il débarque dans le Nouveau Monde, en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud. Et partout, il s’enracine.</p>



<p>Aujourd’hui, on estime qu’il y a plus de <strong>200 000 hectares</strong> de Chardonnay dans le monde, ce qui fait de lui le deuxième cépage blanc le plus planté de la planète, juste derrière l’<strong>Airen</strong> espagnol, que vous commencez à connaître si vous suivez mes podcasts.</p>



<p>Bref, il n’y a probablement pas un pays viticole sur terre où il n’y a pas de Chardonnay.</p>



<p>Car ce qui rend le Chardonnay si fascinant, c’est sa capacité extraordinaire à <strong>refléter </strong>son environnement.</p>



<p>Dans les climats <strong>frais</strong>, où il s’expriment le mieux, comme ceux de Chablis ou de la Nouvelle-Zélande par exemple du côté de Central Otago, il devient tendu et vif. On y retrouve des notes de pomme verte, de poire, de citron, d’agrumes, parfois même cette sensation minérale de craie ou de pierre à fusil qui évoque les sols calcaires bourguignons où il se plaît particulièrement.</p>



<p>Dans les régions plus <strong>chaudes,</strong> la Californie, l’Australie voire le Languedoc en France, il change totalement de visage. Il devient plus généreux, plus ample, plus solaire, plus gourmand. Les arômes basculent vers l’ananas, la mangue, la pêche mûre, parfois même la papaye.</p>



<p>Tout semble différent mais c’est bien le même cépage au point que certains parlent de lui comme d’un cépage caméléon.</p>



<p>Mais son incroyable <strong>capacité d’adaptation</strong> ne s’arrête pas au climat.<br>Lorsqu’il est élevé en cuve inox, sans contact avec le bois, le Chardonnay est un vin plus vif, plus ciselé, plus rafraîchissant. Lorsqu’il passe plusieurs mois en <strong>fût de chêne</strong>, le vin gagne en ampleur, en texture, en profondeur, avec des notes de vanille, de beurre frais, de pain grillé, de noisette, typique des grands Chardonnays de Bourgogne.</p>



<p>Et le Chardonnay est un immense vin de table et de <strong>gastronomie.</strong><br>Un simple <strong>Chablis</strong> vif et minéral sera parfait avec des huîtres. Un <strong>Grand Cru</strong> ou un beau Chardonnay élévé en fût accompagnera merveilleusement une volaille à la crème, des poissons nobles ou de jolis crustacés. Un Chardonnay du Languedoc ou d’un pays ensoleillé, plus solaire et fruité, sera parfait avec un poisson grillé.<br>Et les accords semblent infinis : Poissons, crustacés, sushis, volailles, veau, fromages, foie gras, plats épicés, cuisine asiatique voire même des desserts aux fruits.</p>



<p>Et ce n’est pas tout, il a aussi une <strong>double casquette</strong>. Il peut être vinifié en vin <strong>tranquille</strong>, sec ou même doux, mais aussi avec des <strong>bulles</strong>. En Champagne, il règne en maître. Ce sont les fameux « <strong>Blanc de blancs</strong> », les Champagnes uniquement produits à partir de raisins blancs.</p>



<p>Morphologiquement, le Chardonnay donne de petites grappes compactes aux baies arrondies et à la <strong>peau fine</strong>, ce qui le rend particulièrement sensible aux maladies comme le mildiou.<br>Il affectionne particulièrement les sols calcaires, argileux ou sablonneux, qui façonnent profondément son identité gustative. C’est un parfait <strong>révélateur</strong> de terroir.</p>



<p>Chaque année, les amateurs du monde entier lui rendent hommage lors de la <strong>Journée Internationale du Chardonnay</strong>, célébrée le jeudi précédant le dernier lundi de mai.<br>Une journée entière dédiée à ce cépage, capable d’être à la fois accessible et complexe, populaire et prestigieux.</p>



<p>Le Chardonnay occupe une place à part dans l’univers du vin. Rarement un cépage aura su conjuguer avec autant de naturel élégance, diversité et capacité d’adaptation. Des sols calcaires de Bourgogne aux vignobles baignés de soleil de Californie, jusqu’aux terroirs frais de Nouvelle-Zélande, il restitue l’essence des terroirs avec une remarquable sincérité.</p>



<p>Caméléon du monde viticole, il se prête à toutes les interprétations : vif et minéral, ample et boisé, tendu ou généreux. Cette incroyable polyvalence lui permet non seulement d’exprimer une infinité de styles de vinification, mais aussi d’accompagner avec harmonie une grande diversité de mets. C’est cette richesse d’expression qui fait du Chardonnay un incontournable pour les amateurs de vin comme pour les gastronomes que nous sommes, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Bordeaux vs Bourgogne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:54:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bordelais et la Bourgogne sont de joyaux de tout oppose. Et pourtant ils ont un point commun essentiel : la capacité de produire parmi les plus grands vins de la planète.</p>
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<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, ravi de vous retrouver une fois de plus. Avant de commencer ce nouvel épisode, j’en profite pour vous rappeler de vous abonner si ce n’est pas déjà fait et que vous pouvez retrouver toutes les transcriptions des épisodes précédents sur pod-vins.com.</p>



<p>Aujourd’hui, on attaque un immense classique. Un duel de titans. Deux visions du vin qui fascinent le monde entier depuis des siècles. <strong>Bordeaux</strong> face à la <strong>Bourgogne</strong>. Deux régions mythiques. Deux styles. Deux cultures. Deux manières de penser le vin.<br>Et entre les deux, une rivalité discrète mais permanente, presque élégante, comme un vieux débat français que personne ne veut vraiment trancher.<br><br>Car tout semble les opposer.<br>D’un côté, Bordeaux : ses grands <strong>châteaux</strong>, ses allées majestueuses, ses propriétés immenses, son image aristocratique.<br>De l’autre, la <strong>Bourgogne </strong>: des villages plus modestes, des caves discrètes, des domaines familiaux parfois minuscules, où quelques rangs de vigne suffisent à produire un vin recherché dans le monde entier.</p>



<p>Mais cette opposition va bien au-delà du décor.</p>



<p>Elle commence déjà avec la <strong>géographie.</strong></p>



<p>Bordeaux regarde vers l’Ouest et l’<strong>Atlantique</strong>. La Bourgogne, elle, s’étire vers l’Est, autour de <strong>Beaune</strong> et de la Côte d’Or. Les deux régions se trouvent pourtant à des latitudes relativement proches : environ 44 degrés nord pour Bordeaux, 47 pour Beaune. Elles gravitent autour du fameux <strong>45ème parallèle</strong>, cette zone souvent considérée comme idéale pour produire de grands vins.</p>



<p>Mais malgré cette relative proximité, les <strong>climats </strong>sont profondément différents.<br>À Bordeaux, le climat est <strong>océanique</strong>. L’Atlantique apporte de la douceur, des hivers relativement tempérés et une humidité importante. Le vignoble vit véritablement au rythme de l’influence maritime.<br>En Bourgogne, le climat devient <strong>continental</strong>. Les saisons y sont plus marquées, les hivers plus froids, les écarts de température plus importants. Les gelées, les orages ou la grêle peuvent y être redoutables. Et cette différence climatique façonne directement les vins.</p>



<p>Les sols aussi racontent deux histoires distinctes.<br>Bordeaux repose essentiellement sur ces fameuses <strong>graves</strong>, ces sols caillouteux capables d’emmagasiner la chaleur et de la restituer aux vignes. Mais, on trouve également des zones argileuses, notamment sur la rive droite, ou calcaires.<br>En Bourgogne, c’est le <strong>calcaire</strong> qui domine. Un calcaire complexe, parfois mêlé d’argile, qui joue un rôle fondamental dans la finesse et la minéralité des vins.</p>



<p>Et forcément, avec des terroirs aussi différents, les <strong>cépages</strong> ne peuvent pas être les mêmes.<br>À Bordeaux, les rouges s’appuient principalement sur le Cabernet Sauvignon, le Merlot et le Cabernet Franc. On y ajoute parfois du Petit Verdot, du Carmenère ou un peu de Malbec.<br>La Bourgogne rouge, elle, tourne entièrement autour d’un seul roi : le <strong>Pinot Noir</strong>.</p>



<p>Même chose pour les blancs.<br>À Bordeaux, on retrouve surtout le Sauvignon Blanc, le Sémillon et la Muscadelle.<br>En Bourgogne, c’est bien sûr le <strong>Chardonnay</strong> qui règne sans partage.</p>



<p>Et c’est ici qu’apparaît peut-être la plus grande différence entre ces deux univers. Bordeaux est le royaume de l’<strong>assemblage</strong>. La Bourgogne est le royaume du <strong>monocépage</strong>.</p>



<p>À Bordeaux, on assemble plusieurs cépages pour construire l’équilibre du vin. Le Cabernet apporte la structure, le Merlot la rondeur, le Cabernet Franc la finesse aromatique, et chaque année, les proportions peuvent changer selon le millésime. L’objectif est clair : produire des vins équilibrés, <strong>réguliers</strong> et capables de traverser le temps.</p>



<p>En Bourgogne, la logique est totalement différente. Le vin doit exprimer un lieu précis, un terroir précis, une parcelle précise. C’est pour cela que la Bourgogne est découpée en une multitude de “<strong>climats</strong>”, c’est-à-dire de parcelles. Chaque climat possède son nom, son identité, son exposition, son sol, son histoire. Et ce sont ces parcelles qui sont classées en Premier Cru ou en Grand Cru. Peu importe le propriétaire : un Grand Cru reste un Grand Cru.<br>À Bordeaux, le raisonnement est presque inversé. Le <strong>prestige</strong> repose d’abord sur le château. Le château est une marque. Une signature. Les parcelles peuvent évoluer, s’agrandir, être rachetées et intégrées au domaine sans changer le classement de la propriété. Du coup, il n’existe pas de classement de parcelles mais de château comme celui de 1855. Aussi, les vignes d’un banal château peuvent devenir artificiellement “grand cru classé” en étant achetées par un château qui lui, est classé.<br>A Bordeaux, le producteur est mis en avant, en Bourgogne, c’est avant tout la parcelle.</p>



<p>Cette situation a des <strong>raisons historiques</strong>.</p>



<p>Bordeaux a été façonné par le <strong>commerce</strong>. Cela commence en 1152, lorsque Aliénor d’Aquitaine épouse Henri II d’Angleterre. Bordeaux devient alors un immense port d’<strong>exportation</strong> vers le monde anglo-saxon et le “claret” bordelais, comme on l’appelait alors, devient le vin favori de l’Angleterre médiévale. Le vignoble se développe alors autour des marchands, des négociants, de la noblesse, et de la bourgeoisie, française, anglaise mais aussi hollandaise. Pour satisfaire ces marchés internationaux, Bordeaux doit produire des vins réguliers, fiables et reproductibles. L’assemblage devient donc une solution idéale pour corriger les variations climatiques d’un millésime à l’autre.<br>La Bourgogne, elle, suit une trajectoire totalement différente. Pendant des siècles, les moines <strong>bénédictins </strong>puis <strong>cisterciens</strong> observent minutieusement leurs vignes. Ils cartographient les parcelles, étudient les sols, les expositions, les comportements des raisins. Petit à petit naît la conviction que chaque parcelle possède une personnalité unique. C’est ainsi qu’est née la notion de climat bourguignon. Et cette philosophie explique pourquoi la Bourgogne cherche moins à produire un style constant qu’à révéler l’identité d’un lieu précis.</p>



<p>Au final, Bordeaux produit environ 80 % de vins rouges. En Bourgogne, les rouges représentent environ 40 %, laissant une place immense aux grands blancs, sans aucun doute les meilleurs au monde.</p>



<p>Les rouges bordelais sont généralement plus <strong>puissants</strong>, plus structurés, plus tanniques.<br>On y retrouve des notes de cassis, de mûre, parfois de cèdre, de chocolat, avec des élevages boisés souvent marqués. Ce sont des vins bâtis pour le vieillissement.</p>



<p>En Bourgogne, le style est plus aérien, plus précis, plus subtil, plus fin. Les Pinot Noir développent des arômes de cerise, de framboise, de rose, d’épices douces, de sous-bois avec le temps. L’acidité y joue un rôle essentiel et apporte de la fraîcheur, de la tension et de l’<strong>élégance</strong>.</p>



<p>On oppose donc souvent la <strong>puissance</strong> bordelaise à la <strong>finesse</strong> bourguignonne. Même si, évidemment, les grands vins des deux régions dépassent largement ces clichés et les exceptions sont évidemment très nombreuses.</p>



<p>Autre différence majeure : la taille. Bordeaux est gigantesque. Avec plus de 110 000 hectares, c’est l’un des plus grands vignobles de France, représentant environ 20 % du vignoble national. La Bourgogne, elle, dépasse à peine les 30 000 hectares.</p>



<p>Enfin, même la distribution des vins révèle cette opposition historique. À Bordeaux existe un système unique : les <strong>primeurs</strong>. Mis en place dès le XVIIIe siècle, il permet aux propriétés de vendre leurs vins très tôt, parfois près de deux ans avant la mise en bouteille. Les châteaux sécurisent ainsi leur trésorerie grâce aux négociants qui jouent un rôle majeur et central sur la place de Bordeaux.<br>En Bourgogne, les <strong>négociants</strong> existent aussi, mais beaucoup sont également viticulteurs. Ce n’est pas tout à fait la même notion. Certains domaines achètent aussi du raisin ou des moûts pour compléter leurs volumes et deviennent à ce titre négociants.</p>



<p>A Bordeaux, les volumes sont <strong>importants</strong> et les bouteilles relativement disponibles, si pour certaines, on est prêt à en payer le prix. En Bourgogne, les bouteilles se font souvent plus rares voire introuvables, sauf pour ceux qui ont la chance d’être <strong>allocataires</strong> des domaines et à qui on assure un certain nombre de bouteilles chaque année.</p>



<p>Ainsi, vous l’avez compris, Bordeaux et la Bourgogne sont deux mondes à part, deux visions du vin héritées des siècles précédents. À Bordeaux, le prestige vient historiquement du domaine, du château et de sa puissance commerciale. En Bourgogne, le prestige vient du terroir avant tout et du vigneron capable de le sublimer.<br>Bordeaux cherche souvent l’équilibre, la structure, la constance. La Bourgogne, la finesse, l’expression du terroir, la compléxité aromatique. Quelque chose de plus subtil.</p>



<p>Les vins de Bordeaux sont souvent plus accessibles pour les néophytes, plus simples à comprendre en quelques sortes alors que les vins de Bourgogne nécessite souvent un peu plus de pratique.</p>



<p>Loin de moi l’idée de vous dire quel vignoble est le meilleur. Comme souvent, c’est une affaire de goût. Personnellement, le mien penche sans hésitation vers la Bourgogne pour qui je vous une passion sans limite, si ce n’est celle de mon portefeuille car malheureusement les prix des grands vins de Bourgogne sont aujourd’hui à des niveaux stratosphériques qui les rendent pour beaucoup impossibles à déguster. Les grands crus de Bordeaux, mis à part quelques uns, restent relativement accessibles.<br>Quoiqu’il en soit, nous avons la chance d’avoir deux vignobles magnifiques qui nous proposent des choses différentes, de très haute qualité et nous n’allons pas nous en plaindre. Après, chacun voit midi à sa porte, mais avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Niagara Peninsula, sur les bords du lac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 17:14:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Non loin des célèbres chutes s´épanouit le vignoble de Niagara Peninsula dont l'existence ne repose que sur la profondeur du lac Ontario qui joue le rôle déterminant de régulateur thermique.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, chaque semaine j’essaye de vous faire découvrir des régions viticoles, l’art de la dégustation, des événements liés aux vins ou des domaines que je trouve intéressants, que ce soit dans notre beau pays ou aux confins de la planète, tant qu’on y fait du vin de qualité.</p>



<p>Et aujourd’hui, nous partons au <strong>Canada</strong>, un magnifique pays qui est divisé, vous le savez peut-être, en provinces, notamment la Colombie britannique, nous avons déjà parlé de Okanagan Valley, le Québec, la Nouvelle-Ecosse ou encore l’Ontario. Et elles ont toutes un point commun, elles produisent du vin.</p>



<p>Et c’est à l’Ontario que nous allons consacrer cet épisode. Plus précisément à l’une de ses zones viticoles les plus connues, qui s’appelle <strong>Niagara Peninsula</strong>.</p>



<p>Alors pour que ce soit bien clair, l’Ontario englobe 3 régions viticoles&nbsp;: Prince Edward County, Lake Erie North Shore, quelques zones émergentes ça et là et la plus importante, celle qui nous intéresse, Niagara Peninsula. Ce sont des <strong>Designated Viticultural Areas </strong>telles queles définitla norme <strong>Vintners Quality Alliance</strong> (VQA), un système d’appellation propre au Canada crée en 1990 mais seulement utilisé par l’<strong>Ontario</strong> et la <strong>Colombie Britannique</strong> pour garantir aux consommateurs la provenance de ce qu’ils boivent.</p>



<p>Pour être un vin VQA, un vin doit être à 100% produit dans la zone désignée et pour porter le nom d’une région spécifique (comme Niagara Peninsula), les raisins doivent provenir à 95% de cette région.</p>



<p>Pourquoi on s’intéresse à Niagara Peninsula&nbsp;? Et bien pour une multitude de raisons. Et tout d’abord, parce qu’elle est <strong>incontournable</strong> mais pas que, aussi pour ces particularités.</p>



<p>Niagara Peninsula se situe à une latitude de <strong>43 degrés Nord</strong>, grosso modo, c’est le Sud de la France et la pointe du Cap Corse. A priori, parfait pour faire du vin de qualité. Toutefois, même si vous n’êtes pas un climatologue chevronné, il ne vous échappe pas que les températures et les saisons n’y sont pas vraiment identiques. Alors pourquoi&nbsp;?</p>



<p>Et bien l’Ontario jouit d’un climat tout ce qu’il y a de plus <strong>continental</strong>, c’est-à-dire avec des étés chauds et des hivers froids, et subit des masses d’air froides venant de l’Antarctique alors que le Sud de la France bénéficie de l’influence de l’Océan Atlantique et de la mer Méditerranée et bien sûr du Gulf Stream, qui est un courant chaud. Donc dans l’Ontario, contrairement au Sud de la France, le climat est plutôt <strong>frais</strong>.</p>



<p>Et pour produire du vin dans les régions fraîches, il faut un certain nombre de conditions, notamment des éléments qui vont pouvoir <strong>réchauffer</strong> l’environnement, pour que les raisins puissent mûrir correctement. Dans le cas de Niagara Peninsula, c’est avant tout grâce à l’<strong>eau</strong>, omniprésente dans la région.</p>



<p>En effet, Niagara Peninsula est située dans la région des <strong>Grands lacs</strong>, coincée entre le lac Ontario et le lac Erié, auxquels s’ajoute l’influence de la rivière Welland qui circule au milieu de la péninsule et de la rivière Niagara bien sûr qui marque également la frontière internationale entre l&rsquo;Ontario et l&rsquo;État américain de New York, dans lequel on retrouve notamment le vignoble des <a href="https://pod-vins.com/etats-unis/finger-lakes/">Finger Lakes.</a></p>



<p>Et ça, c’est très important à comprendre. Car ces lacs glaciaires jouent le rôle de <strong>régulateur thermique</strong>. Le principe est simple&nbsp;: les masses d’eau se réchauffent et se refroidissent plus lentement que les terres environnantes. L’été, elles <strong>emmagasinent</strong> la chaleur et la restitue à l’automne quand il commence à faire froid. Les vignes bénéficient de cette chaleur et cela permet de prolonger le cycle végétatif de la vigne et d’éviter les premières <strong>gelées</strong>. Ainsi, les raisins atteignent une maturité complète.</p>



<p>Au printemps, inversement, la fraîcheur des lacs retarde le débourrement (c’est à dire la sortie des bourgeons), permettant de <strong>minimiser</strong> les dégâts dues aux gelées tardives de printemps.</p>



<p>Et plus il y a d&rsquo;eau, plus les lacs sont profonds, plus ce phénomène est marqué. 86 mètres de profondeur et un maximum de 244 mètres pour le lac Ontario et pour le lac Erié un peu moins, lui étant le moins profond des cinq Grands Lacs d&rsquo;Amérique du Nord. Du coup, sans surprise, le vignoble de Niagara Peninsula borde le lac Ontario.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout. L’été, l’air frais circulent et permet aux raisins de garder de la <strong>fraîcheur </strong>et de l’acidité. D’autant plus qu’ici, les masses d’air qui s’échappent du lac rebondissent sur ce qu’on appelle <strong>l&rsquo;escarpement du Niagara</strong>, une immense crête calcaire de 725 km qui fait revenir l’air en direction des vignes.</p>



<p>En raison des origines glaciaires des lacs, on retrouve également sur l&rsquo;appellation une très grande <strong>variété </strong>de sols, des calcaires, des schistes, des graviers, des argiles, et cela se retrouve naturellement dans la typicité des vins selon les zones.</p>



<p>Et c’est d’ailleurs pour mettre en avant ces différences, que Niagara Peninsula est elle-même divisée en <strong>10 sous-appellations.</strong></p>



<p>Dans cet environnement particulier, ce sont bien sûr les cépages qui s’épanouissent sous climat frais qui s’en sortent le mieux. On cultive plusieurs dizaines de cépages mais les principaux sont le Riesling, le Chardonnay, le Gamay Noir, le Pinot Noir et le Cabernet Franc. Mais les zones plus chaudes peuvent également voir pousser du Merlot, du Cabernet Sauvignon, du Malbec ou encore du Viognier et de la syrah.</p>



<p>Tous les <strong>assemblages</strong> sont permis, même parfois les plus surprenants donc il n’y a donc pas de caractère bien spécifique pour ces vins.</p>



<p>On trouve aussi du Vidal, un hybride, dont un parent est Vitis Vinifera et l’autre américain, issu d’Ugni blanc et de Rayon d&rsquo;Or, qui permet notamment de produire du vin de glace. C’est vraiment une spécialité de la région. Les vins de glace sont des vins élaborés à partir de raisins gelés récoltés vers -10 degrés, ce qui a pour conséquence d’emprisonner en quelque sorte l’eau des baies et de ne faire sortir que le jus sucré lors de la presse.</p>



<p>Sur plus de 5000 hectares classés VQA, on trouve prés de 100 domaines viticoles. Vous avez par exemple Back 10 Cellars, Pearl Morissette, Hidden Bench, Bachelder, Trius Winery et bien d’autres.</p>



<p>Niagara Peninsula est une région viticole fascinante qui démontre à quel point le vin est une histoire d’équilibre entre climat, géographie et savoir-faire humain. Malgré un environnement continental frais et des hivers rigoureux, l’influence exceptionnelle des Grands Lacs permet aux vignes de s’épanouir et de produire des vins d’une grande fraîcheur, marqués par une belle acidité et une vraie diversité de styles. L’Ontario prouve ainsi aujourd’hui qu’il a toute sa place parmi les grandes régions viticoles du Nouveau Monde. Alors si vous cherchez des terroirs encore méconnus mais passionnants à découvrir, Niagara Peninsula mérite clairement votre attention, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Story : le Domaine Grosbois</title>
		<link>https://pod-vins.com/story/domaine-grosbois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 21:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pod'Vins Story]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le domaine Grosbois est l'une des plus belles réussites du vignoble de Chinon. Aux vins de qualité produits par les frères Grosbois s'ajoute une philosophie respectueuse de l'environnement et du vivant. Une vraie leçon de viticulture parfaitement intégrée dans son milieu naturel.</p>
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<div class="wp-block-spacer" style="height: 20px;" aria-hidden="true">&nbsp;</div>
<p><!-- /wp:spacer --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et on se retrouve aujourd’hui pour un épisode de <strong>Pod’Vins Story</strong>, un programme dans lequel je vous fait un focus sur un domaine, français ou étranger, parce que j’en apprécie les vins mais aussi la vision, la philosophie du ou des vignerons.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Aujourd’hui, je vous emmène au cœur du <strong>Val de Loire</strong>, dans une terre où l’histoire, la nature, la gastronomie et le vin cohabitent depuis des siècles, et plus précisement<br>du côté de cette magnifique appellation de&nbsp;<a href="https://pod-vins.com/france/chinon/" target="_blank">Chinon</a>, chère à François Rabelais, l’enfant du pays, qui ne cessa d’en chanter les louanges dans ses écrits, renforçant encore un peu plus sa renomée depuis le 16ème siècle.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>D’ailleurs nous allons parler d’histoire aujourd’hui, la grande Histoire de nos ancêtres mais aussi celle d’une famille qui a réussit, à force de travail et d’abnégation, à hisser son vignoble au firmament de l’appellation. Ce domaine, c’est le <strong>domaine Grosbois</strong>.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Chinon et l’Histoire sont intimement liés depuis l&rsquo;époque gallo-romaine, la ville est aussi célèbre pour sa forteresse royale, mais Chinon, aujourd’hui, c’est surtout un très grand <strong>vignoble</strong>, profondément enraciné dans le Val de Loire et qui se développa à la faveur de sa position stratégique au carrefour de <strong>voies fluviales</strong> importantes. Il s’étend sur <strong>26 communes</strong> d’Indre-et-Loire, de part et d&rsquo;autre de la <strong>Vienne</strong>, un affluent de la Loire. L’eau, ici, joue d’ailleurs un rôle important puisque la Vienne, la Loire et l’Indre, sont trois cours d’eau qui ont modelé le climat et le paysage de l’aire d’appellation en façonnant les coteaux et les rebords des plateaux, et en y déposant leurs alluvions.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Et parmi ces communes, il y a <strong>Panzoult</strong>, à quelques kilomètres à l’Est de Chinon, sur la rive droite de la Vallée de la Vienne, fief de la famille <strong>Grosbois </strong>depuis le début du 19ème siècle. Le domaine est une ancienne <strong>ferme fortifiée</strong>, sur le lieu-dit du Pressoir, où depuis le 15ème siècle, on y cultive des céréales à l’intérieur d’un clos de 50ha, qui malheureusement fut détruit dans les années 60, à une époque où la réforme agraire attribuait plus de valeur à la terre qu’au bâti.</p>
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<p>Si les murs ont disparu, d’ailleurs un projet est en cours pour les reconstruire de manière végétale, les différentes <strong>parcelles</strong> de la propriété n’ont jamais vraiment disparu. Il y en a 19 aujourd’hui, réparties sur les <strong>20 hectares</strong> de vignes exploités par <strong>Nicolas et Sylvain Grosbois</strong>. Mais pas que…Le domaine, c’est aussi 40ha de céréales, 10ha de prairies, des arbres fruités, des vaches, des cochons, des abeilles, un potager, car pour les frères Grosbois, la viticulture s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large, une <strong>polyculture</strong> vertueuse qui profite à l’environnement dans son ensemble et le valorise.</p>
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<p>À Chinon, plus de 80 % de la production des vins est <strong>rouge</strong>, dominée par l’emblématique <strong>Cabernet Franc</strong>, appelé localement Breton. Pourquoi “Breton” ? Probablement parce qu’autrefois, les plants transitaient par le port de Nantes, historiquement rattaché à la Bretagne.<br>Et le Cabernet Franc est un cépage facétieux, diffcile à dompter. On lui reproche souvent sa dureté, ses tannins rugueux, parfois un côté végétal un peu marqué.<br>Oui mais voilá, en viticulture, tout est affaire d’Homme et de <strong>terroir</strong>. Et le domaine Grosbois jouit d’un terroir parfaitement adapté au Cabernet Franc. Des vignes à <strong>flanc de coteaux</strong>, exposées <strong>Sud</strong>, avec des sols <strong>sablo-argileux</strong> sur un socle de <strong>tuffeau jaune</strong>, alors qu’il est plutôt blanc du côté de Saumur.<br>Ce tuffeau, qu’on appelle le <strong>millarge</strong>, ce sont des sédiments <strong>calcaires </strong>avec de nombreuses traces de coquillages, datant de l’époque où ici il n’y avait que de l’eau, il y a 90 millions d’années. Un sol riche en <strong>fer</strong>, qui donne cette couleur jaune au tuffeau, mais surtout riche en <strong>silice</strong>. Et la présence de silice dans le sol est le facteur essentiel pour mener le Cabernet-Franc à parfaite maturité car elle <strong>emmagasine</strong> la chaleur le jour pour la restituer aux vignes lorsque la température est plus fraîche. Voilà le secret d’une parfaite maturité du Cabernet-Franc.</p>
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<p>Et au cœur du clos historique du domaine Grosbois, une micro-parcelle : <strong>Clôture</strong>. Soixante ares plantés en 1910, où survivent des vignes âgées de 115 ans, issues d’un matériel végétal préphylloxérique planté sur les tout premiers porte-greffes américains, et qui sert aujourd’hui de vignes mères pour les sélections massales du domaine.</p>
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<p>Clôture est une des nombreuses cuvées du domaine, au côté de Gabare, Glacière, Clos du Noyer et Montet, qui est la seule cuvée élevé en fût d’un vin, le reste ne voyant que la cuve béton, simplement parce que les vignes de Montet sont sur une dalle calcaire un petit peu plus acide. Au Domaine Grosbois, on prend en quelques sortes ce que la Nature nous donne.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>A cela s’ajoute un blanc en IGP Touraine-Azay le Rideau, plusieurs cuvées de <strong>négoce</strong>, que ce soit à partir de raisins de la région, comme Cuisine de ma mère et Extra-ball, ou de Gaillac, où Nicolas vinifie avec succès plusieurs cépages locaux, et Les Hauts-Baigneux, un autre domaine exploité par Nicolas Grosbois près Azay le Rideau.</p>
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<p>Tout le domaine est certifié <strong>bio</strong>, comme plus de la moitié des domaines sur Chinon, Chinon est une appellation très respectueuse de l’environnement, et labellisé <strong>Demeter</strong> en <strong>biodynamie</strong> depuis 2019. Mais pour les frères Grosbois, la biodynamie n’a de sens que dans un ensemble cohérent et <strong>harmonieux</strong>. Et cet ensemble, c’est la <strong>polyculture</strong> comme on l’a dit, qui, dans cet environnement rural et chargé d’histoire, s’est imposée comme une évidence. Car elle crée un <strong>équilibre</strong>, une diversité, et surtout favorise la vie. Les céréales nourrissent le cheptel. Les animaux fertilisent les sols. Les prairies côtoient les vignes. La forêt borde les parcelles. Les arbres fruités nourissent les sols et les abeilles se chargent du reste. Un <strong>écosystème</strong> complet, pensé comme un îlot agronomique cohérent, ou tout simplement, comme l’aime à dire Nicolas Grosbois, une <strong>ferme à l’ancienne</strong>.</p>
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<p>Et sa philosophie est bien plus profonde puisqu’il ne conçoit pas la viticulture de manière différente. Une démarche pleine de bon sens qui consiste à s’adapter à son environnement sans chercher l’inverse, à planter autre chose que de la vigne sur son matériel viticole tel que le faisaient nos ancêtres, unique moyen selon lui de relever les défis qui s’imposeront à notre planète dans les années à venir.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Et pour les jeunes vignerons qui nous écoutent, le message est clair : ça fonctionne très bien. Le domaine vit en <strong>harmonie</strong> parfaite avec son environnement et cela se ressent dans les vins. J’ai eu dernièrement l’occasion de goûter deux cuvées, Gabare et Clôture et je dois avouer avoir été charmé par cette belle expression fruité du Cabernet-Franc, parfaitement mûr, soyeux, avec un <strong>équilibre</strong> impeccable.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Vous l’aurez compris, Nicolas et Sylvain Grosbois sont portés par leur <strong>passion</strong>, un travail artisanal méticuleux, à la vigne comme au chai. Un travail de <strong>paysan</strong>, avec tout ce que ce mot a de plus noble, qui leur permet, grâce à leur équipe, de “réimaginer la campagne” de leurs ancêtres. Ils en ressort une belle <strong>diversité</strong> de cuvées allant de vins fruités et accessibles aux expressions les plus complexes et profondes de leurs terroirs.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Si vous souhaitez aller à leur rencontre, des visites sont organisées, et je pense que vous l’avez compris, ce n’est pas une simple visite de cave mais tout un voyage initiatique. Vous pourrez aussi vous arrêter manger à la table du Pressoir pour goûter tous les produits du domaine à partir du mois de mai.</p>
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<p>Voilá les amis, j’espère vous avoir donné envie de vous intéresser à ce domaine, que ce soit pour ses vins de très haut niveau comme pour son projet d’ensemble et si vous les connaissez ou aller les voir, n’hésitez pas à me faire un retour pour me dire ce que vous en avez pensé, et ça, c’est sans modération.</p>
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		<title>Comment choisit-on le vin ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 21:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment d'acheter une bouteille de vin, notre cerveau est influencé par de nombreux facteurs. Alors à qui faire confiance ?</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis trés heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode une fois de plus, dans lequel nous allons parler des facteurs qui influencent nos actes d’achat.</p>



<p>Car à moins de savoir très exactement ce que l’on veut, ce qui est rarement le cas, <strong>c</strong><strong>hoisir</strong> une bouteille de vin n’est pas si simple car notre décision est influencée par une multitude de facteurs. Et bien avant même d’avoir goûté le vin, notre cerveau a déjà construit une <strong>attente</strong>, et par la suite cette attente influence fortement notre perception. Alors je me suis posé une question : qu’est-ce qui <strong>guide </strong>vraiment nos choix au moment d’acheter une bouteille ?</p>



<p>Le <strong>nom</strong> du domaine, sa <strong>réputation</strong> et son image sont souvent le premier filtre au moment de l’achat. Un nom prestigieux, quand bien même ce soit un cousin par alliance d’un vigneron célèbre, une région bien connue ou un domaine réputé inspirent immédiatement <strong>confiance</strong>. À l’inverse, un vin inconnu peut susciter de l’<strong>hésitation</strong>.<br>C’est tout à fait normal car, dans le doute et l’incertitude, notre cerveau cherche des repères. Une appellation célèbre, Pauillac par exemple ou un producteur très connu réduit le risque perçu et <strong>rassure</strong> le consommateur.<br>Malheureusement, dans certains cas, la réputation repose autant sur le <strong>story telling</strong> et le marketing que sur la qualité réelle, encore plus maintenant avec ceux qui manient à la perfection les réseaux sociaux. Alors évidemment, de très nombreux domaines font honneur á leur réputation par la qualité de leurs vins, et heureusement, mais certains vins moins connus offrent un rapport qualité/prix peu intéressant.</p>



<p>L’<strong>étiquette </strong>en elle-même est bien souvent trompeuse. Qui n’a pas déjà acheté un vin parce que l’étiquette était rassurante, avec château Tartanpion, un design un peu vieilli et une calligraphie style ancien comme signe de <strong>longévité</strong> du domaine. Sans parler de mots bien choisis comme Tradition, Réserve ou Cuvée spéciale, qui la plupart du temps ne veulent absolument rien dire. Et pourtant, combien de fois ai-je entendu : il doit être bon, c’est une cuvée spéciale!..<br>Malheureusement, tous ces termes ne sont bien souvent aucunement reglementés et ne servent qu’à créér, avec beaucoup de succès d’ailleurs, qu’une attente <strong>positive</strong> du consommateur.</p>



<p>Et que dire des <strong>médailles</strong>, ces autocollants dorés qui attirent immédiatement l’œil et qui transmettent un message très simple : “ce vin a été récompensé”. En soi, il est légitime de se dire que c’est plutôt <strong>positif </strong>mais que savons-nous du concours, des jurys, des critères d’attribution des récompenses et du nombre de gagnants. Pas grand-chose la plupart du temps. Loin de moi l’idée de dénigrer tous ces <strong>concours</strong>, disons qu’ils représentent en quelques sortes un indicateur, parce qu’une majorité de gens semble avoir apprécié le vin mais en rien une garantie.</p>



<p>Il en est de même pour les <strong>mentions</strong> Bio, Biodynamie ou Nature qui jouent elles sur une dimension <strong>éthique</strong> et émotionnelle. Nul doute que ces labels ont un impact réel et influencent fortement la perception d’un vin. Ils donnent l’image d’un produit <strong>sain</strong> et respectueux de l’environnement et franchement on ne peut que s’en féliciter. Alors autant le mettre en avant et que le consommateur le sache. Mais attention, ces labels ne sont en aucun cas un gage de <strong>qualité</strong>. Il y a de très mauvais vins bio car si la matière première est saine, encore faut-il savoir la travailler, vendanger au bon moment et savoir vinifier. Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.<br><br></p>



<p>Le <strong>millésime</strong> joue également un rôle à deux niveaux. Tout d’abord, des consommateurs initiés peuvent considérer qu’un millésime qu’ils savent de bon niveau dans une région donnée est un gage de qualité pour l’ensembe des vins de cette région cette année-là. Alors oui et non. Il est vrai que certains très beaux millésimes rendent parfois impossible la production de mauvais vins. C’est ce qu’on appelle les <strong>millésimes faciles</strong>. Mais encore une fois, ce n’est aucunement une garantie.</p>



<p>Ensuite, on peut avoir tendance à considérer, à tort, qu’un millésime ancien est gage de qualité et cela peut <strong>influencer</strong> fortement la décision. C’est bien sûr absurde car il faut déjà connaître parfaitement le millésime en question, et surtout connaître l’<strong>évolution</strong> du vin à travers le temps. Beaucoup de vins n’ont pas un grand potentiel de garde quand d’autres sont vinifiés pour être plutôt bus jeunes, plus en adéquation avec l’évolution des modes de consommation actuels. Donc dire : ce vin a 10 ans, il doit être bon, n’a aucun sens, sauf à connaître parfaitement le vin.</p>



<p>Les <strong>guides</strong> et les <strong>notes</strong> sont un sujet plus compliqué car ils représentent en quelques sortes une autorité incontestable. Et je n’ai aucun doute sur le fait qu’une grande partie des achats faits dans les foires aux vins par exemple se basent sur ces recommendations préalables. Acheter un vin noté 95/100 nous semble, avant même de l’avoir goûté, un bon vin.</p>



<p>Normal, les <strong>dégustateurs</strong> sont aguerris, c’est leur métier. Comment remettre en cause leurs jugements? Ce serait comme remettre en cause l’avis donné par son médécin. Enfin, pas tout à fait, car la dégustation de vin inclue un paramètre fondamental et qui lui est incontestable : votre <strong>goût</strong>.</p>



<p>Car ces notes proviennent d’experts et loin de moi l’idée de remettre ce travail en cause et cela me paraît même une source <strong>pertinente</strong> d’information, je ne vais donc pas vous dire de ne pas leur faire confiance, mais gardons quand même à l’esprit que le goût de chacun est subjectif et que le vôtre vous est propre et encore une fois, <strong>incontestable</strong>.</p>



<p>Enfin le <strong>prix</strong>, c’est probablement l’influence la plus forte et certaines études montrent que plus un vin est cher, plus on a tendance à le trouver bon. Tout simplement parce que l’être humain associe le prix à la qualité et c’est un <strong>effet psychologique</strong> très puissant. En réalité, vous le savez bien, il existe d’excellents vins à petit prix et des vins beaucoup trop chers pour le plaisir qu’ils procurent.</p>



<p>Au moment de choisir un vin, nous ne sommes pas aussi <strong>rationnels </strong>qu’on le pense. Et c’est bien normal, il ne faut pas culpabiliser. Nous faisons avec les connaissances et les moyens à notre disposition et souvent une bonne part de <strong>feeling</strong>.<br>Notre décision est influencée par des repères (le nom, la région), des signaux de confiance (les notes, les médailles), des valeurs auxquelles nous sommes attachées (bio, nature), nos moyens financiers et beaucoup de marketing.<br>Alors parfois on a de la <strong>chance</strong> et d’autres fois un peu moins.</p>



<p>Alors vous vous dîtes, tu es bien gentil mais on fait comment du coup? Je dirais goûter, aller voir les vignerons, être curieux et peut-être aussi acheter son vin auprès de gens de confiance, les cavistes par exemple, lire les avis de dégustation de personnes indépendantes sur des forum également, même si rien n’empêche de suivre les conseils d’experts avec toujours avec un peu de recul pour ne pas tomber dans le piège de trouver un vin bon avant de l’avoir goûté. De toute façon, seule la dégustation doit être votre juge de paix, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Les vins de garage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:44:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les vins de garage sont des micro-cuvées de très haute qualité nées dans le Bordelais et qui pour certaines sont devenues introuvables ou vendues à des prix dignes des plus grands crus.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vin… mais pas que ! Je suis Arnaud, et je suis ravi de vous retrouver. Merci d’être là, une fois encore. N’hésitez pas à parler de Pod’Vins autour de vous : le podcast est de plus en plus écouté, et cela nous permet de vous proposer toujours davantage de contenu.</p>



<p>Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à une expression aussi intrigante qu’évocatrice : les <strong>vins de garage</strong>. Vous l’avez peut-être déjà entendue, sans forcément savoir ce qu’elle recouvre réellement.</p>



<p>Rassurez-vous tout de suite : il ne s’agit pas d’un vin élaboré par un garagiste entre deux vidanges.</p>



<p>De nos jours, l’expression est parfois utilisée un peu à tort et à travers, presque comme un simple synonyme de <strong>micro-cuvée</strong>. L&rsquo;image est parlante : produire un grand vin dans un espace réduit, avec peu de moyens. Mais son origine est bien plus précise, et son histoire mérite qu’on s’y attarde.</p>



<p>C’est au début des années 1990 que <strong>Michel Bettane</strong>, célèbre dégustateur et critique de la Revue du Vin de France, popularise cette formule. Il désigne alors des vins produits en très petites quantités, de manière <strong>artisanale</strong>, confidentielle, souvent avec des moyens limités, mais avec une ambition qualitative immense. Difficile de ne pas y voir un parallèle avec les géants de la <strong>Silicon Valley</strong>, eux aussi nés dans des garages modestes avant de conquérir le monde : Apple, Microsoft, Google ou encore Intel. Dans le vin, l&rsquo;idée est similaire : partir de presque rien, avec beaucoup d&rsquo;audace et une vision forte.</p>



<p>Car, dans les faits, les vins de garage ne sont pas forcément vinifiés dans un véritable garage. Mais ils naissent souvent dans de petits chais, parfois improvisés, où le vigneron bénéficie d&rsquo;une liberté totale. Pas de tradition pesante, pas de cahier des charges stylistique, seule compte la recherche de l&rsquo;excellence, souvent en rupture avec les standards établis des grands crus bordelais qui règnent sur le vignoble.</p>



<p>Car oui c’est à Bordeaux, précisément, que le phénomène prend son envol. Deux noms s’imposent immédiatement : <strong>Château Le Pin</strong>, véritable précurseur à Pomerol, et surtout le <strong>Château de Valandraud</strong>, qui va faire passer ce mouvement dans une autre dimension.</p>



<p>L’histoire de <strong>Jean-Luc Thunevin</strong> est d’ailleurs intéressante. Ancien employé de banque, il arrive presque par hasard à Saint-Émilion. Il y ouvre d’abord un dépôt-vente, puis un bar à vin qui n’existait pas à l’époque. Le succès est immédiat. Fort de cette réussite, il acquiert en 1990 0,6 hectare de vignes seulement. Histoire d’alimenter son bar.</p>



<p>Au départ, ses raisins sont vinifiés à la cave coopérative de Saint-Émilion. Puis, dès l’année suivante, il commence à produire son propre vin dans un minuscule <strong>atelier.</strong> Sa philosophie est claire : travail précis et rigoureux dans les vignes, rendements très faibles, maturité parfaite des raisins et précision extrême à chaque étape.</p>



<p>Le résultat ? Un vin puissant, concentré, opulent, doté d&rsquo;une structure tannique imposante et élevé en barriques neuves. Un style <strong>audacieux</strong>, parfaitement en phase avec les goûts de l’époque. Et surtout, un style qui séduit immédiatement le célèbre journaliste américain <strong>Robert Parker</strong>. Ses notes exceptionnelles propulsent Valandraud sur le devant de la scène internationale. Parker ira même jusqu’à surnommer Jean-Luc Thunevin le « Bad Boy de Bordeaux ». L’histoire est en marche.</p>



<p>Le <strong>succès</strong> est fulgurant. Les bouteilles s’arrachent, parfois à des prix supérieurs à ceux de certains grands crus classés. De quoi ébranler sérieusement la hiérarchie traditionnelle du Bordelais.<br>Il faut dire que produire ce type de vin coûte cher : beaucoup de main-d’œuvre, des volumes minuscules, aucune économie d’échelle, et un risque financier important. Mais il serait naïf d’ignorer l’importance d’une <strong>stratégie marketing</strong> parfaitement maîtrisée.</p>



<p>Avec le temps, ces domaines ont naturellement grandi. Château Le Pin a vu sa superficie doubler. Quant au Château Valandraud, il s’étend aujourd’hui sur une dizaine d’hectares et a même accédé au rang de <strong>Premier Grand Cru Classé</strong> de Saint-Émilion. On est loin des débuts artisanaux.</p>



<p>Le phénomène a rapidement fait des <strong>émules</strong>. À Saint-Émilion, des propriétés comme La Mondotte, Château Gracia, Château Rol Valentin, Clos Saint-Martin ou encore Le Dôme ont suivi cette voie. À Pomerol, on peut citer le Clos du Clocher, tandis qu’à Margaux, Château Marojallia s’est imposé comme l’un des exemples les plus emblématiques.</p>



<p>Mais l’esprit du vin de garage a depuis largement dépassé les frontières bordelaises. On le retrouve ailleurs en France, mais aussi à l’étranger, chez des vignerons qui revendiquent avant tout leur <strong>liberté </strong>créative, loin des conventions et des modèles établis.</p>



<p>Finalement, qu’est-ce qui caractérise ces vins ? Une production extrêmement limitée, une recherche obsessionnelle de qualité, une concentration impressionnante, une grande complexité aromatique, souvent marquée par un élevage boisé ambitieux, et bien sûr, des prix qui peuvent atteindre des sommets.</p>



<p>Au fond, les vins de garage racontent une histoire fascinante : celle d’hommes et de femmes qui ont osé bousculer l’ordre établi, prouvant qu’avec du talent, de l’audace et une vision claire, il est possible de rivaliser avec les institutions les plus prestigieuses.</p>



<p>Alors, phénomène de mode, coup marketing ou véritable révolution qualitative ? Sans doute un peu des trois. Mais une chose est certaine : les vins de garage ont profondément marqué l’histoire contemporaine du <strong>vignoble bordelais</strong>, et continuent encore aujourd’hui d&rsquo;alimenter la passion des amateurs du monde entier, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>Franschoek, le coin des français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 12:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Franschoek, le coin des Français, est l'un des plus beaux vignobles de la planète et propose des vins à la hauteur de la beauté du paysage.</p>
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<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis trés heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode et aujourd’hui c’est un épisode important car il clôture une mini-série de 3 épisodes si on peut dire sur une partie du vignoble <strong>sud-africain</strong>.</p>



<p>En effet, à moins d’une heure à l’Est du Cap existe un triangle viticole hébergeant 3 des plus beaux vignobles d’Afrique du Sud. Nous avons déjà parlé de <a href="https://pod-vins.com/afrique-du-sud/stellenbosch/">Stellenbosch</a>, de <a href="https://pod-vins.com/afrique-du-sud/paarl/">Paarl</a> et il ne nous restait que le troisième à évoquer, c’est <strong>Franschhoek</strong>.</p>



<p>La vallée de Franschhoek abrite certains des plus beaux domaines du monde. Elle est entourée de montagnes sur trois côtés et où que vous soyez, la vue est à couper le souffle. D’ailleurs en 2022, Franschhoek a été mentionnée par le magazine Time comme l&rsquo;un des 50 meilleurs endroits au monde à visiter.</p>



<p>Et en plus, on y fait de superbes vins, que demande le peuple&nbsp;?</p>



<p>En Afrique du Sud, nos AOC à nous, ce sont ce qu’on appelle des Wines of Origin. Elles sont découpées en Geographical Unit, c’est un 1er niveau, en Regions, puis en Districts et enfin en Wards. Cela fait donc 4 niveaux.</p>



<p>90% de la production de vins en Afrique du Sud vient d’une <strong>Geographical Unit</strong> qu’on appelle le <strong>Western Cape</strong>. Donc si vous dégustez un vin d’Afrique du Sud, il est quasiment certain qu’il viendra du Western Cape. En gros, si vous visualisez la pointe du continent africain, c’est la partie Ouest de cette pointe avec bien sûr sa capitale, non pas du pays qui est Pretoria, mais Cape Town, qui se situe tout à l’Ouest, côté Atlantique.</p>



<p>A l’intérieur de cette large zone qu’est le Western Cape, vous avez différentes régions dont une importante qui <strong>Coastal Region</strong>, la région côtière. Et à l’intérieur de cette Coastal Region, vous avez le District de <strong>Franschhoek</strong>.</p>



<p>Pour résumer, en Afrique du Sud, vous avez une zone viticole qui s’appelle Western Cape (c’est 90% des vins sud-africains) qui englobe plusieurs régions dont Coastal Region qui elle-même englobe plusieurs Districts dont celui de Franschhoek.</p>



<p>Franschhoek, ça veut dire le <strong>coin des français. </strong>Il y a peu d’habitants qui aujourd’hui parlent notre langue dans ce petit village, mais vous y trouverez bon nombre de références à la France, notamment sur les enseignes des restaurants ou dans le nom des domaines viticoles. Ça peut sembler curieux si loin de l’hexagone mais la raison date du 17<sup>ème</sup> siècle.</p>



<p>Au milieu des années 1650, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales charge <strong>Jan van Riebeeck</strong> d’établir un poste de ravitaillement au Cap de Bonne-Espérance. L’objectif initial n’est pas de coloniser les populations, mais d’approvisionner les navires en route vers l’Asie. Les Hollandais découvrent rapidement que l’on peut aussi, sur cette terre, cultiver la vigne.</p>



<p>En 1679, le nouveau gouverneur Van der Stel fonde Stellenbosch. Mais c’est quelques années plus tard que tout se joue. A la suite de la révocation de l’<strong>Edit de Nantes </strong>en 1685, les <strong>huguenots </strong>protestants quittent la France et se réfugient aux Pays-Bas pour fuir les persécutions. La colonie du Cap est alors à la recherche de fermiers et de vignerons pour cultiver les terres riches de l’arrière-pays.</p>



<p>A partir de 1688, les premiers huguenots viennent s’installer sur les terres de la vallée d’<strong>Olifantshoek</strong>, le coin des éléphants, baptisé ainsi car de nombreux éléphants vivaient alors dans la vallée. La cité est rapidement rebaptisée Die Fransche Hoek, littéralement «le coin des Français» en afrikaans.</p>



<p>Dans cette vallée allongée, le climat y est <strong>méditerranéen</strong>. Les hivers sont doux et humides, et les étés sont chauds, parfois très chauds selon les zones et secs. Il tombe entre 700 et 1000 mm de pluie par an environ, ce qui est suffisant. Et si ça ne l’est pas, l’<strong>irrigation</strong>, généralement au <strong>goutte à goutte</strong> est autorisée et reste une option à la disposition des viticulteurs sud-africains.</p>



<p>Franschoek jouit de belles périodes d’ensoleillement, modérées par l’altitude, les ombres projetées par les montagnes environnantes et les brises venant de l’océan. Sans compter l&rsquo;influence de la rivière Berg, qui prend sa source dans les monts Drakenstein et traverse le centre de Franschhoek en direction de Paarl.&nbsp;</p>



<p>Tout cela contribue à une plus grande amplitude thermique entre le jour et la nuit. Parfait pour obtenir de beaux raisins.</p>



<p>On y trouve également une grande variété de sols, notamment du granit, du schiste et du grès, avec de grandes différences selon les zones.</p>



<p>Cette <strong>diversité</strong> de sols permet de créer des vins aux styles très différents et d’utiliser un grand nombre de cépages. Les législations des pays du Nouveau monde ne sont pas aussi restrictives que celles du Vieux Continent en matière d’encépagement, on peut faire à peu près tout ce qu’on veut.</p>



<p>Sur les <strong>1250 hectares</strong> de vignes, on cultive à peu près à part égale les blancs et les rouges. Quasiment exclusivement des cépages internationaux.</p>



<p>4 variétés se démarquent&nbsp;: Sauvignon Blanc et Chardonnay, et Cabernet Sauvignon et Shyraz.</p>



<p>Ensuite, vous retrouvez du Sémillon, du Chenin, du Merlot, un peu de Pinot Noir, du Cabernet Franc et un cépage 100% sud-africain, le Pinotage.</p>



<p>Le <strong>Pinotage</strong>, c’est un croisement entre le <strong>Pinot noir</strong> et le <strong>Cinsaut</strong> (qui s’appelait auparavant Hermitage), créé en 1925 à l&rsquo;université de Stellenbosch, l’une des meilleures au monde en matière d’œnologie. Je vous rappelle qu’un <strong>croisement</strong> c’est l’association de deux espèces Vitis Vinifera alors qu’un hybride c’est l’association d’une espèce américaine et une Vitis Vinifera.</p>



<p>Sachez enfin que lorsqu’on mélange du Pinotage avec des cépages internationaux, on appelle ça un <strong>Cape Blend</strong>, un mélange du Cap.</p>



<p>En matière d’arômes, ce n’est pas simple car cela dépend du cépage bien sûr mais également de la zone dans laquelle ils sont cultivés. Sur du Chardonnay ou du Sauvignon par exemple, il n’est pas rare d’avoir des notes de fruits exotiques, ananas ou fruit de la passion.</p>



<p>On produit des vins <strong>rosés</strong> également et des <strong>effervescents</strong> que vous trouverez sous la dénomination Methode Cap Classique ce qui signifie qu’ils sont produits selon la méthode traditionnelle, la méthode champenoise.</p>



<p>En Afrique du Sud, vous remarquerez que les vignerons mettent davantage en avant leur <strong>nom</strong> et surtout le <strong>cépage </strong>utilisé que l’appellation proprement dite. D’ailleurs, beaucoup de domaines produisent une partie de leurs vins avec des raisins achetés en dehors de la vallée.</p>



<p>On compte à ce jour une <strong>trentaine</strong> de domaines viticoles dans la magnifique vallée de Franschhoek, dont au moins la moitié arborent des noms français, ou qui y ressemble, telles que la Motte, la Dauphine, Chamonix, Haute Cabrière ou même la Provence. Les racines et origines françaises de l’appellation sont ainsi affichées avec fierté.</p>



<p>D’autres producteurs sont très renommés comme Boekenhoutskloof, La Bri, Môreson, Glenwood, Rickety Bridge ou encore Stony Brook Vineyards.</p>



<p>Une bonne partie de ces domaines peut être visités grâce au <strong>Wine Tram</strong>, l’emblématique tramway dont les rails ont été posés il y a plus de 100 ans, partant de Franschhoek et qui permet de passer de domaine en domaine.</p>



<p>Cette expérience est inoubliable mais évidemment, ce n’est pas la porte à côté. Et malheureusement, il est bien diffcile de trouver les vins de Franschoek pour qui voudrait les goûter.</p>



<p>Dire que le vignoble de Franschhoek est spectaculaire est un euphémisme et y aller, pour tout amateur de vins, par la route principale reliant Le Cap à Paarl et Stellenbosch, entre les majestueuses montagnes, est un privilège. Il y est possible de visiter ses nombreux domaines et se faire une idée précise de ce que Franschhoek peut proposer, avec modération bien sûr.</p>



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