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	<title>Pod&#039;Vins</title>
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	<description>Le podcast 100% Vin à écouter sans modération</description>
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		<title>Story : le Domaine Grosbois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 21:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pod'Vins Story]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le domaine Grosbois est l'une des plus belles réussites du vignoble de Chinon. Aux vins de qualité produits par les frères Grosbois s'ajoute une philosophie respectueuse de l'environnement et du vivant. Une vraie leçon de viticulture parfaitement intégrée dans son milieu naturel.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et on se retrouve aujourd’hui pour un épisode de <strong>Pod’Vins Story</strong>, un programme dans lequel je vous fait un focus sur un domaine, français ou étranger, parce que j’en apprécie les vins mais aussi la vision, la philosophie du ou des vignerons.</p>



<p>Aujourd’hui, je vous emmène au cœur du <strong>Val de Loire</strong>, dans une terre où l’histoire, la nature, la gastronomie et le vin cohabitent depuis des siècles, et plus précisement<br>du côté de cette magnifique appellation de <strong>Chinon</strong>, chère à François Rabelais, l’enfant du pays, qui ne cessa d’en chanter les louanges dans ses écrits, renforçant encore un peu plus sa renomée depuis le 16ème siècle.</p>



<p>D’ailleurs nous allons parler d’histoire aujourd’hui, la grande Histoire de nos ancêtres mais aussi celle d’une famille qui a réussit, à force de travail et d’abnégation, à hisser son vignoble au firmament de l’appellation. Ce domaine, c’est le <strong>domaine Grosbois</strong>.</p>



<p>Chinon et l’Histoire sont intimement liés depuis l&rsquo;époque gallo-romaine, la ville est aussi célèbre pour sa forteresse royale, mais Chinon, aujourd’hui, c’est surtout un très grand <strong>vignoble</strong>, profondément enraciné dans le Val de Loire et qui se développa à la faveur de sa position stratégique au carrefour de <strong>voies fluviales</strong> importantes. Il s’étend sur <strong>26 communes</strong> d’Indre-et-Loire, de part et d&rsquo;autre de la <strong>Vienne</strong>, un affluent de la Loire. L’eau, ici, joue d’ailleurs un rôle important puisque la Vienne, la Loire et l’Indre, sont trois cours d’eau qui ont modelé le climat et le paysage de l’aire d’appellation en façonnant les coteaux et les rebords des plateaux, et en y déposant leurs alluvions.</p>



<p>Et parmi ces communes, il y a <strong>Panzoult</strong>, à quelques kilomètres à l’Est de Chinon, sur la rive droite de la Vallée de la Vienne, fief de la famille <strong>Grosbois </strong>depuis le début du 19ème siècle. Le domaine est une ancienne <strong>ferme fortifiée</strong>, sur le lieu-dit du Pressoir, où depuis le 15ème siècle, on y cultive des céréales à l’intérieur d’un clos de 50ha, qui malheureusement fut détruit dans les années 60, à une époque où la réforme agraire attribuait plus de valeur à la terre qu’au bâti.</p>



<p>Si les murs ont disparu, d’ailleurs un projet est en cours pour les reconstruire de manière végétale, les différentes <strong>parcelles</strong> de la propriété n’ont jamais vraiment disparu. Il y en a 19 aujourd’hui, réparties sur les <strong>20 hectares</strong> de vignes exploités par <strong>Nicolas et Sylvain Grosbois</strong>. Mais pas que…Le domaine, c’est aussi 40ha de céréales, 10ha de prairies, des arbres fruités, des vaches, des cochons, des abeilles, un potager, car pour les frères Grosbois, la viticulture s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large, une <strong>polyculture</strong> vertueuse qui profite à l’environnement dans son ensemble et le valorise.</p>



<p>À Chinon, plus de 80 % de la production des vins est <strong>rouge</strong>, dominée par l’emblématique <strong>Cabernet Franc</strong>, appelé localement Breton. Pourquoi “Breton” ? Probablement parce qu’autrefois, les plants transitaient par le port de Nantes, historiquement rattaché à la Bretagne.<br>Et le Cabernet Franc est un cépage facétieux, diffcile à dompter. On lui reproche souvent sa dureté, ses tannins rugueux, parfois un côté végétal un peu marqué.<br>Oui mais voilá, en viticulture, tout est affaire d’Homme et de <strong>terroir</strong>. Et le domaine Grosbois jouit d’un terroir parfaitement adapté au Cabernet Franc. Des vignes à <strong>flanc de coteaux</strong>, exposées <strong>Sud</strong>, avec des sols <strong>sablo-argileux</strong> sur un socle de <strong>tuffeau jaune</strong>, alors qu’il est plutôt blanc du côté de Saumur.<br>Ce tuffeau, qu’on appelle le <strong>millarge</strong>, ce sont des sédiments <strong>calcaires </strong>avec de nombreuses traces de coquillages, datant de l’époque où ici il n’y avait que de l’eau, il y a 90 millions d’années. Un sol riche en <strong>fer</strong>, qui donne cette couleur jaune au tuffeau, mais surtout riche en <strong>silice</strong>. Et la présence de silice dans le sol est le facteur essentiel pour mener le Cabernet-Franc à parfaite maturité car elle <strong>emmagasine</strong> la chaleur le jour pour la restituer aux vignes lorsque la température est plus fraîche. Voilà le secret d’une parfaite maturité du Cabernet-Franc.</p>



<p>Et au cœur du clos historique du domaine Grosbois, une micro-parcelle : <strong>Clôture</strong>. Soixante ares plantés en 1910, où survivent des vignes âgées de 115 ans, issues d’un matériel végétal préphylloxérique planté sur les tout premiers porte-greffes américains, et qui sert aujourd’hui de vignes mères pour les sélections massales du domaine.</p>



<p>Clôture est une des nombreuses cuvées du domaine, au côté de Gabare, Glacière, Clos du Noyer et Montet, qui est la seule cuvée élevé en fût d’un vin, le reste ne voyant que la cuve béton, simplement parce que les vignes de Montet sont sur une dalle calcaire un petit peu plus acide. Au Domaine Grosbois, on prend en quelques sortes ce que la Nature nous donne.</p>



<p>A cela s’ajoute un blanc en IGP Touraine-Azay le Rideau, plusieurs cuvées de <strong>négoce</strong>, que ce soit à partir de raisins de la région, comme Cuisine de ma mère et Extra-ball, ou de Gaillac, où Nicolas vinifie avec succès plusieurs cépages locaux, et Les Hauts-Baigneux, un autre domaine exploité par Nicolas Grosbois près Azay le Rideau.</p>



<p>Tout le domaine est certifié <strong>bio</strong>, comme plus de la moitié des domaines sur Chinon, Chinon est une appellation très respectueuse de l’environnement, et labellisé <strong>Demeter</strong> en <strong>biodynamie</strong> depuis 2019. Mais pour les frères Grosbois, la biodynamie n’a de sens que dans un ensemble cohérent et <strong>harmonieux</strong>. Et cet ensemble, c’est la <strong>polyculture</strong> comme on l’a dit, qui, dans cet environnement rural et chargé d’histoire, s’est imposée comme une évidence. Car elle crée un <strong>équilibre</strong>, une diversité, et surtout favorise la vie. Les céréales nourrissent le cheptel. Les animaux fertilisent les sols. Les prairies côtoient les vignes. La forêt borde les parcelles. Les arbres fruités nourissent les sols et les abeilles se chargent du reste. Un <strong>écosystème</strong> complet, pensé comme un îlot agronomique cohérent, ou tout simplement, comme l’aime à dire Nicolas Grosbois, une <strong>ferme à l’ancienne</strong>.</p>



<p>Et sa philosophie est bien plus profonde puisqu’il ne conçoit pas la viticulture de manière différente. Une démarche pleine de bon sens qui consiste à s’adapter à son environnement sans chercher l’inverse, à planter autre chose que de la vigne sur son matériel viticole tel que le faisaient nos ancêtres, unique moyen selon lui de relever les défis qui s’imposeront à notre planète dans les années à venir.</p>



<p>Et pour les jeunes vignerons qui nous écoutent, le message est clair : ça fonctionne très bien. Le domaine vit en <strong>harmonie</strong> parfaite avec son environnement et cela se ressent dans les vins. J’ai eu dernièrement l’occasion de goûter deux cuvées, Gabare et Clôture et je dois avouer avoir été charmé par cette belle expression fruité du Cabernet-Franc, parfaitement mûr, soyeux, avec un <strong>équilibre</strong> impeccable.</p>



<p>Vous l’aurez compris, Nicolas et Sylvain Grosbois sont portés par leur <strong>passion</strong>, un travail artisanal méticuleux, à la vigne comme au chai. Un travail de <strong>paysan</strong>, avec tout ce que ce mot a de plus noble, qui leur permet, grâce à leur équipe, de “réimaginer la campagne” de leurs ancêtres. Ils en ressort une belle <strong>diversité</strong> de cuvées allant de vins fruités et accessibles aux expressions les plus complexes et profondes de leurs terroirs.</p>



<p>Si vous souhaitez aller à leur rencontre, des visites sont organisées, et je pense que vous l’avez compris, ce n’est pas une simple visite de cave mais tout un voyage initiatique. Vous pourrez aussi vous arrêter manger à la table du Pressoir pour goûter tous les produits du domaine à partir du mois de mai.</p>



<p>Voilá les amis, j’espère vous avoir donné envie de vous intéresser à ce domaine, que ce soit pour ses vins de très haut niveau comme pour son projet d’ensemble et si vous les connaissez ou aller les voir, n’hésitez pas à me faire un retour pour me dire ce que vous en avez pensé, et ça, c’est sans modération.</p>
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		<title>Comment choisit-on le vin ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 21:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment d'acheter une bouteille de vin, notre cerveau est influencé par de nombreux facteurs. Alors à qui faire confiance ?</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis trés heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode une fois de plus, dans lequel nous allons parler des facteurs qui influencent nos actes d’achat.</p>



<p>Car à moins de savoir très exactement ce que l’on veut, ce qui est rarement le cas, <strong>c</strong><strong>hoisir</strong> une bouteille de vin n’est pas si simple car notre décision est influencée par une multitude de facteurs. Et bien avant même d’avoir goûté le vin, notre cerveau a déjà construit une <strong>attente</strong>, et par la suite cette attente influence fortement notre perception. Alors je me suis posé une question : qu’est-ce qui <strong>guide </strong>vraiment nos choix au moment d’acheter une bouteille ?</p>



<p>Le <strong>nom</strong> du domaine, sa <strong>réputation</strong> et son image sont souvent le premier filtre au moment de l’achat. Un nom prestigieux, quand bien même ce soit un cousin par alliance d’un vigneron célèbre, une région bien connue ou un domaine réputé inspirent immédiatement <strong>confiance</strong>. À l’inverse, un vin inconnu peut susciter de l’<strong>hésitation</strong>.<br>C’est tout à fait normal car, dans le doute et l’incertitude, notre cerveau cherche des repères. Une appellation célèbre, Pauillac par exemple ou un producteur très connu réduit le risque perçu et <strong>rassure</strong> le consommateur.<br>Malheureusement, dans certains cas, la réputation repose autant sur le <strong>story telling</strong> et le marketing que sur la qualité réelle, encore plus maintenant avec ceux qui manient à la perfection les réseaux sociaux. Alors évidemment, de très nombreux domaines font honneur á leur réputation par la qualité de leurs vins, et heureusement, mais certains vins moins connus offrent un rapport qualité/prix peu intéressant.</p>



<p>L’<strong>étiquette </strong>en elle-même est bien souvent trompeuse. Qui n’a pas déjà acheté un vin parce que l’étiquette était rassurante, avec château Tartanpion, un design un peu vieilli et une calligraphie style ancien comme signe de <strong>longévité</strong> du domaine. Sans parler de mots bien choisis comme Tradition, Réserve ou Cuvée spéciale, qui la plupart du temps ne veulent absolument rien dire. Et pourtant, combien de fois ai-je entendu : il doit être bon, c’est une cuvée spéciale!..<br>Malheureusement, tous ces termes ne sont bien souvent aucunement reglementés et ne servent qu’à créér, avec beaucoup de succès d’ailleurs, qu’une attente <strong>positive</strong> du consommateur.</p>



<p>Et que dire des <strong>médailles</strong>, ces autocollants dorés qui attirent immédiatement l’œil et qui transmettent un message très simple : “ce vin a été récompensé”. En soi, il est légitime de se dire que c’est plutôt <strong>positif </strong>mais que savons-nous du concours, des jurys, des critères d’attribution des récompenses et du nombre de gagnants. Pas grand-chose la plupart du temps. Loin de moi l’idée de dénigrer tous ces <strong>concours</strong>, disons qu’ils représentent en quelques sortes un indicateur, parce qu’une majorité de gens semble avoir apprécié le vin mais en rien une garantie.</p>



<p>Il en est de même pour les <strong>mentions</strong> Bio, Biodynamie ou Nature qui jouent elles sur une dimension <strong>éthique</strong> et émotionnelle. Nul doute que ces labels ont un impact réel et influencent fortement la perception d’un vin. Ils donnent l’image d’un produit <strong>sain</strong> et respectueux de l’environnement et franchement on ne peut que s’en féliciter. Alors autant le mettre en avant et que le consommateur le sache. Mais attention, ces labels ne sont en aucun cas un gage de <strong>qualité</strong>. Il y a de très mauvais vins bio car si la matière première est saine, encore faut-il savoir la travailler, vendanger au bon moment et savoir vinifier. Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.<br><br></p>



<p>Le <strong>millésime</strong> joue également un rôle à deux niveaux. Tout d’abord, des consommateurs initiés peuvent considérer qu’un millésime qu’ils savent de bon niveau dans une région donnée est un gage de qualité pour l’ensembe des vins de cette région cette année-là. Alors oui et non. Il est vrai que certains très beaux millésimes rendent parfois impossible la production de mauvais vins. C’est ce qu’on appelle les <strong>millésimes faciles</strong>. Mais encore une fois, ce n’est aucunement une garantie.</p>



<p>Ensuite, on peut avoir tendance à considérer, à tort, qu’un millésime ancien est gage de qualité et cela peut <strong>influencer</strong> fortement la décision. C’est bien sûr absurde car il faut déjà connaître parfaitement le millésime en question, et surtout connaître l’<strong>évolution</strong> du vin à travers le temps. Beaucoup de vins n’ont pas un grand potentiel de garde quand d’autres sont vinifiés pour être plutôt bus jeunes, plus en adéquation avec l’évolution des modes de consommation actuels. Donc dire : ce vin a 10 ans, il doit être bon, n’a aucun sens, sauf à connaître parfaitement le vin.</p>



<p>Les <strong>guides</strong> et les <strong>notes</strong> sont un sujet plus compliqué car ils représentent en quelques sortes une autorité incontestable. Et je n’ai aucun doute sur le fait qu’une grande partie des achats faits dans les foires aux vins par exemple se basent sur ces recommendations préalables. Acheter un vin noté 95/100 nous semble, avant même de l’avoir goûté, un bon vin.</p>



<p>Normal, les <strong>dégustateurs</strong> sont aguerris, c’est leur métier. Comment remettre en cause leurs jugements? Ce serait comme remettre en cause l’avis donné par son médécin. Enfin, pas tout à fait, car la dégustation de vin inclue un paramètre fondamental et qui lui est incontestable : votre <strong>goût</strong>.</p>



<p>Car ces notes proviennent d’experts et loin de moi l’idée de remettre ce travail en cause et cela me paraît même une source <strong>pertinente</strong> d’information, je ne vais donc pas vous dire de ne pas leur faire confiance, mais gardons quand même à l’esprit que le goût de chacun est subjectif et que le vôtre vous est propre et encore une fois, <strong>incontestable</strong>.</p>



<p>Enfin le <strong>prix</strong>, c’est probablement l’influence la plus forte et certaines études montrent que plus un vin est cher, plus on a tendance à le trouver bon. Tout simplement parce que l’être humain associe le prix à la qualité et c’est un <strong>effet psychologique</strong> très puissant. En réalité, vous le savez bien, il existe d’excellents vins à petit prix et des vins beaucoup trop chers pour le plaisir qu’ils procurent.</p>



<p>Au moment de choisir un vin, nous ne sommes pas aussi <strong>rationnels </strong>qu’on le pense. Et c’est bien normal, il ne faut pas culpabiliser. Nous faisons avec les connaissances et les moyens à notre disposition et souvent une bonne part de <strong>feeling</strong>.<br>Notre décision est influencée par des repères (le nom, la région), des signaux de confiance (les notes, les médailles), des valeurs auxquelles nous sommes attachées (bio, nature), nos moyens financiers et beaucoup de marketing.<br>Alors parfois on a de la <strong>chance</strong> et d’autres fois un peu moins.</p>



<p>Alors vous vous dîtes, tu es bien gentil mais on fait comment du coup? Je dirais goûter, aller voir les vignerons, être curieux et peut-être aussi acheter son vin auprès de gens de confiance, les cavistes par exemple, lire les avis de dégustation de personnes indépendantes sur des forum également, même si rien n’empêche de suivre les conseils d’experts avec toujours avec un peu de recul pour ne pas tomber dans le piège de trouver un vin bon avant de l’avoir goûté. De toute façon, seule la dégustation doit être votre juge de paix, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Les vins de garage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:44:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les vins de garage sont des micro-cuvées de très haute qualité nées dans le Bordelais et qui pour certaines sont devenues introuvables ou vendues à des prix dignes des plus grands crus.</p>
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<p>Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vin… mais pas que ! Je suis Arnaud, et je suis ravi de vous retrouver. Merci d’être là, une fois encore. N’hésitez pas à parler de Pod’Vins autour de vous : le podcast est de plus en plus écouté, et cela nous permet de vous proposer toujours davantage de contenu.</p>



<p>Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à une expression aussi intrigante qu’évocatrice : les <strong>vins de garage</strong>. Vous l’avez peut-être déjà entendue, sans forcément savoir ce qu’elle recouvre réellement.</p>



<p>Rassurez-vous tout de suite : il ne s’agit pas d’un vin élaboré par un garagiste entre deux vidanges.</p>



<p>De nos jours, l’expression est parfois utilisée un peu à tort et à travers, presque comme un simple synonyme de <strong>micro-cuvée</strong>. L&rsquo;image est parlante : produire un grand vin dans un espace réduit, avec peu de moyens. Mais son origine est bien plus précise, et son histoire mérite qu’on s’y attarde.</p>



<p>C’est au début des années 1990 que <strong>Michel Bettane</strong>, célèbre dégustateur et critique de la Revue du Vin de France, popularise cette formule. Il désigne alors des vins produits en très petites quantités, de manière <strong>artisanale</strong>, confidentielle, souvent avec des moyens limités, mais avec une ambition qualitative immense. Difficile de ne pas y voir un parallèle avec les géants de la <strong>Silicon Valley</strong>, eux aussi nés dans des garages modestes avant de conquérir le monde : Apple, Microsoft, Google ou encore Intel. Dans le vin, l&rsquo;idée est similaire : partir de presque rien, avec beaucoup d&rsquo;audace et une vision forte.</p>



<p>Car, dans les faits, les vins de garage ne sont pas forcément vinifiés dans un véritable garage. Mais ils naissent souvent dans de petits chais, parfois improvisés, où le vigneron bénéficie d&rsquo;une liberté totale. Pas de tradition pesante, pas de cahier des charges stylistique, seule compte la recherche de l&rsquo;excellence, souvent en rupture avec les standards établis des grands crus bordelais qui règnent sur le vignoble.</p>



<p>Car oui c’est à Bordeaux, précisément, que le phénomène prend son envol. Deux noms s’imposent immédiatement : <strong>Château Le Pin</strong>, véritable précurseur à Pomerol, et surtout le <strong>Château de Valandraud</strong>, qui va faire passer ce mouvement dans une autre dimension.</p>



<p>L’histoire de <strong>Jean-Luc Thunevin</strong> est d’ailleurs intéressante. Ancien employé de banque, il arrive presque par hasard à Saint-Émilion. Il y ouvre d’abord un dépôt-vente, puis un bar à vin qui n’existait pas à l’époque. Le succès est immédiat. Fort de cette réussite, il acquiert en 1990 0,6 hectare de vignes seulement. Histoire d’alimenter son bar.</p>



<p>Au départ, ses raisins sont vinifiés à la cave coopérative de Saint-Émilion. Puis, dès l’année suivante, il commence à produire son propre vin dans un minuscule <strong>atelier.</strong> Sa philosophie est claire : travail précis et rigoureux dans les vignes, rendements très faibles, maturité parfaite des raisins et précision extrême à chaque étape.</p>



<p>Le résultat ? Un vin puissant, concentré, opulent, doté d&rsquo;une structure tannique imposante et élevé en barriques neuves. Un style <strong>audacieux</strong>, parfaitement en phase avec les goûts de l’époque. Et surtout, un style qui séduit immédiatement le célèbre journaliste américain <strong>Robert Parker</strong>. Ses notes exceptionnelles propulsent Valandraud sur le devant de la scène internationale. Parker ira même jusqu’à surnommer Jean-Luc Thunevin le « Bad Boy de Bordeaux ». L’histoire est en marche.</p>



<p>Le <strong>succès</strong> est fulgurant. Les bouteilles s’arrachent, parfois à des prix supérieurs à ceux de certains grands crus classés. De quoi ébranler sérieusement la hiérarchie traditionnelle du Bordelais.<br>Il faut dire que produire ce type de vin coûte cher : beaucoup de main-d’œuvre, des volumes minuscules, aucune économie d’échelle, et un risque financier important. Mais il serait naïf d’ignorer l’importance d’une <strong>stratégie marketing</strong> parfaitement maîtrisée.</p>



<p>Avec le temps, ces domaines ont naturellement grandi. Château Le Pin a vu sa superficie doubler. Quant au Château Valandraud, il s’étend aujourd’hui sur une dizaine d’hectares et a même accédé au rang de <strong>Premier Grand Cru Classé</strong> de Saint-Émilion. On est loin des débuts artisanaux.</p>



<p>Le phénomène a rapidement fait des <strong>émules</strong>. À Saint-Émilion, des propriétés comme La Mondotte, Château Gracia, Château Rol Valentin, Clos Saint-Martin ou encore Le Dôme ont suivi cette voie. À Pomerol, on peut citer le Clos du Clocher, tandis qu’à Margaux, Château Marojallia s’est imposé comme l’un des exemples les plus emblématiques.</p>



<p>Mais l’esprit du vin de garage a depuis largement dépassé les frontières bordelaises. On le retrouve ailleurs en France, mais aussi à l’étranger, chez des vignerons qui revendiquent avant tout leur <strong>liberté </strong>créative, loin des conventions et des modèles établis.</p>



<p>Finalement, qu’est-ce qui caractérise ces vins ? Une production extrêmement limitée, une recherche obsessionnelle de qualité, une concentration impressionnante, une grande complexité aromatique, souvent marquée par un élevage boisé ambitieux, et bien sûr, des prix qui peuvent atteindre des sommets.</p>



<p>Au fond, les vins de garage racontent une histoire fascinante : celle d’hommes et de femmes qui ont osé bousculer l’ordre établi, prouvant qu’avec du talent, de l’audace et une vision claire, il est possible de rivaliser avec les institutions les plus prestigieuses.</p>



<p>Alors, phénomène de mode, coup marketing ou véritable révolution qualitative ? Sans doute un peu des trois. Mais une chose est certaine : les vins de garage ont profondément marqué l’histoire contemporaine du <strong>vignoble bordelais</strong>, et continuent encore aujourd’hui d&rsquo;alimenter la passion des amateurs du monde entier, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>Franschoek, le coin des français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 12:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Franschoek, le coin des Français, est l'un des plus beaux vignobles de la planète et propose des vins à la hauteur de la beauté du paysage.</p>
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<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, je suis trés heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode et aujourd’hui c’est un épisode important car il clôture une mini-série de 3 épisodes si on peut dire sur une partie du vignoble <strong>sud-africain</strong>.</p>



<p>En effet, à moins d’une heure à l’Est du Cap existe un triangle viticole hébergeant 3 des plus beaux vignobles d’Afrique du Sud. Nous avons déjà parlé de Stellenbosch, de Paarl et il ne nous restait que le troisième à évoquer, c’est <strong>Franschhoek</strong>.</p>



<p>La vallée de Franschhoek abrite certains des plus beaux domaines du monde. Elle est entourée de montagnes sur trois côtés et où que vous soyez, la vue est à couper le souffle. D’ailleurs en 2022, Franschhoek a été mentionnée par le magazine Time comme l&rsquo;un des 50 meilleurs endroits au monde à visiter.</p>



<p>Et en plus, on y fait de superbes vins, que demande le peuple&nbsp;?</p>



<p>En Afrique du Sud, nos AOC à nous, ce sont ce qu’on appelle des Wines of Origin. Elles sont découpées en Geographical Unit, c’est un 1er niveau, en Regions, puis en Districts et enfin en Wards. Cela fait donc 4 niveaux.</p>



<p>90% de la production de vins en Afrique du Sud vient d’une <strong>Geographical Unit</strong> qu’on appelle le <strong>Western Cape</strong>. Donc si vous dégustez un vin d’Afrique du Sud, il est quasiment certain qu’il viendra du Western Cape. En gros, si vous visualisez la pointe du continent africain, c’est la partie Ouest de cette pointe avec bien sûr sa capitale, non pas du pays qui est Pretoria, mais Cape Town, qui se situe tout à l’Ouest, côté Atlantique.</p>



<p>A l’intérieur de cette large zone qu’est le Western Cape, vous avez différentes régions dont une importante qui <strong>Coastal Region</strong>, la région côtière. Et à l’intérieur de cette Coastal Region, vous avez le District de <strong>Franschhoek</strong>.</p>



<p>Pour résumer, en Afrique du Sud, vous avez une zone viticole qui s’appelle Western Cape (c’est 90% des vins sud-africains) qui englobe plusieurs régions dont Coastal Region qui elle-même englobe plusieurs Districts dont celui de Franschhoek.</p>



<p>Franschhoek, ça veut dire le <strong>coin des français. </strong>Il y a peu d’habitants qui aujourd’hui parlent notre langue dans ce petit village, mais vous y trouverez bon nombre de références à la France, notamment sur les enseignes des restaurants ou dans le nom des domaines viticoles. Ça peut sembler curieux si loin de l’hexagone mais la raison date du 17<sup>ème</sup> siècle.</p>



<p>Au milieu des années 1650, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales charge <strong>Jan van Riebeeck</strong> d’établir un poste de ravitaillement au Cap de Bonne-Espérance. L’objectif initial n’est pas de coloniser les populations, mais d’approvisionner les navires en route vers l’Asie. Les Hollandais découvrent rapidement que l’on peut aussi, sur cette terre, cultiver la vigne.</p>



<p>En 1679, le nouveau gouverneur Van der Stel fonde Stellenbosch. Mais c’est quelques années plus tard que tout se joue. A la suite de la révocation de l’<strong>Edit de Nantes </strong>en 1685, les <strong>huguenots </strong>protestants quittent la France et se réfugient aux Pays-Bas pour fuir les persécutions. La colonie du Cap est alors à la recherche de fermiers et de vignerons pour cultiver les terres riches de l’arrière-pays.</p>



<p>A partir de 1688, les premiers huguenots viennent s’installer sur les terres de la vallée d’<strong>Olifantshoek</strong>, le coin des éléphants, baptisé ainsi car de nombreux éléphants vivaient alors dans la vallée. La cité est rapidement rebaptisée Die Fransche Hoek, littéralement «le coin des Français» en afrikaans.</p>



<p>Dans cette vallée allongée, le climat y est <strong>méditerranéen</strong>. Les hivers sont doux et humides, et les étés sont chauds, parfois très chauds selon les zones et secs. Il tombe entre 700 et 1000 mm de pluie par an environ, ce qui est suffisant. Et si ça ne l’est pas, l’<strong>irrigation</strong>, généralement au <strong>goutte à goutte</strong> est autorisée et reste une option à la disposition des viticulteurs sud-africains.</p>



<p>Franschoek jouit de belles périodes d’ensoleillement, modérées par l’altitude, les ombres projetées par les montagnes environnantes et les brises venant de l’océan. Sans compter l&rsquo;influence de la rivière Berg, qui prend sa source dans les monts Drakenstein et traverse le centre de Franschhoek en direction de Paarl.&nbsp;</p>



<p>Tout cela contribue à une plus grande amplitude thermique entre le jour et la nuit. Parfait pour obtenir de beaux raisins.</p>



<p>On y trouve également une grande variété de sols, notamment du granit, du schiste et du grès, avec de grandes différences selon les zones.</p>



<p>Cette <strong>diversité</strong> de sols permet de créer des vins aux styles très différents et d’utiliser un grand nombre de cépages. Les législations des pays du Nouveau monde ne sont pas aussi restrictives que celles du Vieux Continent en matière d’encépagement, on peut faire à peu près tout ce qu’on veut.</p>



<p>Sur les <strong>1250 hectares</strong> de vignes, on cultive à peu près à part égale les blancs et les rouges. Quasiment exclusivement des cépages internationaux.</p>



<p>4 variétés se démarquent&nbsp;: Sauvignon Blanc et Chardonnay, et Cabernet Sauvignon et Shyraz.</p>



<p>Ensuite, vous retrouvez du Sémillon, du Chenin, du Merlot, un peu de Pinot Noir, du Cabernet Franc et un cépage 100% sud-africain, le Pinotage.</p>



<p>Le <strong>Pinotage</strong>, c’est un croisement entre le <strong>Pinot noir</strong> et le <strong>Cinsaut</strong> (qui s’appelait auparavant Hermitage), créé en 1925 à l&rsquo;université de Stellenbosch, l’une des meilleures au monde en matière d’œnologie. Je vous rappelle qu’un <strong>croisement</strong> c’est l’association de deux espèces Vitis Vinifera alors qu’un hybride c’est l’association d’une espèce américaine et une Vitis Vinifera.</p>



<p>Sachez enfin que lorsqu’on mélange du Pinotage avec des cépages internationaux, on appelle ça un <strong>Cape Blend</strong>, un mélange du Cap.</p>



<p>En matière d’arômes, ce n’est pas simple car cela dépend du cépage bien sûr mais également de la zone dans laquelle ils sont cultivés. Sur du Chardonnay ou du Sauvignon par exemple, il n’est pas rare d’avoir des notes de fruits exotiques, ananas ou fruit de la passion.</p>



<p>On produit des vins <strong>rosés</strong> également et des <strong>effervescents</strong> que vous trouverez sous la dénomination Methode Cap Classique ce qui signifie qu’ils sont produits selon la méthode traditionnelle, la méthode champenoise.</p>



<p>En Afrique du Sud, vous remarquerez que les vignerons mettent davantage en avant leur <strong>nom</strong> et surtout le <strong>cépage </strong>utilisé que l’appellation proprement dite. D’ailleurs, beaucoup de domaines produisent une partie de leurs vins avec des raisins achetés en dehors de la vallée.</p>



<p>On compte à ce jour une <strong>trentaine</strong> de domaines viticoles dans la magnifique vallée de Franschhoek, dont au moins la moitié arborent des noms français, ou qui y ressemble, telles que la Motte, la Dauphine, Chamonix, Haute Cabrière ou même la Provence. Les racines et origines françaises de l’appellation sont ainsi affichées avec fierté.</p>



<p>D’autres producteurs sont très renommés comme Boekenhoutskloof, La Bri, Môreson, Glenwood, Rickety Bridge ou encore Stony Brook Vineyards.</p>



<p>Une bonne partie de ces domaines peut être visités grâce au <strong>Wine Tram</strong>, l’emblématique tramway dont les rails ont été posés il y a plus de 100 ans, partant de Franschhoek et qui permet de passer de domaine en domaine.</p>



<p>Cette expérience est inoubliable mais évidemment, ce n’est pas la porte à côté. Et malheureusement, il est bien diffcile de trouver les vins de Franschoek pour qui voudrait les goûter.</p>



<p>Dire que le vignoble de Franschhoek est spectaculaire est un euphémisme et y aller, pour tout amateur de vins, par la route principale reliant Le Cap à Paarl et Stellenbosch, entre les majestueuses montagnes, est un privilège. Il y est possible de visiter ses nombreux domaines et se faire une idée précise de ce que Franschhoek peut proposer, avec modération bien sûr.</p>



<p></p>
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		<title>Mes 10 plus grands vins français</title>
		<link>https://pod-vins.com/autour-du-vin/mes-10-plus-grands-vins-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 13:37:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez que l'on vous offre 10 vins français de votre choix. Quels vins choisiriez-vous? Il y a beaucoup de vins de légende dans notre pays mais il faut bien se mouiller. Alors je vous donne ma liste dans cet épisode.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien et êtes prêts à saliver de plaisir car aujourd’hui, c’est un épisode un peu différent, pour la bonne raison que je vais vous parler des plus grands vins français.</p>



<p>Mais je ne vais pas vous faire un inventaire, d’une part parce qu’il y en a trop et d’autre part, parce que cette notion est subjective. Je vais donc juste imaginer qu’un génie sort d’une lampe magique et me propose de m’offrir 10 bouteilles de mon choix parmi tous les vins produits en France.</p>



<p>J’insite, cette liste ne repose sur rien, si ce n’est mon bon plaisir. Et j’ai décidé de vous la partager.</p>



<p>Je n’ai aucune hésitation sur le premier vin. A tout seigneur, tout honneur, bien sûr <strong>La Romanée Conti.</strong><br>La Romanée-Conti est sans doute le vin le plus mythique et le plus convoité au monde, sommet absolu du <strong>Pinot Noir</strong> en Bourgogne. Cette cuvée provient d’un minuscule vignoble de seulement 1,8 hectare, monopole historique du domaine éponyme situé au cœur de Vosne-Romanée.</p>



<p>La Romanée-Conti bénéficie d’un terroir unique qui donne naissance à un vin d’une profondeur et d’une <strong>complexité</strong> incomparables. La viticulture y est menée en <strong>biodynamie</strong>, avec un soin extrême porté à chaque pied de vigne, et des rendements très faibles. C’est un vin quasi-<strong>introuvable</strong>, seule une bouteille est attribuée chaque année aux heureux allocataires de la fameuse caisse que produit le domaine.</p>



<p>Romanée-Conti est plus qu’un vin, c’est une expérience sensorielle et émotionnelle unique, une œuvre d’art qui incarne l’expression la plus pure du terroir, du temps et du savoir-faire des Hommes.</p>



<p>Pour mon deuxième vin, je me dirige vers la <strong>Côte de Beaune</strong> cette fois-ci et je pose sur ma liste un <strong>Meursault 1er Cru Perrières</strong> du <strong>Domaine Coche-Dury.<br></strong>Le Domaine Coche-Dury est une référence absolue en Bourgogne, la star incontestée de l’appellation <strong>Meursault</strong>. Ce domaine familial a acquis une réputation quasi mythique, qui classe son cru emblématique les Perrières au sommet de la hiérarchie des grands vins blancs du monde, un vin d’une précision chirurgicale.</p>



<p>Issu du climat nommé Perrières, ce terroir se distingue par ses sols pierreux riches en calcaire, conférant au vin une <strong>tension</strong> et une énergie remarquables.</p>



<p>Et que dire de la vinification qui atteint un niveau d’exigence rarement égalé.</p>



<p>Le vin impressionne par sa <strong>pureté</strong> et sa profondeur.</p>



<p>Le Meursault Perrières de Coche-Dury est souvent considéré comme un “grand cru officieux”, capable de rivaliser avec les plus grands <strong>Chardonnays</strong> de Bourgogne, tout en développant avec le temps une complexité et une noblesse hors du commun.</p>



<p>Mon troisième vin est également bourguignon, je ne fais pas mystère de mon amour pour ce vignoble. Et ce serait un <strong>Musigny Grand Cru</strong> du <strong>domaine Leroy</strong>.<br><strong>Lalou Bize-Leroy</strong> est la <strong>Grande Dame</strong> de la Bourgogne, une figure incontournable du vignoble bourguignon, vinificatrice et dégustatrice hors pair. Et le domaine incarne sa vision très personnelle du vin, radicale et perfectionniste. &nbsp;</p>



<p>Issu du prestigieux climat <strong>Musigny</strong>, terroir emblématique de la Côte de Nuits, ce grand cru est cultivé en <strong>biodynamie</strong> avec des rendements extrêmement faibles, favorisant une concentration et une intensité hors normes. Chaque étape, de la vigne à la cave, est menée avec une exigence absolue.</p>



<p>Ce Musigny fascine par sa profondeur, une complexité et une longueur spéctaculaires, presque mystiques.</p>



<p>À la fois puissant et d’une délicatesse extrême, ce vin défie le temps avec une capacité de garde exceptionnelle. Véritable objet de culte, le Musigny Grand Cru du domaine Leroy dépasse la notion de grand vin, au panthéon de l’œnologie mondiale.</p>



<p>Enfin, pour en finir avec la Bourgogne, parce qu’il faut quand même un peu de diversité dans ma liste, je demande un <strong>Chambolle Musigny les amoureuses</strong> du <strong>domaine Roumier</strong>. Etrange peut-être de classer un 1er Cru tant il y a de grands crus en Bourgogne. Oui mais voilà, les Amoureuses n’est pas un climat comme les autres.</p>



<p>Produit par le mythique Domaine Georges Roumier, ce premier cru est souvent considéré comme un “grand cru en puissance”, tant sa finesse et son élégance, qui lui ont valu son nom, rivalisent avec les plus grands noms de la Côte de Nuits.</p>



<p>Plus qu’un grand vin, Les Amoureuses de Roumier est souvent décrit comme une émotion pure : un vin d’équilibre et de dentelle, capable de traverser les années tout en conservant une fraîcheur vibrante et une complexité envoûtante.</p>



<p>Histoire de faire pétiller ma liste, mon cinquième vin est un Champagne et pas n’importe lequel, un <strong>Clos d’Ambonnay</strong> de la <strong>maison Krug</strong>.<br>Le Clos d’Ambonnay est une cuvée confidentielle produit par l’une des maisons les plus prestigieuses de Champagne. Il s’agit d’un <strong>clos</strong>, c’est-à-dire une parcelle protégée par des murs depuis 1766, extrêmement petite, à peine plus d’un demi-hectare, située dans le village d’Ambonnay. Acquise par Krug dans les années 1990, cette vigne repose sur un terroir exceptionnel et donne naissance à une cuvée produite en quantités infimes, uniquement lors de millésimes jugés exceptionnels. La dernière édition date de 2008. Cette rareté, combinée à l’exigence légendaire de la maison, en fait un champagne exceptionnel.</p>



<p>Comment ne pas inclure des grands vins du Rhône dans cette liste? Et notamment un Châteauneuf-du-Pape, le <strong>Château Rayas</strong>.</p>



<p>Le château Rayas est le joyau des vins produits par Emmanuel Reynaud, avec la particularité d’être produit à 100% à partir de <strong>Grenache</strong>, alors que les autres vins de l’appellation sont des assemblages issus des 13 cépages autorisés.</p>



<p>La qualité des vins en a fait une icône de la région, leur caractère soyeux, l’harmonie entre la finesse et la puissance et cette palette aromatique qui ne semble plus finir, font de Rayas une référence, un vin que chaque amateur rêve de pouvoir goûter un jour.</p>



<p>Par gourmandise, j’inclus dans ma liste un <strong>Hermitage Cuvée Cathelin</strong> de <strong>Jean-Louis Chave</strong> pour mon septième vin.</p>



<p>Véritable micro-cuvée née en 1990 en hommage au peintre Bernard Cathelin, elle n’est produite que lors de millésimes jugés exceptionnels, en quantités infimes.</p>



<p>Issue des plus grands lieux-dits de la colline de Hermitage, tels que Bessards, Méal ou l’Ermite, cette cuvée 100 % Syrah fait l’objet d’une sélection drastique des meilleures barriques après élevage.</p>



<p>Elle se distingue par une concentration hors norme, une texture dense et soyeuse, et une complexité aromatique remarquable.</p>



<p>Plus qu’un grand vin, Cathelin est un Hermitage sublimé, alliant puissance et finesse, capable de traverser les décennies avec une élégance rare. Son extrême rareté en fait un vin de légende, convoité par les amateurs comme par les collectionneurs du monde entier.</p>



<p>N’ayant mis que deux vins blancs dans ma liste, j’ajoute maintenant une <strong>Coulée de Serrant</strong> de <strong>Nicolas Joly</strong> pour mon huitième vin.</p>



<p>La Coulée de Serrant du Nicolas Joly est l’un des vins blancs les plus singuliers et emblématiques de la Loire, et sans doute l’expression la plus radicale du chenin en <strong>biodynamie</strong>.</p>



<p>Issu d’un clos historique de 7 hectares surplombant la Loire, planté dès le XIIᵉ siècle par des moines cisterciens, ce vin bénéficie de sa propre appellation, comme la Romanée Conti, et d’un <strong>monopole</strong> absolu du domaine.</p>



<p>Entièrement élaborée à partir de chenin, la Coulée de Serrant se distingue par une approche viticole extrême : agriculture biodynamique intégrale, vendanges en tries successives de raisins très mûrs (voire botrytisés), vinification peu interventionniste et élevage sans bois neuf pour préserver l’expression du terroir.</p>



<p>Un vin capable de traverser le temps tout en conservant une énergie absolue.</p>



<p>Il ne me reste que deux vins et bien sûr ils doivent être bordelais.</p>



<p>Je ne peux pas faire l’impasse sur le <strong>château d’Yquem</strong>.</p>



<p>Le Château d’Yquem est sans doute le plus mythique des vins liquoreux dans le monde, une référence absolue de l’appellation Sauternes et le seul domaine à avoir été classé <strong>Premier Cru Supérieur</strong> lors du Classement de 1855.</p>



<p>Situé sur un terroir unique où se conjuguent <strong>brumes matinales</strong> et ensoleillement, Yquem doit sa singularité au développement du botrytis cinerea, la “<strong>pourriture noble</strong>”, qui concentre les sucres et les arômes des raisins de sémillon et de sauvignon blanc. Les vendanges s’effectuent en <strong>tries successives</strong>, grain par grain, les vendangeurs ne retenant que les baies parfaitement confites.</p>



<p>Son <strong>équilibre</strong> est magistral, porté par une fraîcheur vibrante et une palette aromatique immense qui lui confère une longueur presque sans limites.</p>



<p>Le Château d’Yquem est bien plus qu’un vin : c’est une œuvre intemporelle, où puissance, grâce et complexité atteignent une forme d’absolu.</p>



<p>Pour mon dernier vin, le génie est généreux mais il ne faut pas éxagérer, comment choisir entre tous les grands crus de Bordeaux. Du coup, peut-être à la surprise de beaucoup, j’opte pour un <strong>Pomerol</strong>, parce que j’adore cette appellation, et le <strong>Château Le Pin</strong>.</p>



<p>Le Château Le Pin est l’une des icônes les plus confidentielles et recherchées de Pomerol, incarnant le luxe et la rareté dans le monde du vin. Créé à la fin des années 1970 par Jacques Thienpont, ce micro-domaine d’un peu plus de 2 hectares produit des quantités infimes, quasiment de manière artisanale.</p>



<p>Issu majoritairement de merlot, Le Pin se distingue par une approche “haute couture” : vendanges manuelles minutieuses, tri drastique, élevage en barriques neuves avec une précision extrême. Chaque millésime est travaillé comme une <strong>pièce unique</strong>.</p>



<p>Le Château Le Pin est discret mais s’est imposé comme un mythe moderne, rivalisant avec les plus grands noms, grâce à sa personnalité unique et à une production d’une extrême confidentialité qui en fait l’un des vins les plus chers et convoités au monde.</p>



<p>Voilà les amis, je ne pourrai malheureusement pas tous vous inviter pour cette grande dégustation, parce que, simplement elle n’aura jamais lieu, mais on le droit de rêver et ça fait du bien. Alors si vous aussi, vous apercevez un génie, soyez prêt. Et le mieux c’est encore de préparer votre propre liste et de nous la partager dans les commentaires, sans modération.</p>
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		<title>Les cépages espagnols</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 13:23:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Espagne est riche de cépages emblématiques qui font de son vignoble un des plus intéressants au monde. Les connaître, c'est mieux appréhender sa diversité et ses particularités.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% vins mais pas que, j’espère que vous allez bien et merci pour votre fidélité, vous êtes toujours plus nombreux à suivre le programme. Et je sais que vous aimez l’<strong>Espagne</strong>. Donc aujourd’hui, je vous propose un numéro exceptionnel, une brève cartographie des principaux cépages en Espagne pour avoir une vision à peu près claire de ce que l’on peut y trouver, sans non plus entrer dans le détail des particularités locales.</p>



<p>Car l&rsquo;Espagne n’est rien moins que le plus grand vignoble au monde, où la place des cépages <strong>autochtones</strong> est dominante. Vous y trouvez dans beaucoup de régions les variétés internationales bien sûr, Cabernet Sauvignon, Merlot, Sauvignon, Syrah, Chardonnay, etc…mais l’intérêt des vins espagnols réside surtout dans ses cépages locaux et <strong>ancestraux</strong>.</p>



<p>Et vous allez voir que c’est plus simple qu’il n’y paraît.</p>



<p>Alors… pour commencer, j’ai envie de vous parler de deux cépages <strong>blancs</strong> que j’aime énormément. L’<strong>Albariño</strong> et le <strong>Godello</strong>. On est ici dans l’ouest de l’Espagne, une zone très influencée par l’Atlantique, avec des vins souvent frais, tendus, très expressifs.</p>



<p>L’<strong>Albariño</strong>, c’est vraiment le cépage emblématique de la <strong>Galice</strong>, l’Espagne verte comme on l’appelle. Si vous voyez passer une bouteille des <strong>Rías Baixas</strong>, retenez le nom : on est sur des vins avec beaucoup de fraîcheur, parfois une petite touche iodée… presque saline. C’est hyper digeste, fruité, assez vif, c’est vraiment très sympa..</p>



<p>Et puis il y a le <strong>Godello</strong>. Alors lui… c’est sans doute mon cépage préféré en Espagne. On reste à l’ouest, en Galice, mais on s’éloigne un peu de la côte, vers des appellations comme <strong>Monterrei</strong>, la magnifique <strong>Ribeira Sacra</strong> ou <strong>Valdeorras</strong>.<br>Et là, on change de registre : des vins un peu plus structurés, plus profonds, parfois même capables de vieillir. C’est un cépage hyper intéressant.</p>



<p>Maintenant, si on parle du cépage blanc le plus connu en Espagne, direction <strong>Rueda,</strong> en Castille-et-León, au Nord-Ouest de Madrid, donc encore un peu plus dans les terres par rapport à la Galice. Et là c’est le royaume du <strong>Verdejo</strong>. Et c’est un vin qu’on retrouve partout en Espagne, dans les bars, les restaurants, pour son très bon rapport qualité-prix. C’est souvent le blanc “facile”, mais bien fait, très agréable à boire.</p>



<p>Et savez-vous que l’un des deux cépages les plus plantés en Espagne est également blanc et il est plus que probable que vous n’en ayez jamais entendu parler. Ce cépage, c’est l’<strong>Airén</strong>. Pourquoi ?<br>Parce qu’il n’est pas réputé pour faire des vins exceptionnels tout d’abord mais il pousse essentiellement en <strong>Castilla-La Mancha</strong>, qui est tout simplement le plus grand vignoble du monde. On parle de plus de 700 000 hectares de vignes, c’est juste gigantesque.</p>



<p>Alors oui, il existe plein d’autres cépages blancs en Espagne : le Macabeo qu’on retrouve un peu partout, le Pedro Ximénez pour les vins doux d’Andalousie, le Palomino fino à Jerez, la Parellada et le Xarel-lo qu’on utilise pour le cava notamment du côté de la Catalogne, ou encore ceux du Pays basque, des Baléares, des Canaries, etc…</p>



<p>Mais si vous voulez une première grille de lecture assez simple qui vous permet de voyager tranquille retenez ces quatre noms : <strong>Albariño, Godello, Verdejo et Airén.<br></strong><br>Passons maintenant aux cépages rouges.</p>



<p>Et là… s’il ne fallait en retenir qu’un en Espagne, ce serait clairement le <strong>Tempranillo</strong>. C’est le roi d’Espagne, sa majesté. Le cépage le plus planté du pays, et surtout celui que l’on retrouve dans les vignobles les plus prestigieux.</p>



<p>Ce qui est assez amusant avec lui, c’est qu’il change de nom selon les régions. Dans la Rioja ou la Ribera del Duero, on l’appelle <strong>Tinto del País</strong> ou <strong>Tinto Fino</strong>. À Toro, il devient <strong>Tinto de Toro</strong>. Dans la Mancha, on parle de <strong>Cencibel</strong>. Et en Catalogne, c’est <strong>Ull de Llebre</strong>. Mais derrière tous ces noms, c’est bien le même cépage.<br>On le retrouve un peu partout en Espagne, mais il est particulièrement présent dans tout le centre du pays, de la Rioja, au nord de Madrid, jusqu’à la Mancha.</p>



<p>Maintenant, si on se déplace vers le Nord-Est de l’Espagne, on change de style. Ici, ce sont le <strong>Grenache noir</strong> et le <strong>Carignan</strong> qui dominent. On les retrouve dans la Rioja Oriental, en Aragon, avec des petites appellations comme Calatayud, Cariñena ou Campo de Borja, mais aussi dans des régions plus connues comme le Priorat, ou encore un peu plus au nord, vers Empordà, pas loin de Cadaquès, en Catalogne.</p>



<p>Et puis, direction la façade <strong>méditerranéenne</strong>, à l’est du pays. Une zone qu’on appelle le <strong>Levante</strong>, qui regroupe notamment la Communauté valencienne et la région de Murcie. Ici, le cépage roi, c’est le <strong>Monastrell</strong>, l’équivalent espagnol de notre Mourvèdre. C’est un cépage parfaitement adapté aux climats chauds et secs, très présent dans des appellations comme Valencia, Alicante, Jumilla, Bullas ou Yecla.</p>



<p>Je finirai par une mention spéciale pour un cépage que j’aime beaucoup et qui a une super côte actuellement en Espagne. C’est la Mencia, associée essentiellement au petit vignoble de Bierzo qui se trouve au Nord-Ouest du pays mais également au tryptique galicien <strong>Monterrei</strong>, <strong>Ribeira Sacra</strong>, <strong>Valdeorras</strong>, des vignobles, vous l’aurez compris, qui avec le Godello en blanc et la Mencia en rouge, sont très très intéressants et pourtant quasiment pas connus en dehors des frontières ibériques.</p>



<p>Voilà les amis ce qu’on pouvait dire sur les principaux cépages espagnols avec 4 grandes zones on va dire&nbsp;: le Nord-Ouest du pays, la colonne centrale, la façade méditerranéenne et l’Andalousie. Evidemment, c’est très schématique et ça ne se limite pas à ça comme je l’ai précisé mais ça vous donne déjà une bonne vision d’ensemble du vignoble espagnol.</p>



<p>Donc soyez curieux si vous tombez sur ce genre d’appellations, si vous voyez d’autres cépages locaux, profitez-en pour les goûter, d’autant que les rapports qualité/prix sont très souvent favorables, mais avec modération comme toujours.</p>
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		<title>Retsina, la légende grecque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 10:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grèce]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un vin vieux de 4 000 ans... au goût totalement unique. Né dans la Grèce antique, façonné par la résine de pin, le Retsina intrigue, surprend et séduit.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et nous partons pour un nouveau voyage qui nous conduit aujourd’hui en Grèce à la découverte d’un vin issu d’une longue tradition qui trouve ses origines dans la Grèce antique, il y a près de 4000 ans de ça, et ce vin, c’est le ou la, comme vous voulez, <strong>Retsina.</strong></p>



<p>Le Retsina, c’est un vin avec un goût bien particulier voire un peu déroutant. Pourtant, derrière ce goût atypique se cache une histoire fascinante, vieille de plusieurs millénaires.</p>



<p>A l’époque, les grecs produisaient du vin qui était placé dans des <strong>amphores</strong> en terre cuite envoyées dans les nombreuses <strong>colonies</strong> grecques autour de la Méditerranée. Pour éviter le contact du vin avec l’air et la chaleur, les grecs eurent l’idée d’utiliser une ressource qu’il avait en abondance, à savoir la <strong>résine</strong> des pins d’Alep. Ils ont donc pris pour habitude d’étanchéifier et de sceller les amphores avec cette résine.</p>



<p>Ils se rendirent donc que pendant le transport, la résine se mélait au vin et lui donnait un <strong>goût</strong> caractéristique, pas désagréable, tout en le protégeant de l’oxydation.</p>



<p>Avec le temps, les conditions de stockage et de transport du vin se sont bien sûr améliorées, les romains inventèrent le tonneau, mais les clients s’étaient, disons, habitués à ce goût si particulier, cette espèce de signature du Retsina. Les grecs décidèrent donc de le reproduire en <strong>ajoutant</strong> de la résine de pin d’Alep au mout en fermentation. Et c’est ainsi que naquit le Retsina et la tradition de ce vin millénaire.</p>



<p>Aujourd’hui, c’est l’un des vins grecs les plus connus dans le monde. On le produit un peu partout, plus particulièrement dans les régions d&rsquo;<strong>Attique</strong>, de <strong>Béotie </strong>et d&rsquo;<strong>Eubée </strong>et il représente 5/6% de la production de vin grec avec un très gros pourcentage qui part à l’exportation.</p>



<p>Contrairement aux grands vins européens classés en AOP ou en IGP, le retsina bénéficie d’un statut unique : celui d’Appellation Traditionnelle. Ici, ce n’est pas le terroir qui fait l’identité du vin, mais une méthode de production ancestrale héritée de l’Antiquité qu’il est le seul&nbsp; au monde à perpétuer officiellement.<br>Certaines bouteilles peuvent également porter des indications géographiques complémentaires, comme Retsina d’Attique, Retsina de Béotie, Retsina d’Eubée.</p>



<p>Le retsina, qui signifie résine en grec, n’est pas un cépage, mais un style de vin, qui est produit majoritairement en version blanche, voire parfois rosée. On l´élabore à partir d’un cépage blanc qui s’appelle le <strong>Savatiano</strong> ou à partir de Rhoditis ou d’Assyrtiko. Tout cela en assemblage ou parfois en mono-cépage, mais c’est plus rare. Après, selon les coins de la Grêce oú il est produit, on peut retrouver localement d’autres cépages pour le produire comme le Muscat d’Alexandrie sur l’île de Lemnos, ou l’Athiri sur l’île de Rhodes par exemple.</p>



<p>Pour ce qui est du blanc, celui qu’on trouve généralement, c’est un vin plutôt léger, autour de 11 degrés, avec évidemment des arômes de <strong>pin</strong>. D’ailleurs il faut que ce soit <strong>bien dosé</strong> pour que le pin ne prenne pas le dessus sur l’identité du vin. L’idée est de boire un bon vin et non pas du jus de sapin. On trouve également des notes d’agrumes, de zest, de citron, un petit côté salin en général et quelques notes herbacées.</p>



<p>Bien frais, le Retsina se déguste à l’apéritif ou avec la fabuleuse cuisine grecque évidemment, des mezzés, des plats à base de fruits de mer ou de poisson, des viandes blanches grillées ou marinées, des légumes grillés, des fromages frais, de la feta, etc…Et sachez que ça marche bien avec la nourriture japonaise également pour ceux qui aiment ça.</p>



<p>Ça tourne autour de 10 euros, ce n’est pas très cher et il y a plusieurs producteurs bien connus tels que Malamatina, Gaia, Kechris, Kamara, Kourtaki, Tetramythos par exemple.</p>



<p>Longtemps, le retsina a souffert d’une mauvaise image, celle d’un vin bas de gamme très marqué par la résine. Le vin servit dans les tavernes, certes permettaient de s’imprégner de cette bouillonnante culture grecque mais était assez peu intéressant d’un point de vue œnologique.<br>Cependant, depuis une quinzaine d’années, des producteurs grecs ont modernisé le style avec un travail plus soigné dans les vignes, plus précis dans les chais et surtout moins de résine.<br>Aujourd’hui, le retsina, c’est bien plus qu’un vin bizarre. C’est un style unique au monde, en pleine renaissance, un héritage direct de l’Antiquité profondément lié à l’identité grecque.<br>Alors oui, il peut surprendre au premier verre mais il mérite une véritable attention de ceux qui veulent voyager au cœur de la Grèce, avec modération bien sûr.</p>
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		<title>Comment fait-on le vin ? (expliqué aux enfants)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 14:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autour du vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est parfois difficile de comprendre le monde du vin alors autant tenter d'en expliquer les rouages de manière simplifiée. Et ça commence par sa fabrication.</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, merci d’être à l’écoute une nouvelle fois pour un épisode un peu particulier aujourd’hui.</p>



<p>En effet, je crois qu’il n’y a pas d’âge pour <strong>apprendre</strong> ce qu’est le vin et je crois même important de l’enseigner à nos enfants. Pourquoi&nbsp;? Tout d’abord parce que le vin fait partie de notre <strong>patrimoine</strong> et nous avons la chance d’avoir peut-être le plus beau patrimoine viticole au monde, et on doit en être fiers. Ensuite, leur enseigner ce qu’est le vin, c’est les aider à mieux <strong>appréhender</strong> le sujet et quand ils en auront l’âge, boire mieux sans se mettre en danger. Enfin, parce qu’il est indéniable que savoir parler de vin, savoir le choisir et le goûter est un <strong>atout </strong>que ce soit dans la sphère sociale ou professionnelle.</p>



<p>J’en ai fait l’expérience avec mon fils, de façon ludique et, aujourd’hui, du haut de ses 15 ans, il sait mieux parler du vin, certes en des termes simples, que la plupart des adultes de notre entourage.</p>



<p>M’est donc venue l’idée d’enregistrer ce podcast pour les enfants mais aussi les grands débutants, avec une question simple&nbsp;: comment fait-on le vin&nbsp;?</p>



<p>Au début de l’histoire, il y a un espèce de magicien, c’est le <strong>soleil</strong>. Chaque matin, il se lève et envoie ses rayons lumineux sur la Terre. Mais ce n’est pas une lumière ordinaire, c’est de l’<strong>énergie</strong><strong>.</strong></p>



<p>Et cette énergie, le soleil l’envoie à toutes les plantes. Grâce à cette énergie, à l’<strong>eau</strong> qu’elle boive lorsqu’il pleut ou qu’on les arrose et au gaz qu’elles attrapent autour d’elle, le <strong>dioxyde de carbone</strong>, les plantes fabriquent du <strong>sucre</strong>. C’est ce qu’on appelle la <strong>photosynthèse</strong>. Et plus il y a de soleil, plus elles fabriquent de sucre.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout, en plus de produire du sucre, elle relâche dans l’air un gaz très précieux pour nous les humains : c’est l’<strong>oxygène</strong>, celui que nous respirons. C’est pour ça que les arbres et les plantes sont très importants pour nous et qu’il faut les protéger.</p>



<p>Mais revenons au sucre. Sais-tu où va le sucre? Et bien notamment dans les fruits et dans le cas de la vigne, dans les <strong>grains de raisins</strong>. Des petits grains de raisins qui deviennent bien ronds, bien juteux… et surtout très sucrés.</p>



<p>Une fois par an, à un moment donné, il faut bien les <strong>récolter</strong>, soit pour les manger, soit pour faire du vin. Et pour ça, on attend qu’ils soient bien mûrs. C’était le moment de la <strong>vendange</strong>!</p>



<p>Le vigneron récolte donc ses beaux raisins et les emmène dans un endroit spécial appelé le <strong>chai</strong>. C’est là qu’il garde tout son matériel pour faire le vin, notamment une machine qui sert à presser les raisins pour en récupérer le jus. Comme si tu le faisais avec tes doigts mais bien sûr ce serait beaucoup trop long.</p>



<p>Tu sais qu’il existe du raisin <strong>blanc</strong> et du raisin <strong>noir</strong>.</p>



<p>Les raisins blancs ont la peau un peu jaune/vert et donnent un jus clair. En revanche, les raisins noirs ont la peau foncée et colorée mais leur intérieur est également clair. Comme les raisins blancs. Du coup, quand on les presse, on obtient le même <strong>jus clair</strong>.</p>



<p>Mais comment peut-on bien obtenir du vin rouge à partir d’un jus clair? Et bien c’est simple, on laisse <strong>tremper</strong> toutes les peaux colorées avec le jus et le jus, après quelques jours, prend la couleur rouge des peaux. Comme par magie.<br><br>Mais pour l’instant, ce n’est encore que du jus de raisin, ce n’est pas du vin, il n’y a pas d’alcool. Alors entre en scène une armée de minuscules créatures invisibles qu’on appelle les <strong>levures</strong>. Soit elles sont déjà présentes dans le vin, soit on en ajoute. Et dans un but bien précis.</p>



<p>C’est que ces petites levures invisibles, elles adorent le sucre et ne peuvent pas s’empêcher de le manger goulûment. Et en le mangeant, elle déclenche une incroyable <strong>transformation</strong> : le sucre devint de l’<strong>alcool</strong> et plein de <strong>bulles</strong> apparaissent. C’est ce qu’on appelle la <strong>fermentation</strong><strong>.</strong></p>



<p>Et petit à petit, le jus se transforme en vin.</p>



<p>Et voilà comment avec une plante et le soleil, on obtient du vin.</p>



<p>Bien sûr, il faut réaliser quelques petites opérations techniques supplémentaires pour le rendre limpide et qu’il puisse se conserver, puis enfin le mettre en bouteille et coller l’étiquette. Prêt pour être vendu.</p>



<p>Voilà les amis, petits et grands, j’espère que cet épisode vous permet d’y voir plus clair désormais. Et si vous souhaitez en savoir plus, de nombreux épisodes sont à votre disposition.</p>
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		<title>L&#8217;India Pale Ale, la bière (très) tendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:05:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alcool et spiritueux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile de passer à côté de la mode des IPAs, la bière qui a conquis le monde avec son caractère bien trempé, ses arômes fruités et son amertume légendaire. Pourquoi fascine-t-elle autant ? D'où vient son succès ? Et surtout, qu'est-ce qui la rend si unique ?</p>
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<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100 % vins, mais pas que,<br>je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, et aujourd’hui, nous n’allons pas parler de vin mais de <strong>bière</strong>. J’espère que vous êtes amateurs de bière, comme 50% des français qui la préfère même au vin, et si ce n’est pas le cas, et bien ce n’est pas grave, c’est toujours intéressant d’en savoir un peu plus sur les alcools les plus bus et vendus dans le monde.</p>



<p>Car oui Messieurs, dames, la bière est non seulement la plus <strong>ancienne</strong> boisson alcoolisée de l’histoire, on a découvert en 2018 des traces de son élaboration en Israel il y a entre 11000 et 13000 ans, mais c’est surtout la boisson <strong>la plus consommée</strong> dans le monde derrière l’eau et le thé. Par exemple, c’est environ 30 litres par an et par personne en France alors que les champions du monde sont les Tchèques avec environ 128 litres par an. C’est vous dire l’énorme marché que cela représente.</p>



<p>Pour commencer cet épisode, laissez-moi vous expliquer dans les grandes lignes comment la bière se fabrique.</p>



<p>Au niveau des ingrédients, c’est comme une recette de cuisine, il faut de l’<strong>orge</strong>, de l’<strong>eau</strong>, du <strong>houblon</strong> et des <strong>levures</strong> au minimum. C’est la base.</p>



<p>Et sachez que lorsque vous buvez de la bière et bien vous buvez….de l’eau. Et oui, l’eau constitue entre 90 à 95 % de la bière, le reste étant, après le processus de fermentation, de l’alcool éthylique et du sucre. Et la qualité de cette eau a son importance puisque ses propriétés ont une influence directe sur le goût et le caractère de la bière qui est produite.</p>



<p>Je vous ai dis qu’il fallait de l’orge. Ce n’est pas tout à fait exact. En fait, il faut plus exactement du <strong>malt d’orge</strong>, c’est-à-dire de l’orge qui a été trempé, que l’on fait germer puis que l’on sèche. Pourquoi fait-on ça? Et bien parce que l’orge, qui est une céréale, ne contient pas de <strong>sucres fermenticibles</strong>, donc pas de fermentation possible pour produire de l’alcool, contrairement aux raisins. Du coup, le <strong>maltage </strong>permet d’actionner des <strong>enzymes</strong> qui vont se charger de découper l’amidon de la céréale en molécules de sucre qui cette fois-ci pouront être mangées par les levures lors de la fermentation pour produire de l’alcool.</p>



<p>Il est possible d’ajouter à ce malt des <strong>flocons</strong> d’autres céréales, du blé, du mais par exemple, avant de <strong>concasser</strong> le tout en une <strong>farine </strong>grossière.</p>



<p>Ensuite, cette farine, qui n’en est pas tout à fait une, est plongée pendant un peu plus d’une heure dans ce qu’on appelle une <strong>cuve d’empatage</strong> qui contient de l’eau à 67 degrés avant que l’on y ajoute du <strong>houblon</strong>. Le houblon, c’est une pièce maitresse dans l’élaboration de la bière. C’est une plante riche en résines amères et huiles aromatiques, et c’est elle qui confère à la bière toute son <strong>amertume</strong> et une partie de ses <strong>arômes</strong>. Selon la bière souhaitée, il y a des centaines de variétés de houblon, qui peuvent être amérisantes, aromatisantes ou les deux à la fois.<br><br></p>



<p>Le tout reste dans une <strong>cuve d’ébullition</strong> environ 1 heure avant d’être filtré, puis transféré dans un fermenteur avec des levures pour une <strong>fermentation</strong> d’environ 15 jours, avec éventuellement des <strong>épices</strong> pour ajouter des arômes au produit final.</p>



<p>Ensuite, la bière peut se reposer quelques semaines avant consommation.</p>



<p>Vous comprenez donc à quel point le travail du brasseur est passionnant puisque ses créations sont sans limite. Toutes les combinaisons sont possibles en fonction du type de malt, des céréales ajoutées, du houblon choisi, de la variété de levures incorporées et des épices ajoutées.</p>



<p>Ainsi, ce qui est souvent compliqué avec la bière, c’est qu’il y a une <strong>infinité </strong>de styles de bière. Et le plus simple, c’est de les classer selon leur <strong>couleur</strong>. C’est ce que fait la plupart des consommateurs pour s’y retrouver. Il y a les blanches, les blondes, les rousses, les ambrées, les noires et même les rouges. Mais au fond, on n’est pas trop avancé car cela ne nous donne aucune <strong>information</strong> sur ses caractéristiques, son goût, sa provenance, sa méthode de fabrication, etc… si ce n’est éventuellement le malt utilisé qui détermine la couleur finale de la bière. Commander une bière blonde par exemple, c’est un peu comme aller chez un concesionnaire et commander une voiture bleue, sans s’intéresser au modèle. Ça n’a pas vraiment de sens.</p>



<p>Alors on lui préfère une autre classification selon cette fois le type de fermentation adoptée pour la produire. Cette <strong>fermentation</strong> peut être haute, basse ou spontanée. Et de ces 3 modes de fermentation résulte 3 styles bien distincts :</p>



<p>-Tout d’abord les bières de <strong>fermentation basse</strong> qu’on appelle des <strong>Lagers</strong>. Elles sont fermentées à basse température (8/12°C) et sont plus légères, plutôt faibles en alcool et un peu moins aromatiques. Ce sont les bières de consommation courante si on peut dire. Parmi elles, on retrouve les Pilsner, les Pils ou les Bocks par exemple. C’est peut-être 80% de la production mondiale.</p>



<p>-Ensuite, les <strong>Ales</strong>, des bières de <strong>fermentation haute</strong>, fermentées à des températures plus élevées (entre 15 et 25°C). Ce sont des bières avec plus d’amertume, avec des arômes plus complexes et un degré d’alcool généralement plus élevé. Ce sont les bières d’abbaye, les bières trappistes, les Doubles ou les Triples, les bières de Noël, les Pale Ale, les Porters ou encore les Stouts pour vous donner quelques exemples.</p>



<p>-Enfin, les bières de <strong>fermentation spontanée</strong>, fermentées non par grâce à des levures de culture mais des levures sauvages présentes naturellement dans l’air environnant. Ce sont les Lambics, les Gueuze ou les Krieks par exemple.</p>



<p>Il existe une dernière catégorie, les bières de fermentation mixte qui combinent une fermentation haute et une fermentation spontanée mais je ne rentre pas dans le détail.</p>



<p>Car ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce sont les Ales, car à l’intérieur de cette catégorie figure un style devenu depuis quelques années très tendance dans les brasseries et les bars. C’est la nouvelle star des comptoirs. C’est l’<strong>IPA</strong>, l&rsquo;acronyme de <strong>India Pale Ale</strong>.</p>



<p>Les Pale Ale, ce sont donc des bières à fermentation haute brassées avec des malts pâles ou clairs.</p>



<p>Deux caractéristiques principales distinguent les IPAs des autres bières. Une <strong>amertume</strong> plus prononcée tout d’abord qui s’obtient en ajoutant une quantité de houblon plus importante et des <strong>arômes </strong>bien spécifiques, genre herbacés mais surtout d’agrumes, pamplemousse et de fruits tropicaux comme le fruit de la passion. Et ces arômes peuvent même être accentués, sans augmenter l&rsquo;amertume, avec un houblonnage à froid dans la cuve à la fin de la fermentation. C’est ce qu’on appelle le <strong>dry hopping</strong> en anglais.</p>



<p>Une <strong>IPA, </strong>puisque c’est le sujet d’aujourd’hui, est donc une bière très houblonnée, amère, avec un indice d’amertume (c’est l’IBU, International Bitterness Unit) supérieure à 40, sur des arômes d’agrumes, de fruits tropicaux, de pin, dont la robe va du blond à l&rsquo;ambré et plus alcoolisée que la moyenne, souvent entre 5 % et 8 %, voire plus.</p>



<p>Mais depuis que vous avez commencé cet épisode, je suis sûr qu’une question vous taraude. C’est quoi le rapport entre cette bière et l’<strong>Inde</strong>? Et bien je vais vous l’expliquer.<br>Au 18e siècle, les Anglais exportaient beaucoup de bière en <strong>Inde</strong>, qui était alors une colonie britannique. La bière qui traversait les mers par bateau ne survivait pas au long voyage de plusieurs mois, et certains brasseurs eurent alors l&rsquo;idée d&rsquo;utiliser des quantités beaucoup plus importantes de houblon pour le brassage, car la plante possède également des propriétés <strong>antiseptiques</strong> et conservatrices. L&rsquo;India Pale Ale était née !</p>



<p>Oui mais voilá, quand la <strong>pasteurisation </strong>fut découverte, plus besoin de charger la bière en houblon. L’IPA entama une longue traversée du désert.</p>



<p>Et c’est dans les années 70, aux Etats-Unis, que tout s’est véritablement joué pour <strong>l’IPA moderne</strong>. C’est ce qu’on a appelé la <strong>Révolution Craft</strong>, c’est-à-dire un mouvement de renaissance des brasseries indépendantes et artisanales, en réaction à la standardisation de la bière industrielle, qui mis en avant l’IPA. Un mouvement qui finira par traversée l’Atlantique dans les années 2000.</p>



<p>Aujourd’hui, comme je vous l’ai dit, le succès de l’IPA est grandissant. Et du coup, les brasseurs, ils sont plus de 2500 en France, lui ont trouvé de nombreuses déclinaisons. Alors je vais juste vous en citer certaines que l’on rencontre fréquemment car il y en a vraiment beaucoup.</p>



<p>Vous avez la <strong>Session IPA</strong> ou <strong>Micro IPA</strong> : des IPA plus légères en alcool (entre 3% et 5%) et avec une amertume présente mais moins forte qu’une IPA classique. En gros une bière légère avec un peu d’amertume. Les micro-IPA, c’est la même chose mais en dessous de 3 degrés.</p>



<p>La <strong>DIPA</strong> ou <strong>TIPA</strong>, double ou triple IPA : ce sont des IPAs plus chargées en houblon et en alcool (jusqu’à 11/12 degrés pour les Triple IPA).</p>



<p>La <strong>Black IPA</strong> : des IPA plus corsées, à la robe sombre, un peu comme la Stout si ça vous parle, et avec des notes torréfiées et une finale assez amère. Clairement à la limite de ce qu’est l’IPA.</p>



<p>La <strong>New-England IPA</strong> ou Hazy IPA : brassées avec de l&rsquo;avoine, moins amères et très aromatiques.</p>



<p><br>Vous avez les versions américaines, les versions anglaises, les versions belges ou françaises, dans les IPA américaines, vous avez la West Coast IPA et la East Coast IPA, etc,…Je ne rentre pas dans le détail mais c’est généralement une question de houblon et d’arômes.</p>



<p><br>Toujours est-il qu’une IPA se boit assez rapidement après son brassage si on veut profiter de ses caractéristiques et ce n’est pas réservé qu’à l’apéro, ça marche bien avec la cuisine, que ce soit du poisson, de la viande, un fromage.</p>



<p>Parmi les IPA bien connues, on peut évoquer Brewdog et sa punk IPA, l’Anosteké IPA de la Brasserie du Pays Flamand, Vedett IPA de la brasserie Duvel.</p>



<p>Ces dernières années, l&rsquo;intérêt pour les IPAs a explosé, pour leur côté artisanal mais aussi pour leurs particularités gustatives, leur amertume marquée et leurs arômes d’agrumes et de fruits exotiques. Bref, la certitude d’avoir un profil de bière différent, quelquechose d’authentique avec beaucoup de caractère. Des bières plus complexes que les Lagers par exemple. Si complexes, qu’il en existe des centaines et des centaines de variétés, toutes issues de l’imagination infinie des brasseurs qui jouent avec les ingrédients pour proposer aux consommateurs des produits toujours plus originaux.<br>Et c’est intéressant car on ne commande plus désormais une bière par sa couleur mais par un terme technique qui correspond parfaitement à un produit identifié : IPA. Et tout cela sans être un zythologue confirmé, un expert de le bière si vous préférez.<br>Voilá les amis, vous savez désormais quel type de bière commandée, selon votre propre goût évidemment mais aussi selon votre humeur du moment, si vous conduisez ou non, et si c’est sur une IPA que vous jettez votre dévolu, nul doute que vous dégusterez une boisson qui ne vous laissera pas indifférent, avec modération comme toujours.</p>
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		<title>Long Island, le vin New-yorkais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 17:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile d'envisager des vignes à deux pas de Wall Street et pourtant Long Island abrite un des plus beaux vignobles américains grâce à un particularité géographique et climatique.</p>
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<p>Bonjour les amis, bienvenue sur Pod’Vins, votre podcast 100% Vins, mais pas que, je suis Arnaud, j’espère que vous allez bien, merci pour votre fidélité, n’hésitez pas à parler du podcast autour de vous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait pour être au courant de toute l’actualité et en parlant d’actu, aujourd’hui je vous propose de me suivre de l’autre côté de l’Atlantique puisque nous allons à <strong>New York</strong>. Difficile d’imaginer des vignes dans la Big Apple et pourtant il y a là-bas un très beau vignoble, c’est celui de <strong>Long Island</strong>.</p>



<p>Pour que vous compreniez bien, New York City englobe <strong>5 districts</strong> : Manhattan, le Bronx, Staten Island, le Queens et Brooklyn. Parmi ces 5 districts, deux, le Queens et Brooklyn font partie de Long Island qui est une île qui borde celle de Manhattan. Donc quand vous traversez le célèbre pont de brooklyn par exemple, vous mettez déjà un pied sur Long Island.</p>



<p>L’île est divisée en quatre comtés : le Queens et le Kings (le Kings c’est Brooklyn) à l’ouest, puis <strong>Nassau </strong>et <strong>Suffolk</strong> à l’est. Et c’est justement dans ces deux derniers que se concentre l’essentiel de la production viticole. Car en effet, même si Long Island est célèbre avant tout pour ses plages et ses maisons de célébrités, elle s’impose de plus en plus comme une région viticole de qualité.</p>



<p>On y trouve <strong>trois appellations</strong> en tout, dans les comtés de Nassau et Suffolk, plus dans quelques petites îles au large des côtes. Ces appellations sont des AVAs, comme vous le savez si vous avez écouté les précédents podcats sur les Etats-Unis, des American Viticultural Areas, et ce sont <strong>Long Island AVA</strong>, qui couvre l’ensemble de l’île, <strong>North Folk of Long Island AVA</strong> au Nord-Est de l’île et les <strong>Hamptons</strong> au Sud-Est.</p>



<p>Retenez donc qu’à proximité de New York City, on fait du vin dans la partie Est de Long Island.</p>



<p>L’AVA Long Island, créée en 2001, est venue compléter les deux AVA historiques. Elle permet notamment à des domaines situés en dehors de ces zones plus restreintes de bénéficier d’une appellation, mais aussi de faciliter les assemblages entre différentes parties de l’île. Pour rappel, un vin doit contenir au moins 85 % de raisins issus d’une AVA pour en revendiquer le nom.</p>



<p>La clé de ce vignoble, c’est son <strong>microclimat</strong>. Long Island bénéficie d’un climat <strong>maritime</strong> marqué, il y a de l’eau partout : au nord, le Long Island Sound ; au sud, l’océan Atlantique. Et au cœur de la zone viticole, la Peconic Bay divise la pointe est en deux bras, qu’on appelle les “Forks”.</p>



<p>Cette omniprésence de l’eau joue un rôle essentiel, un effet <strong>modérateur </strong>: elle emmagasine la chaleur en été et la restitue en automne, prolongeant ainsi le cycle végétatif de la vigne. Un phénomène comparable à celui observé dans les Finger Lakes ou autour des Grands Lacs.</p>



<p>Cependant, le climat maritime de Long Island a aussi ses contraintes. L&rsquo;humidité et la proximité de l&rsquo;océan peuvent entraîner la pression de <strong>maladies cryptogamiques</strong> contre lesquelles les viticulteurs locaux luttent grâce à des pratiques viticoles adaptées, comme l&rsquo;effeuillage qui permet une meilleure circulation de l&rsquo;air. Travailler en bio n’est donc pas évident mais de plus en plus de vignerons essayent d’adopter des pratiques plus vertueuses.</p>



<p>L’Est de l’île est donc découpée en deux parties, les Forks. Le <strong>North Fork</strong>, au nord, plus protégé, plus chaud, et cœur historique du vignoble, c’est ici que fut installé le premier domaine de l’ìle en 1973 et qu’on retrouve la principale activité viticole, car elle est protégée des tumultes de l’Atlantique par <strong>Peconic Bay</strong>.</p>



<p>Donc plus chaude que la zone des <strong>Hamptons</strong>., au sud, davantage exposés aux influences de l’océan.</p>



<p>Au Nord, les raisins arrivent plus facilement à maturité et permettent d’obtenir des vins plus structurés.</p>



<p>Tout cela fait même dire à certains que Long Island jouit d’un climat similaire à celui de <strong>Bordeaux</strong>, bien qu’au niveau de la latitude, sa position corresponde plus à Barcelone.</p>



<p>Aussi, pas étonnant que l’on y retrouve les variétés de cépages bordelais : le <strong>Merlot </strong>et le Cabernet Franc essentiellement puis le Cabernet Sauvignon. Mais aussi la Syrah, le Pinot Noir, le Chardonnay, qui est le cépage blanc le plus planté, le Riesling ou encore le Sauvignon blanc. Bref, essentiellement des variétés <strong>Vitis Vinifera</strong> puisque les hybrides américains résistants aux difficiles conditions climatiques que l’on retrouve dans beaucoup de vignobles du pays, ne sont pas nécessaires ici.</p>



<p>En revanche, au niveau des sols, rien à voir avec les graves bordelaises. Le terroir de la région a été façonné il y a des milliers d&rsquo;années par les <strong>glaciers </strong>durant la dernière période glaciaire, il y a plus de 20&nbsp;000 ans, laissant derrière eux des sols bien drainés, rocailleux et sableux dans la partie Nord et limoneux dans la partie Sud, parfaits pour la culture de la vigne.</p>



<p>Les viticulteurs de Long Island proposent donc des vins rouges, souvent en assemblages, les fameux <strong>Bordeaux blends</strong> mais aussi des blancs, des rosés et des effervescents. Malheureusement, les trouver en Europe n’est pas chose facile.</p>



<p>Il y a plus de 90 wineries sur Long Island qui se partagent les 1000 hectares de vignes et qui imposent progressivement leurs vins sur la scène internationale. On peut citer Macari Vineyards, Paumanok Vineyards, Kontakosta, Wolffer, Mc Call ou encore Lenz.</p>



<p>Voilà les amis, si vous vous rendez à New York et si vous aimez le vin, accordez-vous une journée de dégustation sur Long Island, on n’y pense pas forcément tant il y a de choses à faire sur Manhattan mais ça vaut vraiment le coup d’y aller faire un tour, avec modération bien sûr…</p>
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